Paul Kagame n'était pas à l'aéroport pour acceuillir le président français
A l'aéroport international de Kanombe, le président français Nicolas Sarkozy a été acceuilli à sa descente d'avion par le premier ministre, Bernard Makuza, un Hutu francophone. Paul Kagame n'a pas fait le déplacement pour accueillir son homologue français qui n'a été reçu au Village Urugwiro qu'après le passage exigé à tout hôte de marque au Memorial du génocide à Gisozi.
Il n'y a pas eu de discours mais une conférence de presse où chaque mot était pesé afin d'éviter un éventuel dérapage ou une phrase qui fache. Si à Kigali on est satisfait de cette visite de 3 heures et des mots choisis par le président français qui n'a parlé d'excuses mais plutôt d'erreurs d'appréciation militaire et de fautes politiques, en France ce n'est pas le cas.
Edouard Balladur, ancien premier ministre au moment de la tragédie rwandaise et mentor de Nicolas Sarkozy en politique, a déclaré au Figaro que "l'armée française a été exemplaire au Rwanda en 1994." Il a défendu l'opération Turquoise qui était selon lui "une opération strictement humanitaire et qui avait pour objet de protéger le plus de Rwandais possible contre les massacres".
Les généraux français sont quant à eux très furieux de la visite du président français au Rwanda qui semble accréditer leur implication dans le génocide contre les tutsis, selon un conseiller à l'Elysée qui s'est confié aux journalistes.
Vidéo du discours de Nicolas Sarkozy et Paul Kagame à Kigali
Aucune promesse d'aide aux Rwandais, pas d'excuses, même pas d'expression d'émotion au Memorial du génocide, la visite du président français au Rwanda n'aura servi à rien. En revanche son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, savoure sa victoire sur la justice française qui met en cause ses amis dans la tragédie rwandaise. "Au nom du peuple français, je m'incline devant les victimes du génocide. Nous voulons que tous les auteurs du génocide soient retrouvés et punis", a dit le président français. Qui dit le contraire? Mais le problème est que certains criminels rwandais sont protégés et il a serré la main de quelques-uns. Quant au rôle de la France, il a parlé "d'erreurs d'appréciation et de politique aux conséquences dramatiques". Il n'est pas sûr que cette visite servira politiquement au président français à la veille des échéances électorales. Quant à l'invitation de Paul Kagame au sommet France-Afrique de Nice, il sera acceuilli par des manifestations hostiles de la communauté originaire des Grands Lacs.
Déclaration de San Antonio par la Société Civile Rwandaise en Exil
U.S: Déclaration de la Société Civile Rwandaise en Exil (
24.09.09)
Les représentants de la société civile rwandaise en exil qui se sont réunis à San Antonio au Texas en date du 19 septembre 2009 à l’invitation de l’organisation « Women for Truth and Reconciliation in Rwanda » - WTRR - ont examiné rigoureusement le récent témoignage accablant de Mme Claire Uwamutara ainsi que la situation catastrophique qui prévaut actuellement au Rwanda sur le plan des droits de la personne. Ils sont profondément consternés par le degré de cruauté de l’appareil de sécurité de l’Etat rwandais, et condamnent sans réserve le processus d’élimination planifiée d’une partie de la population rwandaise actuellement en cours tel qu’allégué dans ledit témoignage, et la violation généralisée des droits de la personne par le régime actuel rwandais. C’est pourquoi, ils demandent une action salvatrice immédiate de la communauté internationale et de toute personne éprise de paix, de justice et de liberté, et leur soumettent les recommandations ci-après pour secourir le peuple rwandais :
Les allégations contenues dans le témoignage de Mme Claire Uwamutara sont à tel point scandaleuses qu’elles provoquent un sentiment profond d’horreur et d’effroi. Elles viennent s’ajouter à beaucoup d’autres éléments très alarmants contenus dans de multiples rapports d’organisations de défense des droits de la personne, d’experts indépendants et de journalistes qui prouvent que la discrimination ethnique a été érigée en mode de gouvernement par le régime en place à Kigali et que le génocide se poursuit au Rwanda1. Devant la monstruosité des crimes allégués, comment le monde peut-il encore rester les bras croisés? La société civile rwandaise en exil prie tous les partenaires du Rwanda et les Grandes Puissances occidentales qui continuent d’appuyer le régime actuel rwandais de cesser de fermer l’oeil et d’arrêter leur appui sans plus tarder. De plus, en raison de la gravité de ses crimes, le régime de Kigali dirigé par le dictateur Paul Kagame, ne devrait plus être autorisé ni d’adhérer ni de siéger au sein de diverses institutions internationales de grand renom telles que les Nations Unies, le Commonwealth, le « Corporate Council on Africa », la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, etc. La communauté internationale ne peut pas être neutre en face du crime : elle est forcément pour ou contre les victimes. En d’autres termes, elle ne peut pas prétendre ne pas être fortement interpellée par les horribles crimes en cours au Rwanda et dans la région des Grands Lacs Africains ou par l’enseignement moral du célèbre sage Albert Einstein qui déclara que « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et refusent d’agir»; elle doit enfin décider de rendre le « plus jamais ça » une réalité.
L’épuration ethnique secrète et habilement exécutée qui sévit contre les Hutu au Rwanda et la persécution que subissent tous ceux qui s’y opposent constituent un défi direct à la conscience morale de l’humanité. Ce sont ces pratiques inhumaines qui continuent d’alimenter le flot de réfugiés rwandais et de maintenir en exil des millions de personnes. La société civile rwandaise remercie vivement tous les pays qui ont accueilli ces réfugiés rwandais sur leurs territoires et les exhorte à continuer de leur témoigner l’humanité fraternelle. Elle leur demande instamment de ne pas céder aux pressions du régime en place à Kigali et de ne pas les renvoyer à leurs tortionnaires au Rwanda.
Les femmes de WTRR sont atterrées par le sort particulièrement cruel réservé aux femmes et aux enfants ciblés par le régime de Kigali tel que décrit par Mme Uwamutara - au même moment où la région des Grands Lacs Africains notamment au Nord et au Sud Kivu en République Démocratique du Congo est en proie à une flambée de violences sexuelles ciblant ces mêmes groupes - et par l’inaction de la communauté internationale en face d’une telle barbarie. Ces sévices sexuels, qui exposent le caractère outrancièrement sadique et bestial des criminels, montrent, une fois de plus, l’extrême urgence de secourir ces groupes vulnérables. La société civile rwandaise en exil supplie les leaders du monde, en particulier les femmes en position de pouvoir, telles que la Présidente du Libéria Mme Ellen Johnson Sirleaf, la Chancelière allemande Angela Merkel, la présidente du congrès américain Nancy Pelosi, la Secrétaire d’Etat américaine Mme Hillary Rodham Clinton, la première dame américaine Michelle Obama et les autres premières dames des superpuissances, l’Ambassadrice américaine aux Nations Unies Mme Susan Rice, la Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme Mme Navanethem Pillay, et la présidente d’Amnesty International Mme Irene Khan, de traiter comme leur propre problème non seulement la question du fléau des violences sexuelles dans la région des Grands Lacs Africains, mais aussi celle du crime contre une partie des femmes rwandaises dans leur essence même de procréation. La compassion envers les victimes restera toujours incomplète aussi longtemps que des sanctions exemplaires concrètes seront absentes contre le régime actuel rwandais qui, tout en se targuant d’avoir un parlement ayant le plus de femmes au monde, a pourtant engagé une guerre ouverte contre le corps de la femme tel que l’a dénoncé Mme Hillary Rodham Clinton lors de sa récente visite à Goma en RDC, en plus de servir de refuge pour les auteurs de ces horribles crimes tel que le général Laurent Nkunda.
Les crimes contre l’humanité et d’autres graves violations des droits de la personne qui continuent d’être perpétrés au Rwanda et dans la région des Grands Lacs Africains trouvent leur origine dans l’impunité qui a été garantie à des seigneurs de guerre à la tête du régime rwandais actuel pourtant soupçonnés d’avoir commis des crimes de guerre, des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité, et des actes de terrorisme et sur lesquels pèsent des mandats d’arrêt internationaux. Ils sont la démonstration éloquente de l’échec cuisant du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) devenu un tribunal des vaincus et, par conséquent, une partie du problème plutôt que de la solution au drame rwandais. C’est pourquoi, la société civile rwandaise en exil en général et les femmes rwandaises en particulier, demandent au Conseil de sécurité des Nations Unies qui a créé le TPIR par la Résolution 955 du 8 novembre 1994, de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que ce dernier remplisse pleinement sa mission. Elles réclament aussi que le procureur du TPIR, M. Boubacar Jallow, cesse de faire de la discrimination ethnique parmi les victimes à défendre et les présumés criminels à poursuivre. C’est uniquement à travers la vérité, la justice équitable et le respect des droits de l’homme que le peuple rwandais connaîtra une véritable réconciliation et pourra reconstruire sa nation sur des bases solides.
A la lumière du témoignage accablant de Mme Claire Uwamutara et au vu de la succession sans fin des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes de génocide et actes de terrorisme qui ont endeuillé le Rwanda depuis 19 ans, la société civile rwandaise en exil est consternée de constater que le peuple rwandais est toujours aux prises avec une combinaison de crises sociale, humanitaire, politique et économique, toutes provoquées par le régime du FPR dirigé par le général Paul Kagame et rarement connues ailleurs dans le monde. Elle considère que cette situation exige une approche de solution originale et audacieuse. Aussi sort-elle de sa réserve pour faire connaître sans ambigüité sa position sur la question du leadership de notre pays. Le Rwanda d’aujourd’hui est comparable à bien des égards à l’Afrique du Sud du temps du régime honni d’Apartheid. Comme il a fallu un leader spécial en la personne de Nelson Mandela pour ouvrir aux Sud-Africains une ère nouvelle sans confrontation interraciale, la société civile rwandaise en exil est fermement convaincue qu’il faudra un leader aussi spécial pour assurer à la nation rwandaise un changement politique sans effusion de sang. Elle a donc prié Mr. Paul Rusesabagina, dont l’héroïsme au cours du génocide de 1994 a été salué par le monde entier, de secourir une fois de plus le peuple rwandais en envisageant de se représenter aux élections présidentielles de 2010 afin de lui offrir la chance du choix, de l’espoir, de la paix et de la réconciliation. Mr. Rusesabagina, qui a assisté aux travaux de la conférence à titre de président de la fondation « Hotel Rwanda Rusesabagina Foundation », a remercié l’assistance de la confiance lui témoignée et a promis de réfléchir sur cette proposition avant de rendre publique sa position dans les tout prochains jours.
Fait à San Antonio, Texas, le 19 septembre 2009
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Pour la société civile rwandaise en exil
Mme Antoinette Uwimpundu (signé)
Porte-parole du WTRR – Women for Truth and Reconciliation in Rwanda
27 septembre 2009
Histoire de la prison de Remera
Kigali: Un entrepôt transformé en prison
Par Franck Baku, le 1er juillet 2008
Pour désengorger les centres de détention du pays, le gouvernement rwandais a dû aménager, en 1997, une nouvelle prison à Kigali. C’est ainsi qu’a été établie dans un ancien entrepôt appartenant à la société Onatracom, la prison de Remera. Situé au bord de la route, au nord-est de la ville, le centre de détention de Remera est une grande concession dont les bâtiments de l’administration en briques adobes rouges sont séparés du quartier pénitentiaire par un mur de clôture de plus de quatre mètres. A l’intérieur, pas de construction en dur, mais plutôt un vaste terrain parsemé de baraquements bâchés (des tentes) marqués chacun d’un numéro en rouge. Il y a là en tout 86 « tentes communes », qui rappellent certains camps de réfugiés installés dans des pays en situation d’urgence humanitaire.
La prison de Remera comptait, le jour de notre visite, mardi 24 juin dernier, 5.189 pensionnaires, tous hommes. « Aucun compartiment n’a été aménagé ici pour accueillir des femmes », explique Mme Olive Mukangabarwa, directrice adjointe chargée de l’administration. Joviale, mais très autoritaire quand il s’agit de faire appliquer les règles strictes de sécurité (pas d’enregistrement sonore, pas de prise de vue, pas de téléphone…), Olive Mukangabarwa nous fait elle-même visiter la prison. Elle a parfois recourt, pour certaines précisions, aux « capita » ou « chefs de tentes communes » désignés par les prisonniers eux-mêmes pour assurer la discipline au sein de l’établissement pénitentiaire.
Sur ses 5.189 pensionnaires, la prison de Remera compte 3.180 accusés de génocide dont 2.324 condamnés ; 1964 détenus de droit commun dont 780 condamnés. La prison héberge également 47 prévenus « en transit ».
A l’intérieur de la prison, les détenus, à la tête rasée de près, n’arborent aucune tenue spéciale pouvant les distinguer les uns des autres. Les uniformes (rose pour les simples prévenus et orange pour les condamnés) sont portés obligatoirement pour les sorties en dehors de la prison, lors d’exécution de travaux d’intérêt général.
Les prisonniers ont droit à 5 à 10 minutes de visites trois fois par semaine, soit les lundi, mercredi et vendredi, en plus des visites éventuelles de leurs avocats. Une infirmerie permanente prend soin d’eux pour des cas bénins, tandis que les « cas sérieux » sont transférés vers des centres mieux équipés. La prison applique par ailleurs un programme de prise en charge contre le VIH/sida.
En attendant la fin des travaux de construction d’une cuisine moderne, la nourriture est préparée dans de grosses marmites par les prisonniers commis à cette tâche. D’autres s’occupent de la propreté, au point que la prison est plutôt dans un état acceptable. Pas d’eau stagnante, pas de bout de papier qui traîne… Une ombre tout de même au tableau : une odeur nauséabonde flotte, provenant sans doute des toilettes. Autre point négatif, la prison n’étant pas pavée, le sol se transforme en boue lors des pluies, ce qui peut être très gênant pour les pensionnaires, visiblement trop nombreux (Ils peuvent être une cinquantaine par tente) malgré un espace assez large. Génocidaires ou simples malfrats, les détenus ont toutefois la possibilité d’exercer de petits métiers à la prison (coiffure, cordonnerie…) et de confier leurs problèmes à Dieu. « Tous les cultes sont autorisés. Il y a même des aumôniers et des pasteurs », assure Mme Olive Mukangabarwa. Des prisonniers prient effectivement avec ferveur, peut-être en quête de la miséricorde divine.
Quelques jours après cette visite, nous avons appris que le gouvernement rwandais a décidé d’interdire, à partir du 1er juillet 2008, que les visiteurs apportent à manger aux prisonniers, estimant que la ration alimentaire servie dans les prisons est suffisante. « Les mouvements de va-et-vient de personnes portant à manger aux détenus empêchent les porteurs de vaquer à d’autres occupations », rapporte une dépêche de l’agence Hirondelle datée 26 juin 2008, citant la radio nationale rwandaise. Trois exceptions à cette règle : les femmes enceintes, allaitantes, ainsi que les malades auxquels un régime alimentaire particulier a été prescrit par un médecin reconnu par le gouvernement rwandais.
Selon la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’homme (LIPRODHOR) citée par l’agence Hirondelle, les 14 prisons civiles rwandaises abritaient en février dernier une population carcérale totale de 59.590 personnes. Ce nombre inclut 3.572 femmes, dont certaines vivant avec des nourrissons dont le nombre s’élevait alors, selon la LIPRODHOR, à 375.
Rwanda: pourquoi le témoin clé contre Paul Kagame se rétracte
Joshua Abdul Ruzibiza, qui depuis cinq ans affirme avoir participé en 1994 à l’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana sur l’ordre de Paul Kagamé, prétend aujourd’hui avoir tout inventé. http://www.marianne2.fr
C’est ce qu’on appelle un coup de théâtre, un rebondissement sans pareil dans une affaire de justice internationale. Joshua Abdul Ruzibiza était le témoin clé du juge Bruguière sur l’attentat dans lequel, le 6 avril 1994, le président Rwandais Juvénal Habyarimana avait trouvé la mort. La communauté internationale avait immédiatement soupçonné l'actuel dirigeant rwandais Paul Kagamé d'être à l'origine de cet assassinat politique qui avait joué le rôle de déclencheur du génocide de 800 000 Tutsis et Hutus.
Et voilà qu'en 2005, plus de dix ans après le drame, un témoin capital sortait enfin de l'ombre : Joshua Abdul Ruzibiza. Dans un livre intitulé
Rwanda, l'histoire secrète (éd. Panama, 2005), cet ancien militaire rwandais racontait comment il avait participé au commando qui avait abattu l’avion à bord duquel voyageait Habyarimana. Sur ordre de Paul Kagamé, qui d'après lui avait tramé et organisé en personne l'attentat. Des affirmations réitérées devant des policiers français, puis face au juge Bruguière.
Depuis, la France et le Rwanda se livrent une véritable bataille diplomatique sans précèdent. Paul Kagamé accuse l’armée française d’avoir participé au génocide dans le cadre de l’« opération turquoise » au Rwanda (1994-95). De son côté, la France accuse le président rwandais d’être l’instigateur de l’assassinat de son prédécesseur.
Une guerre diplomatique franco-rwandaise
Une guerre des nerfs qui a rebondi la semaine dernière: le 9 novembre, une proche de Paul Kagamé, Rose Kabuye, chef du protocole présidentiel rwandais, a été arrêtée en Allemagne en vertu d'un mandat d'arrêt international émis par la France. Elle est l'une des neuf personnes recherchées par la justice française pour leur participation présumée à l'attentat contre Habyarimana. A sa demande, Mme Kabuye devrait être transférée en France dans les jours prochains.
C’est ce moment clé de l’instruction que Joshua Abdul Ruzibiza choisit pour se rétracter et expliquer sur une radio rwandaise, puis à un journaliste de Libérationqu’il aurait tout inventé: « Tout était de l’invention pure et simple. Je n’ai pas fait partie ni du commando, ni des réunions orchestrées par Paul Kagamé. Je suis en désaccord avec Paul Kagamé, mais ne n’ai pas d’animosité contre lui. Il n’y a rien de vrai. Je connais Rose Kabuye, son inculpation est absurde, c’est pour ça que je réagis, elle n’est pas impliquée, et elle n’était pas des gens qui ont planifié quoi que ce soit. Il était grand temps de faire sauter ça (la vérité) . La France pour moi est un pays hostile envers Kigali ». Pourquoi un tel revirement ? Pour le journaliste Pierre Péan, il est évident que c'est une manipulation qui va de pair avec l'arrestation de Rose Kabuye. Mais l'auteur de Noires fureurs, blancs menteurs (éd. Mille et une nuits, 2005) reste optimiste : le processus judiciaire lancé à l’encontre de Paul Kagamé n'en est rien menacé. Ecoutez sa réaction ci-dessous.
Interview vérité d'un militaire français sur le Rwanda
Interview du Colonel Hogard : Que justice soit faite !
Interview réalisée par Alain Chevalérias
27 janvier 2009
Alain Chevalérias est l’animateur du site
http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com
.qui publie très régulièrement des analyses sur les terrorismes mais aussi des informations sur l’actualité internationale et la géopolitique. Journaliste professionnel, auteur de plusieurs ouvrages sur Ben Laden et dernièrement sur les Moudjahidin du Peuple d’Iran (1).
Cliquer sur le lien ci-dessous pour lire l'interview:
Pierre Péan était l'invité de l'émission de Pierre Louis Basse, "Faites comme chez-vous", sur Radio Europe 1 du 1er fevrier 2009 à 13 H 15. L'auteur du livre choc sur Bernard Kouchner, Le Monde selon K, qui sort dans les librairies le 4 fevrier aux Editions Fayard, a expliqué d'emblée que c'est la relation entre Kouchner et Paul Kagame qui l'a emmené à écrire ce livre.
Les grandes événéments survenus au Rwanda depui le 6 avril 1994
1994
6 avril: les présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira trouvent la mort dans l'explosion de leur avion abattu à Kigali. 7 avril: Début des massacres. Le Premier ministre, Agathe Uwilingiyimana, et dix soldats belges de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) sont assassinés. D'avril à juillet, le génocide fera entre 500 et 800.000 morts parmi les Tutsis et Hutus modérés, tués par les soldats des ex-Forces armées rwandaises et les miliciens extrémistes hutus Interahamwe. 12 avril: Le gouvernement se réfugie à Gitarama (sud-ouest). 16 mai: L'ONU accepte le déploiement de 5.500 Casques bleus. Les effectifs de la MINUAR avaient été réduits le 22 avril. 22 juin: Feu vert de l'ONU à l'opération française "Turquoise" (2.500 soldats français et des contingents africains) dans le sud-ouest du pays et dans les camps de réfugiés au Zaïre. 4 juillet: Le Front patriotique rwandais (FPR) s'empare de Kigali. 14 juillet: Des centaines de milliers de Rwandais se réfugient au Zaïre. Près de 3 millions ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins. 19 juillet: Pasteur Bizimungu, Hutu, est désigné président de la République. Le chef militaire du FPR, le général Paul Kagamé, devient vice-président et ministre de la Défense. 8 novembre: L'ONU crée un Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR) à Arusha (Tanzanie). Le premier procès s'ouvrira en janvier 1997. Il a prononcé à ce jour sept jugements, dont cinq condamnations à perpétuité.
1995
22 avril: Massacre du camp de "déplacés" de Kibeho, attribué à l'Armée patriotique rwandaise (APR) : 300 morts selon les autorités, 2.000 d'après l'ONU.
1996
19 avril: Départ des derniers Casques bleus de l'ONU. 15-19 octobre: Un demi-million de réfugiés regagnent le Rwanda en provenance de l'est du Zaïre, où une offensive est lancée par une alliance rebelle. Le général Kagamé affirmera en 1997 que le Rwanda avait planifié et dirigé la rébellion zaïroise qui a conduit à la chute du régime de Mobutu Sese Seko et l'arrivée au pouvoir de Kabila.
1997
De janvier à août, au moins 6.000 personnes, en majorité des civils, ont été tuées, selon Amnesty International.
1998
15 février: Le général Kagamé est élu président du FPR.
25 mars : Le président américain Bill Clinton reconnaît la responsabilité de la communauté internationale dans le génocide. 2 août: Début d'une rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) contre le président Kabila. L'aréme rwandaise soutient les rebelles dans le Kivu.
1999
29 mars-1er avril: Premières élections depuis le génocide pour désigner les responsables au niveau local. 9 juin: Prolonger la période de transition de quatre ans. 16 décembre: Une commission d'enquête indépendante, nommée par le secrétaire général de l'ONU, affirme que les Nations unies et les Etats membres doivent présenter des "excuses claires" au peuple rwandais pour ne pas avoir prévenu et arrêté le génocide. Un an plus tôt, une enquête parlementaire française avait exonéré la France, "nullement impliquée" dans le génocide, mais retenu une certaine responsabilité, due à des "dysfonctionnements institutionnels". En 1997, un rapport parlementaire belge avait dénoncé la responsabilité de Bruxelles et de l'ONU. 24 décembre: Une trentaine de civils sont tués lors d'une attaque menée par des rebelles hutus dans le nord-ouest. Première attaque de ce genre depuis près d'un an et demi au Rwanda.
2000
6 janvier: Le président du Parlement Joseph Sebarenzi Kabuye est forcé de démissionner. Il sera accusé de subversion et de déstabilisation de l'Etat. 15 janvier: Le ministre délégué à la Coopération Charles Josselin effectue la première visite d'un haut responsable français depuis cinq ans. 28 février: Démission du Premier ministre Pierre Célestin Rwigema, mis sur la sellette par le Parlement pour des affaires de détournements. 20 mars: Nomination d'un nouveau gouvernement, qui consacre la mainmise du FPR sur la vie politique. 23 mars: Démission de Pasteur Bizimungu de la présidence et de la vice-présidence du FPR. 1er avril: Huit personnes sont condamnées à mort pour leur participation au génocide. La justice rwandaise a prononcé plus d'une centaine de peines capitales depuis le début, en 1996, des procès du génocide. En avril 1998, 22 condamnés à mort ont été exécutés. 14 avril : Le Conseil de sécurité de l'ONU fait pour la première fois son mea culpa pour ne pas avoir empêché le génocide. "L'ensemble de la communauté internationale doit reconnaître sa part de responsabilité", a dit l'ambassadeur des Pays-Bas, Peter van Walsum en ouvrant un débat public du Conseil sur la faillite de l'ONU. Pour autant le Conseil n'a pas fait ce que réclame le Rwanda : "demander pardon", à l'instar du geste fait quelques jours plus tôt, à Kigali, par le Premier ministre belge Guy Verhofstadt. 17 avril : le général Paul Kagamé est élu président de la République par les députés de l'Assemblée Nationale Transitoire (ANT) et le gouvernement réunis.
Rwanda de 1897 à 1994
1897 : début de la présence allemande sur cette région dominée par un monarque tutsi.
Mai 1916 : conquête du Rwanda par les troupes belges. La puissance coloniale, militaires et missionnaires en tête, contribuera à aiguiser les antagonismes traditionnels entre Hutus et Tutsis. D'abord en misant sur l'élite tutsi, puis en travaillant, notamment sous l'influence du clergé flamand, à la promotion des Hutus.
1946 : l'ONU confirme la tutelle,donnée par la Société des Nations en 1922, de la Belgique sur le Rwanda.
1959 : révolte des paysans hutus contre la tutelle tutsi. Plusieurs milliers de Tutsis sont massacrés. D'autres, par dizaines de milliers fuient le pays.
1962 : indépendance du Rwanda. Les Hutus proclament la République.
1963 : répression contre les Tutsis : près de 20 000 tués. Nouvel exode de ces derniers vers l'Ouganda, le Zaïre, le Burundi et la Tanzanie. La moitié de la population tutsi est ainsi réfugiée à l'étranger.
Février 1973 : nouveaux massacres de Tutsis par les Hutus.
Juillet 1973 : Juvénal Habyarimana prend le pouvoir à l'issue d'un coup d'état militaire.
1975 : fondation du parti unique, le Mouvement républicain national pour le développement (MRND).
Juillet 1975 : accord particulier d'assistance militaire entre la France et le Rwanda, conclu au début du septennat de Valéry Giscard d'Estaing.
1979 : création, au Kenya, de la Rwandese National Union (Ranu) -dominée par les Tutsis. Elle se transformera plus tard en Front patriotique rwandais (FPR), basé en Ouganda.
1982 : le Rwanda ferme sa frontière avec l'Ouganda afin de mettre un terme au retour de réfugiés tutsis expulsés par le gouvernement ougandais.
1990 : en octobre, le FPR attaque sur la frontière Nord, depuis l'Ouganda. Début de la guerre civile ; des dizaines de milliers de morts en trois ans. Intervention des troupes françaises, belges et zaïroises (opération «Noroît»). Contrairement aux Belges, les Français restent sur place après l'évacuation des expatriés.
1991 : reconnaissance du multipartisme.
1992
Avril : formation d'un gouvernement de compromis ouvert à l'opposition, FPR excepté. Mars : création de la Coalition pour la Défense de la République (CDR), qui rassemble les ultras Hutus et organise les milices interahamwe, ce qui signifie «ceux qui combattent ensemble». Massacre de Tutsis dans le Bugesera. Juillet : cessez-le-feu. Des négociations de paix s'ouvrent à Arusha (Tanzanie) entre le pouvoir hutu, l'opposition démocratique et le FPR. Août-décembre : massacres organisés de Tutsis et d'opposants hutus, notamment à l'instigation des milices pro-gouvernementales interahamwe.
1993
Février : le FPR invoque la poursuite des tueries et le non respect des accords d'Arusha pour déclencher une nouvelle offensive, stoppée au nord de Kigali grâce à l'appui français. De 750 000 à un million de paysans quittent le Nord et fuient en direction de Kigali. Août : signature des accords de paix d'Arusha.
Début d'une campagne haineuse sur les ondes prônant implicitement ou explicitement l'élimination physique des Tutsis. Décembre : après plus de trois ans de présence, les troupes françaises de l'opération «Noroît» (600 militaires) quittent le Rwanda et cèdent la place à la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR).
1994
Janvier : blocage des accords d'Arusha, notamment en raison du refus par les faucons de l'entourage présidentiel, partisans du «hutu power» de mettre en place un gouvernement de transition élargi au FPR. 6 avril : un sommet régional se réunit à Dar es-Salaam (Tanzanie). Attentat contre l'avion ramenant les présidents du Rwanda et du Burundi, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, qui s'écrase dans les jardins de la présidence. Dans la nuit, des massacres de Tutsis commencent à Kigali. Assassinat du Premier Ministre, Agathe Uwilingiyimana, et de dix Casques bleus belges chargés de sa protection. Dans la soirée, des unitésdu FPR font mouvement dans le Nord. Extension des massacres à l'extérieur de Kigali. Avril-mai : les massacres prennent une ampleur considérable. L'élimination des Tutsis et des opposants hutus est systématiquement pratiquée par les miliciens interahamwe, avec le concours des Forces armées rwandaises (FAR). 9-17 avril : intervention militaire de la France et de la Belgique pour l'évacuation de leurs ressortissants (opération «Amaryllis»). La famille et les fidèles du président Habyarimana sont emmenés, par des avions français, à Bangui (République Centrafricaine), puis à Paris. 16 avril : le Gouvernement belge décide de retirer ses troupes de la MINUAR (780 militaires). 21 avril : le Conseil de sécurité réduit de 2 500 à 270 l'effectif de la MINUAR. 11-12 mai : mission à Kigali du Haut Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'Homme. Il prononce le mot de «génocide» (on estimera plus tard à 800 000 le nombre de victimes du génocide). 17 mai : le Conseil de sécurité étend la mission de la MINUAR à la protection des populations et autorise pour cela le déploiement de 5 500 Casques bleus au Rwanda (MINUAR II). 22 juin : sur proposition de la France, la résolution 929 du Conseil de sécurité autorise une intervention armée humanitaire au Rwandapour une durée de deux mois afin de protéger les civils et d'assurer la distribution de l'aide humanitaire. Début de l'opération «Turquoise». 4 juillet : Butare et Kigali tombent aux mains du FPR. La France crée une «zone humanitaire sûre»dans le sud-ouest, autour de Kibuye, Gikongoro et Cyangugu, où se réfugient les Hutus qui fuient l' avancée du FPR. 13 juillet : début de l'exode massif vers Goma, au Zaïre, de Rwandais fuyant l'avancée des forces du FPR. On comptera jusqu'à 2 millions de réfugiés à l'étranger - dont 1,7 million au Zaïre, et 300 000 en Tanzanie - ainsi que trois millions de déplacés à l'intérieur du pays. 17 juillet : le FPR atteint Ruhengeri et Gisenyi et déclare la fin de la guerre. 19 juillet : un gouvernement d'union nationale est formé à Kigali. 10 août : début du déploiement de la MINUAR II dans la zone de sécurité. 21 août : fin de l'opération "Turquoise"menée par les soldats français. Jusqu'à la fin de septembre, environ 500 militaires français restent présents au Zaïre, en appui logistique au bataillon interafricain. Novembre : création du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).
Fréderic Mitterand et Sonia Rolland dans l'émission de Marc Olivier Fogiel "T'empêches tout le monde de dormir" sur M6. Sonia Rolland avait mal choisi son moment pour présenter le livre qu'on a écrit en son nom! Elle est tombée sur une personne qui connait bien le dossier rwandais et ça a fait très mal.
7 avril 2009
Les derniers mots d'Agathe Uwilingiyimana
Madame Agathe Uwilingiyimana, premier ministre du Rwanda assassinée le 7 avril 1994.
Sa dernière déclaration avant sa mort sur les ondes de RFI le 7 avril : « Les tirs nous obligent à rester enfermés. Les civils vivent dans un climat de peur. Ils subissent les conséquences de la mort du chef de l'Etat alors qu'ils n'y sont pour rien. »Document audio de RFI sur http://www.rfi.fr/actufr/articles/112/article_79876.asp
Le général Lafourcade : le film Opération Turquoise est partial et partiel !
Enquête à charge au Rwanda, documentaire-fiction sur Canal +, émission de Colombe Schneck sur France Inter, l'Armée française est mise sur la sellette à propos de son comportement dans les années 1990. Contre-enquête et interview du général Lafourcade.
Le Rwanda revient dans l'actualité. Les autorités du pays s'apprêtent à publier le rapport de la Commission nationale indépendante (CNI), commission d'enquête sur la responsabilité de la France dans le génocide. Un rapport sans nuances accusant les militaires français, par exemple, d'avoir jeté dans le vide des Tutsi du haut de leurs hélicoptères, violé des femmes du pays, etc. Au même moment, Canal + a diffusé lundi 19 novembre un documentaire fiction intitulé
Opération Turquoise, qui reprend un certain nombre de ces accusations sur le comportement des troupes françaises en 1994.
Depuis quelques années, une violente polémique agite les milieux diplomatiques, humanitaires et journalistiques sur ce qui s'est passé au Rwanda, comme en a rendu compte Alain Léauthier dans le numéro de cette semaine de Marianne. Le dossier est à la fois complexe et douloureux. Du côté rwandais, on accuse la France, qui était liée par des accords de coopération au régime d'Habyarimana, d'avoir soutenu les génocidaires. Le journaliste du
Figaro Patrick de Saint Exupérya donné une certaine force à ces accusations, ainsi que certaines associations humanitaires.
De leur côté, d'autres journalistes comme Stephen Smith ouPierre Péanont réalisé des contre-enquêtes tendant à établir que l'armée française a fait du mieux qu'elle a pu pour remplir la mission de l'ONU, décidée bien tardivement, et que les intentions du gouvernement de l'époque étaient strictement humanitaires. D'ailleurs, interrogé récemment par
Marianne2.fr, le conseiller spécial du président Sarkozy Henri Guaino a indiqué que
«la France n'avait pas l'intention de se repentir pour des exactions que son armée n'avait pas commises». Enfin, l'enquête du juge Bruguière, publiée voici un an, a conclu à la culpabilité du président Kagame et de certains de ses lieutenants dans l'attentat perpétré le 6 avril 1994 contre le président Habyarimana, attentat qui a joué un rôle de déclencheur dans le génocide ayant causé la mort de 800 000 personnes.
Un traitement à charge
Il n'est pas question ici de trancher sur le fond d'un dossier comprenant des milliers de pages de documentation et de témoignages. Mais on peut s'étonner du peu d'impartialité manifestée à la fois par les auteurs du documentaire et par l'émission de France Inter.
Il est pour le moins cavalier que les auteurs du documentaire n'aient consulté que Patrick Saint Exupéry, négligeant même (voir l'interview ci-dessous) d'interroger le général responsable de l'opération. Il est aussi regrettable que, lors de son émission consacrée en principe à la critique des médias sur France Inter, J'ai mes sources, lundi 19 novembre, Colombe Schneck n'ait convié que les partisans d'une seule thèse, qui met en cause l'armée française : les auteurs de la fiction télé et Patrick de Saint Exupéry, sans jamais faire référence à l'enquête de Pierre Péan ni aux travaux universitaires critiquant le régime de Kagame. Il est d'ailleurs ahurissant que les auteurs du documentaire aient loué à l'antenne la largesse d'esprit de Paul Kagamé qui a certes autorisé le tournage d'un film dont il savait qu'il ne le desservirait point, mais qui, rappelons-le, écrase son peuple sous le joug de sa dictature… Encore plus ahurissant que le journaliste du
Figaro Patrick de Saint Exupéry ait pu dire à l'antenne qu'il était blacklisté par les militaires français du Sirpa, le service de communication de l'armée, alors que lui-même écrivait, le 12 juillet 1994 dans le
Figaro :
«En mettant sur pied l'opération Turquoise, l'armée française a agi au mieux.»
Fidèle à notre conception de la contre-programmation, nous avons demandé au général Lafourcade, qui dirigea l'opération Turquoise, de réagir au film de Canal+.
Le Général Lafourcade répond à Canal +
Vous avez dirigé l'opération Turquoise en 1994. Avez-vous été contacté par les auteurs du film Opération Turquoise ? Jean-Claude Lafourcade : Je n'ai jamais été contacté et c'est d'ailleurs ce qui m'a choqué. Le documentaire-fiction est à la fois partiel et partial. Partiel, parce qu'il ne prend en compte qu'une séquence d'une dizaine de jours sur une opération qui a duré deux mois. Partial, parce qu'il popularise la thèse d'une prétendue complaisance d'une fraction de l'armée française envers les exactions hutus.
Avez vous vu le film ?
Oui. Il pose d'abord un problème de méthode : les auteurs se protègent en expliquant qu'il s'agit d'une fiction alors que le nom de l'opération Turquoise, ainsi qu'un certain nombre de lieux sont réels, et que les personnalités évoquées par le film sont aisément reconnaissables. Sous couvert de fiction, les auteurs du film popularisent une thèse partisane sur la responsabilité de l'armée française dans le génocide. Par ailleurs, la sortie de ce film pose un problème puisqu'elle intervient au moment où une instruction est en cours devant le tribunal pénal des armées.
Que répondez-vous sur aux accusations graves portées par les auteurs du film et par le journaliste consultant Patrick de Saint Exupéry ?
Il faut d'abord rappeler que le génocide a commencé en avril. Je porte personnellement un jugement très sévère sur l'ONU qui ne s'est pas donnée les moyens d'intervenir alors que l'envoi de 2500 hommes aurait suffi à éviter le génocide. Devant cette situation, François Mitterrand a obtenu de l'ONU qu'elle mandate un petit contingent de troupes françaises pour faciliter l'arrivée d'un contingent de 2500 hommes destiné à arrêter les exactions. Cette mission impliquait évidemment une impartialité totale par rapport au conflit. La difficulté était que la France, liée au régime rwandais de l'époque par des accords de coopération, n'était sans doute pas la mieux placée pour intervenir. Mais notre mission a scrupuleusement respecté les consignes d'impartialité de la mission de l'ONU. A l'époque, tous les observateurs sur le terrain ont salué l'intervention française. Maintenant, si l'enquête révèle des fautes de certains militaires, ils seront sanctionnés. Mais cela n'a rien à voir avec ce dont on accuse l'armée, d'avoir prêté main forte aux forces génocidaires. Les auteurs du film accusent la France d'être incapable, treize ans après les faits, de prononcer le mot de génocide.
Alain Juppé a dénoncé le génocide à l'époque. Il est extravagant de voir les militaires français dénoncés alors qu'ils ont été les seuls sur le moment à venir défendre les Tutsis. Même si cette intervention était certainement trop tardive – c'était en avril qu'il fallait agir –, nos troupes ont tout de même sauvé des dizaines de milliers de Tutsis.
Propos recueillis par Philippe Cohen
L'auteur de cet article a co-écrit avec Pierre Péan
La Face cachée du Monde (2003, Mille et une nuits)
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Patriotique Rwandais (FPR), Monsieur Protais MUSONI. Le CLIIR exige sa .... Dans ses différents communiqués, le Centre de Lutte contre l’Impunité et ...
Perezida Kagame yatangije isaranganywa ry’amasambu mu Burasirazuba (Le président Paul Kagame inaugure lacérémonie de redistribution des terres dans la province de l'Est)
Dans le Rwanda ancien,on appelait cela Ibikingi. Des collines entières ont été annexées par les cadres du FPR provoquant la colère des paysans qui n'avaient plus de terres cultivables.Le découpage a commencé par les propriétés de plusieurs hectares appartenant à la vieille garde du FPR,le sénateur colonel médecin Karemera,ancien ministre de la santé,le général Kayumba Nyamwasa,ancien directeur de la DMI (Direction du renseignement militaire),actuel ambassadeur du Rwanda en Inde et sous le coup du mandat d'arrêt international lancé par un juge français après l'enquête du juge Jean Louis Bruguière,le général Franck Mugambage qui serait en fuite et le tristement célèbre général Fred Ibingira responsable des massacres de Kibeho. Paul Kagame et son ministre Christophe Bazivamo
Perezida wa Repubulika Paul Kagame yatangije igikorwa cyo gusaranganya amasambu mu ntara y’Iburasirazuba ku baturage bafite amasambu manini no kuyatanga ku baturage batayagiraga. Isambu yatangiriweho ni iya Senateri Dr Karemera, iya Gen. Maj. Frank Mugambage na Gen. Kayumba Nyamwasa bose bari bafite amasambu manini mu murenge wa Rwempasha mu Karere ka Nyagatare. Muri icyo gikorwa cyo gusaranganya amasambu, ubutaka bwari bufitwe n’abo bantu batatu gusa bwahawe abantu 28. Mu bari ba nyir’ubutaka basigiwe hegitari 25 gusa izindi hegitari zagabanijwe abaturage batagiraga ubutaka buri wese ahabwa hegitari eshanu.
Abahawe ni aborozi bimuwe n’igikorwa cyo gushyiraho imbago ntarengwa z’ikigo cya Gisirikare cya Gabiro, abimuwe n’imbago za pariki y’igihugu y’Akagera n’Abanyarwanda birukanywe muri Tanzaniya ubu bari bacumbikiwe mu kigo cya Gabiro.
Nyuma y’Umurenge wa Rwempasha, Perezida wa Repubulika yayoboye umuhango wo gusaranganya amasambu mu murenge wa Karangazi, akagari ka Ndama. Abaturage 23 basaranganyijwe hegitari 320 zari iza Gen. Fred Ibingira muri ako kagari ka Ndama. Buri muturage yahawe hegitari 10 kubera ko bari basanzwe bafite ahandi bakaba barimuwe n’imbago za Pariki y’Akagera. Gen. Ibingira yasigaranye hegitari 25 gusa. Guverineri w’Intara y’Iburasirazuba Bwana Théoneste Mutsindashyaka yabwiye abari basanzwe bafite izo nzuri ko bahawe igihe cy’ukwezi kumwe gusa bakaba bakuyemo inka zabo kugira ngo abahahawe batangire bashyiremo ibikorwa by’ubworozi byabo.
Perezida wa Repubulika na none yayoboye umuhango wo gutanga impapuro mpamo z’ubutaka z’agateganyo mu gihe cy’umwaka umwe gusa. Izo mpapuro mpamo nizo zigaragaza ko urwuri ari urw’umuntu ashobora gukoramo ibikorwa bya kijyambere ashobora no kurushinganisha muri banki agahabwa inguzanyo. Perezida wa Repubulika Paul Kagame yavuze ko Abanyarwanda bagomba kumenya ko ari benshi kandi bakaba bafite igihugu gito bityo buri wese agomba kumva neza ko agomba gusaranganya n’abandi bantu. Ikindi yabwiye abaturage ni ugukoresha ubutaka neza, korora no guhinga kijyambere, hagakoreshwa ubutaka buto bukavamo umusaruro mwinshi.
Perezida Kagame yakomereje mu Murenge wa Rwimiyaga na none mu Karere ka Nyagatare aho abaturage 20 basaranganyijwe urwuri rwa Gen. Kayumba Nyamwasa yari afatanije na bamwe mu bavandimwe be rufite hegitari 209 mu Kagari ka Kirehe. Icyagaragaye ni uko kuri urwo rwuri, Gen. Kayumba ntacyo yahawe kuko yari yahawe ku rwo yari afite mu murenge wa Rwempasha. Abandi bavandimwe be batatu nibo bahawe hegitari 10 kuri buri muntu ahasigaye hose hasaranganyijwe abaturage b’aborozi birukanywe muri Tanzaiya, abimuwe n’imbago z’ikigo cya Gabiro n’abimuwe na Pariki bagera kuri 17. Perezida yasabye abahawe ubutaka kubukoresha neza bukabyazwa umusaruro nyuma y’umwaka umwe gusa abahawe bazakorerwa igenzura kureba uko bakoresha neza ubwo butaka babone guhabwa impapuro mpamo za burundu kandi bazatangira gusorera ubwo butaka bahawe buri mwaka.
Mu gihe cy’iminsi ibiri, Perezida Paul Kagame yayoboye igikorwa cyo gusaranganya amasambu, hari hamaze gutangwa inzuri 78 kandi igikorwa kiracyakomeza mu Karere ka Gatsibo, Kayonza na Kirehe ahitwa Ndego. By’umwihariko mu Karere ka Nyagatare. Umuyobozi w’Akarere Bwana Kashemeza Robert yatangarije Imvaho Nshya ko habaruwe abaturage 308 bazahabwa inzuri zo kororeramo, abandi bagera kuri 467 bazahabwa amasambu yo guhingamo mu mirenge 14 igize ako karere ka Nyagatare. Muri ako karere na none bibukije Perezida wa Repubulika ko akwiye kurushaho kubafasha mu gikorwa cyo kurangiza inyubako y’uruganda rw’amata mu mujyi wa Nyagatare ahubatswe uruganda rukomeye, aho aborozi bazajya bagurisha amata bakama mu nka zabo. Bashimye icyo gikorwa cyo gusaranganya amasambu bijeje Perezida wa Repubulika ko bagiye kurushaho kuvugurura ibikorwa by’ubworozi, korora kijyambere no guhinga ku buryo nyongera musaruro bizabageza ku ntego yo kurwanya ubukene ku buryo burambuye. Igikorwa cyo gusaranganya amasambu cyakomereje mu karere ka Gatsibo, Kayonza na Kirehe mu Ntara y’Iburasirazuba.
Le Figaro, mercredi, 30 janvier 2008, p. 14
Les curieuses vérités de Bernard Kouchner sur le Rwanda
Fritscher, Frédéric
Étonnante opinion que celle publiée sur l'avenir des relations franco-rwandaises par Bernard Kouchner dans Le Figaro du 26 janvier. Puisqu'il veut « respecter la vérité », essayons de la découvrir. Même si Kouchner dit ne pas savoir qui a commandité l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, il ne croit pas que Kagamé « ait sciemment décidé d'allumer l'étincelle qui embraserait son pays ». On ne sait pas sur quoi cette croyance est basée, et dès lors quelle vérité est respectée.
Kouchner ne peut pas « cautionner cette vision simpliste et infamante qui fait des Tutsis les responsables de leur propre malheur ». Il tombe ici dans le vieux piège qui veut que FPR = Tutsis. Or, ce n'est pas Kagamé ni le FPR qui ont été victimes du génocide, mais les Tutsis de l'intérieur. Si donc le FPR a commis l'attentat, sachant quelles en seraient les conséquences, ce ne sont pas les Tutsis qui ont été responsables de leur malheur, mais bien le FPR.
Le ministre français des Affaires étrangères et européennes avance ensuite un argument d'autorité qu'il a déjà utilisé par le passé : « il y était », et donc il sait. Que sait-il ? Qu'a-t-il vu pendant les quarante-huit heures passées à Kigali à la mi-mai 1994 ? Se rendait-il compte que, pendant son séjour, au moment où il était « témoin » du génocide, le FPR commettait des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité à une échelle inouïe ?
Toujours dans le respect pour la vérité, Kouchner reconnaît que la France a commis des erreurs politiques, mais il affirme qu'il ne transigera pas sur la complicité de crimes et sur l'honneur de l'armée française. Or, une commission rwandaise « chargée d'enquêter sur le rôle de la France dans le génocide », dite « commission Mucyo », a déposé son rapport chez Kagamé il y a plusieurs mois. D'après son président, la commission disposerait « des preuves permettant de déférer de hauts responsables français devant la justice internationale ». Sans croire un instant en l'honnêteté de la démarche rwandaise, il est permis de se poser la question de savoir ce qui arrivera lorsque la vérité rwandaise s'avère être différente de celle de Kouchner.
Bernard Kouchner affirme enfin que la normalisation des relations avec le Rwanda est une nécessité, et qu'elle est même conforme au droit international. Il est vrai que l'absence de relations diplomatiques doit être une exception, mais Kouchner semble oublier que c'est le Rwanda qui les a rompues, après qu'un juge d'instruction français eut simplement fait son devoir.
Plutôt que par le respect de la vérité, Bernard Kouchner semble être inspiré par la realpolitik, et notamment - il le dit lui-même - par le rôle « incontournable » du Rwanda en République démocratique du Congo, pays qu'il a occupé et pillé et où cinq millions de personnes ont péri à cause des guerres imposées par des voisins. Le régime de Kigali a l'habitude de raisonner en termes de puissance et de faiblesse. Il considérera la démarche de Bernard Kouchner comme un signe de faiblesse qu'il exploitera dès que l'occasion se présentera. Lorsque ce moment viendra, il sera très difficile d'entretenir des relations normales telles que le chef de la diplomatie française se les imagine.
Article envoyé par B M
9 avril 2009
Faustin Twagiramungu explique l'attentat du 06 avril 1994
11 mars 2009
Michel Collon: Kouchner, le vrai et le faux
Partie 2: Cliquer dans le lien ci-dessous pour regarder son interview.
L'un des héros de la bataille du Mutara acquitté par le TPIR
Le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a acquitté, le brigadier général GratienKabiligi, et a "ordonné sa remise en liberté immédiate". L'ancien responsable des opérations militaires à l'état-major de l'armée rwandaise faisait partie du groupe des quatre hauts responsables militaires accusés de génocide dont le colonel Théoneste Bagosora, l'ex-commandant des opérations dans le secteur militaire de Gisenyi, le lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, et le major Aloys Ntabakuze commandant du bataillon paracommando de Kanombe, condamnés tous les trois à la prison à vie le 18 décembre.
Le général Kabiligi est un des héros de la guerre du Mutara contre les troupes du FPR Inkotanyi. Il était très apprécié par les militaires qui ont combattu à ses côtés et était toujours devant eux au front. Originaire de la préfecture de Cyangugu, le général Gratien Kabiligi est un homme intégre qui n'a pas du sang des Rwandais sur ses mains. Il n'a fait que défendre son pays et partout où il a combattu, ses troupes ne se sont pas attaquées aux civils, toute éthnie confondue. www.irwanda1.com
En 1993, Gratien Kabiligi occupait les fonctions de Commandant des Opérations Militaires pour le secteur de Byumba. A cette époque, il avait le grade de lieutenant-colonel et fut promu colonel par la suite. Le 16 avril 1994, il aurait été nommé brigadier général. Pendant les événements, il aurait occupé le poste de chef des opérations militaires au sein de l'état-major de l'armée rwandaise. Il aurait eu sous son commandement les unités des secteurs de Byumba, Ruhengeri, Mutara et de Kigali. De plus, il aurait eu sous son commandement les unités d'élite telles que la garde présidentielle, le bataillon para-commando et le bataillon de reconnaissance. En sa qualité de chef des opérations militaires, Gratien Kabiligi aurait eu pour attribution de planifier, coordonner et faire exécuter les opérations militaires. En sa qualité de brigadier chef, il aurait eu le devoir de faire respecter les règles générales de discipline pour tous les militaires placés après lui dans l'ordre hiérarchique, même s'ils ne relevaient pas directement de son autorité. Le 7 avril, Gratien Kabiligi, absent du pays, aurait été informé par le ministre de la défense des massacres commis dans la ville. Il aurait alors reçu l'ordre de rejoindre l'état-major le plus vite possible. Entre le 15 et le 20 avril 1994, Gratien Kabiligi aurait ordonné l'assassinat d'un soldat des forces armées rwandaises, d'origine tutsie, ainsi que celui de certains membres de sa famille. Lors des événements, par ses propos et ses actes, il aurait encouragé les miliciens interahamwes à commettre des assassinats contre des civils tutsis. De mai à juin 1994, les subordonnés de Gratien Kabiligi auraient contrôlé les cartes d'identité et relevé les noms des tutsis qui se réfugiaient dans une maison située en face du collège Saint André à Kigali. Le, ou vers le 8 juin 1994, les hommes de Gratien Kabiligi auraient encerclé cette maison, fait sortir les personnes qui s'y trouvaient avant de les fusiller de sang froid.
Identité
Gratien Kabiligi est né le 18 décembre 1951, secteur de Rusunyu, commune de Kamembe, en préfecture de Cyangugu. Lors des événements, il exerçait les fonctions de chef des opérations militaires au sein de l'état-major de l'armée rwandaise.
Défense
Jean Yaovi Degli (Barreaux de Paris et de Lomé) Procédure
Gratien Kabiligi a été arrêté le 18 juillet 1997, à Nairobi au Kenya, lors de l'opération NAKI. Il a été transféré à Arusha le 18 juillet 1997.
Le 16 septembre 1997, le procureur demande une nouvelle prolongation de la détention afin de produire l'acte d'accusation.
L'acte d'accusation dressé à son encontre le 14 octobre 1997 a été confirmé le 16 octobre 1997 par le juge Lennart Aspegren.
Le 17 février 1998, Gratien Kabiligi a plaidé non coupable de tous les chefs d'accusation.
Des requêtes de la défense pour vices de forme de l'acte d'accusation et disjonction d'instances ont été discutées le 14 mai devant la deuxième chambre.
La défense du général Kabiligi a demandé, le 13 mai, l'ouverture d'une enquête sur des actes de torture qui auraient été commis contre l'accusé lors de son arrestation par les services du procureur.
La chambre rejette la demande de la défense par une décision écrite le 5 octobre 1998.
Le 24 novembre, la défense fait appel.
La chambre d'appel rejette la demande en décembre 1998, mais décide de rouvrir le dossier, le 20 mai 1999, la décision de la chambre de première instance n'ayant pas été traduite en français.
Audience de procédure le 9 août 1999, pour la production d'un acte d'accusation commun aux "militaires".
Le 8 octobre 1999, les juges ont accordé l'amendement des actes contre Kabiligi et Ntabakuze. Mais Pavel Dolenc y a joint une "opinion séparée." Celle-ci renforce le trouble sur le bien fondé de la procédure choisie.
Le 1er juin 2000, les juges déboutent la défense sur sa requête demandant l'ouverture d'une enquête sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.
Le 30 août, les avocats de Théoneste Bagosora, ancien chef de cabinet au ministère de la Défense et chef d'orchestre présumé du génocide rwandais, ont redemandé au procureur de divulguer toute preuve de l'implication du FPR dans l'attentat contre l'avion du président Habyarimana.
En mars 2002, la défense d'André Ntagerura a innové en interrogeant le général Kabiligi, accusé dans le procès des militaires. Une première qui a tourné à la confusion.
Procès
Début du procès le 2 avril 2002.
Le procès considéré comme le plus important du TPIR débute deux mois après celui de Milosevic. Dans une indifférence générale.
Le procès des militaires a débuté en l'absence des accusés, de façon symbolique. A peine ouvert, le procès a été reporté à septembre. Seule l'accusation a présenté sa déclaration liminaire.
Le 3 septembre 2002, reprise du procès à Arusha.
Le premier témoin expert de l'accusation dans l'affaire des militaires, l'américaine Alison Desforges, a consacré le plus clair de l'avant dernier-jour de son interrogatoire principal sur le colonel Bagosora, le décrivant comme " la pièce maîtresse" du génocide.
Omar Serushago l'avait dit à la cour : "chaque fois que vous aurez besoin de moi ici, je serai disponible". L'ancien chef interahamwe de Gisenyi (Nord-Est du Rwanda), condamné à 15 ans de réclusion après avoir plaidé coupable de génocide et crime contre l'humanité, va revenir à Arusha pour témoigner au procès des militaires. Serushago comparaîtra comme témoin à charge contre Anatole Nsengiyumva, lieutenant-colonel des Force armées rwandaises à Gysenyi. Il devrait être transféré de la prison de Bamako (Mali) vers Arusha au début du mois de novembre 2002. D'après Me Ogetto, l'avocat kenyan de Nsengiyumva, "Serushago affirme que mon client a fait des déclarations hostiles aux Tutsis" avant le déclenchement du génocide. Selon Serushago, au lendemain de l'attentat contre le président Habyarimana, "mon client lui aurait donné, ainsi qu'à d'autres, l'ordre de tuer des Tutsis". Des allégations que réfute Me Ogetto : "il n'y a pas un élément de vrai dans la déclarations de Serushago. Il soutient notamment que lui et Nsengiyumva étaient bons amis alors qu'ils ne se connaissaient même pas !". Le procès des militaires reprendra le 18 novembre, mais la date de la comparution de Serushago est encore incertaine : l'accusation n'en est encore qu'au premier des 250 témoins qu'elle veut citer. Serushago devrait initialement rester trois mois à Arusha, mais le tribunal peut, en cas de besoin, prolonger son maintien au centre de détention du TPIR. Premier condamné du TPIR à accepter de venir témoigner dans d'autres procès, Serushago avait déjà été cité au procès des médias, en novembre 2001.
Avant la reprise du procès des militaires, le 18 novembre, le procureur demande aux juges de limiter la durée des contre-interrogatoires de la défense.
Lire l'article de GlobalVoices sur la question des FDLR sur le site:
Fréderic Mitterrand et Sonia Rolland dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur M6. "Le Rwanda est actuellement dirigé par un criminel, a-t-il dit dans de cette émission. Cliquer dans l'image pour regarder la video. www.irwanda1.com
8 juin 2009
Willy Claes passe aux aveux sur le génocide rwandais
Celui qui a dit au président Juvénal Habyarimana, "Il est minuit mon général, si vous avez quelquechose à faire, faites-le vite", vient de passer aux aveux. C'est à la veille du 15è anniversaire du génocide rwandais que l'ancien ministre belge des affaires étrangères a déclaré le 3 avril dernier, que le général Kagame, actuel président du Rwanda, a été «au moins en partie responsable du génocide rwandais en 1994>>. Pour enfoncer le clou, il a déclaré qu’il avait trouvé inapproprié le fait que Verhofstadt, se soit également excusé auprès du général Kagame.
L'ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt a présenté ses excuses, au nom du gouvernement belge, à Kigali le 7 avril 2000.
Ces déclarations de Willy Claes sont passées presque inapperçues alors qu'elles viennent de la bouche du ministre des affaires étrangères belge qui était en poste au moment du génocide rwandais. Le gouvernement de Wifrid Martens de l'époque n'avait pas caché son soutien au FPR même avant l'assassinat des dix casques bleus belges. En plus Mr Willy Claes a occupé, après son départ du ministère belge des affaires étrangères, le poste de secrétaire général de l'OTAN avec appui des Etats Unis d'Amérique qui soutiennent également le FPR.
Les aveux de Willy Claes s'ajoutent aux appels incessants des organisations de défense de droits de l'homme, en tête Human Rights Watch (HRW), pour la traduction en justice des criminels du FPR. pour des actes commis au Rwanda et en RDC. Sommes-nous à un tournant dans le dossier rwandais?
Dix-sept maisons du Quartier Buhimba de Luofu en Territoire de Lubero ont été incendiées la nuit du samedi au dimanche 26 juillet 2009 par des hommes en uniforme Fardc parlant Kinyarwanda et lourdement armés. Les impitoyables assaillants avaient fait irruption dans le quartier vers 21h30, heure locale. Avec un mauvais Swahili mélangé au Kinyarwanda, ils ont fait du porte à porte demandant aux gens de sortir sans rien prendre. Aussitôt sortis, les assaillants ont mi du feu sur les maisons, brûlant tout ce que les habitants avaient pour vivre : habits, objets ménagers, Petit bétail, et autres effets personnels, … Tout est parti en fumée.
Pendant que les maisons brûlaient, certains assaillants ont violé des femmes et d’autres surveillant les mouvements des hommes pour qu’aucun d’eux ne s’échappe du village.
Selon les rescapes que Beni-Lubero Online a joint au téléphone, les habitants pris au dépourvu pendant ces heures de la nuit étaient traumatisés au point que certains faisaient déjà leur prière, pensant qu’à la fin de l’opération, les assaillants allaient tirer sur tout le monde. Dans la foulée deux hommes du village sont portés disparus et on n’a pas de leurs nouvelles.
Monsieur Kambale Syaghuswa habitant la localité de Luofu, exprime son désarroi face aux attaques répétitives des rwandais dans cette partie du Territoire. Le fait de ne rien emporter est une des preuves que les assaillants sont des miliciens bien payés du CNDP et pas des pauvres FDLR dont les actions armées ont comme but de se ravitailler d’auprès des congolais.
L’objectif des rwandais qui commettent ces attaques est on ne plus clair : Raser les villages et forcer les habitants dans les camps des déplacés et préparer le terrain abandonné pour les Tutsi.
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Le plan du mouvement des populations à l’Est de la R.D. Congo tel que conçu par Walter Kansteiner, ancien Vice-ministre des Affaires Etrangères des USA chargée des Affaires Africaines de 2001 à 2003, est ainsi entrain de se réaliser sous les regards des congolais qui n’en savent rien et à qui l’on ment à longueur des journées que leur malheur est l’effet des FDLR, sans dire pourquoi les FDLR brûlent leurs villages sans attaquer les camps militaires d’où partent les militaires qui les traqueraient.
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Le gouvernement congolais n’est pas non plus innocent dans la réalisation de ce plan du mouvement des populations que les Anglo-saxons ont conçu pour mieux servir leurs intérêts en Afrique Centrale en suivant le schéma d'Isräel. Le Rwanda jouerait en Afrique Centrale le rôle que l'Etat d'Isräel joue au Moyen-Orient pour les intérêts des Anglo-Saxons. Un gouvernement congolais responsable et non complice aurait après les milliers d’assassinats, 3000 maisons incendiées et 2 millions des déplacés dans une province, renforcé le dispositif sécuritaires dans cette région en mettant fin à la présence de l’armée mono-ethnique responsable des exactions contre les populations civiles. Le plan du mouvement des populations utilise les FDLR, LRA, ADF-NALU pour camouffler ses vrais acteurs aux yeux et aux oreilles de l'opinion internationale. Comme nous n’avons cessé de le dire, il est temps que les congolais sortent de la rhétorique FDLR-Opérations militaires conjointes- CNDP… pour mettre le gouvernement congolais, l'ONU, devant leurs responsabilités, et appliquer la constitution congolaise dans le cas avéré d’incapacité notoire du gouvernement actuel de diriger la R.D. Congo. Autrement, les congolais pourtant souverain primaire, seront encore une fois les dindons de la farce de l’occupation de l’Est de la R.D. Congo par les Tutsi. Un homme averti en vaut deux ! Source:http://www.benilubero.com
Inculpation des 40 militaires rwandais par un juge espagnol.Texte original en Espagnol
Extrait de Afropresse, l'Afrique à travers la presse allemande.
La région des Grands Lacs se taille aussi une place importante dans les journaux allemands. Tout d'abord avec un article de l'hebdomadaire Die Zeit sur un chef de guerre qui opère depuis l'Allemagne. Il parle couramment l'allemand, il a fait des études d'économie en Rhénanie et il a fondé une famille en Allemagne, lit-on dans Die Zeit. Ignace Murwanashyaka, né en 1963 à Butaré au Rwanda , domicilié à Mannhein dans le Bade-Würtemberg, serait à vrai dire un exemple d'intégration réussie. Mais l'Allemagne est moins pour lui une seconde patrie qu'une base solide pour une guerre dont le champ de bataille se situe à 4 000 km. Murwanashyaka est le président des Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR. Derrière ce nom se cache une force d'environ 6 000 combattants hutus. Certains de leurs commandants ont démontré en 1994, par leur participation au génocide des tutsis, ce qu'ils entendent par "libération du Rwanda". Depuis, poursuit le journal, les FDLR se sont retranchées dans l'est du Congo, où elles contrôlent des régions riches en matières premières et terrorisent la population. Ignace Murwanashyaka dirige sa milice depuis l'exil non seulement en faisant de la propagande et en collectant des dons, mais aussi en téléphonant régulièrement avec des généraux sur place. Se peut-il, s'interroge Die Zeit, que des massacres au Congo soient téléguidés par téléphone depuis Mannhein? L'homme qui est recherché par Interpol pour crimes de guerre, dont l'extradition est réclamée par le Rwanda, vit dans une maison sans charme près de la gare de Mannhein. Mais il a l'asile politique en Allemagne. Et lit-on un peu plus loin, si une procédure a été ouverte contre lui en 2006 par le parquet fédéral allemand pour crimes contre l'humanité, elle a été close pour manque de preuves.
L'entreprise Urwibutso à Nyirangarama convoitée par un proche du FPR
Paul Kagame et Gérard Sina. Photo: http://www.sina.co.rw
Autodidacte, Gérard Sina a fait de Nyirangarama une belle vitrine de l'innovation industrielle au Rwanda. Leader dans l'agro-alimentaire au Rwanda, son entreprise Urwibutso vaut plusieurs millions de francs rwandais. Elle est convoitée par un proche du régime de Kigali venu de la diaspora. Les manoeuvres de déstabilisation ont déjà commencé.
Un parcours sans faute
Récupéré dans la rue par Damien Libakare, patron de Luna bar à Kigali en face du marché central et du bar restaurant de Nyirangarama dans l'ex-commune de Tare, Gérard Sina fut adopté par la famille. Il quitta très tôt l'école primaire pour suivre les camions de son père adoptif dont il épousa plutard une fille. Après la mort de son mentor et père adoptif qui l'avait initié aux affaires, il reprit avec brio le bar restaurant de Nyirangarama, célèbre pour sa soupe aux voyageurs à base de viande de boeuf préparée à la méthode traditionelle appelée Umufa. La pause de Nyirangarama était indispensable pour la poursuite du voyage avant d'affronter la montée des collines de la préfecture de Ruhengeri après la plaine de Base.
Gérard Sina n'a jamais quitté son pays. Après la prise du pouvoir au Rwanda par le FPR, il commença à investir dans le domaine agro-alimentaire attirant ainsi la curiosité du nouveau régime qui lui a offert une tribune publicitaire. Son entreprise exporte dans le monde entier du jus de maracuja (fruit de la passion), d'ananas et de fraises, et du poivre vert (pilipili). Leader dans le domaine agro-alimentaire au Rwanda, monsieur Sina est régulièrement invité dans des foires internationales. A Francfort en Allemagne, il a reçu le prix de l'Arche de l'Europe. A la dernière foire de Kigali, il a présenté un nouveau produit issu de son laboratoire de recheche et dévéloppement, l'huile de maracuja.
Les usines de Gérard Sina ont acceuilli plusieurs visiteurs de marque dont le président de la république Paul Kagame, le premier ministre Bernard Makuza, l'ancien premier ministre britanique Tony Blair, le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner et l'ancien président de la banque mondiale Wolvowitch, pour ne citer que cela. Il a déjà reçu le prix du meilleur entrepreneur rwandais.
Une réussite qui fait grincer les dents
La réussite de cet enfant de Nyirangarama attire les jalousies. Un proche du régime de Kigali venu de la diaspora voudrait récupérer l'entreprise Urwibutso. Certains prédisent même que l'affaire est déjà réglée car la technique de destabilisation avant la descente aux enfers est en marche. Certains proches de Gérard Sina ont déjà fui le pays, d'autres sont dans la peur d'être interpelés par les tribunaux gacaca. Le repreneur de ses biens pourrait ne dépenser aucun centime si le patron de l'entreprise est accusé de "génocidaire ou d'idéologie génocidaire", une manière simple et classique pour écarter un Hutu.
Mais l'affaire Gérard Sina risque de faire beaucoup de bruit. L'entreprise Urwibutso est avant tout une affaire familiale, mais aussi une belle aventure d'un enfant de la rue sauvé par l'inventeur de la soupe aux voyageurs Umufa, et qui fut un grand chef d'entreprise, d'où peut-être le nom d'Entreprise Urwibutso, son souvenir.
Jenoside – Gen. Gatsinzi yasabye imbabazi mvaho Nshya N0 1899, Tariki ya 29 Kamena - 01 Nyakanga 2009
Jenerali Marcel Gatsinzi
Ahishakiye J. d’Amour
Minisitiri w’ingabo muri Guverinoma y’u Rwanda, Jenerali Gatsinzi Marcel yasabye imbabazi u Rwanda n’Abanyarwanda ndetse n’abandi bose bababajwe bakanakomeretswa na jenoside yakorewe Abatutsi mu mwaka wa 1994. Jenerali Gatsinzi akaba yasabye imbabazi avuga ko abitewe no kuba ataragaragaje ubutwari bukwiye mu kwitandukanya n’abantu yari azi kandi yabonaga bakora ibikorwa banacura imigambi yo gusenya igihugu. Jenerali Gatsinzi yagize ati "Ntabwo nagize ubutwari bukwiye, sinagize ubutwari nasabwaga ngo nitandukanye kandi namagane abo nari nzi, abo twakoranaga n’abo twabanaga bateguraga imigambi mibisha yaje koreka igihugu".
Jenerali Marcel Gatsinzi, akaba na minisitiri w’ingabo yavuze ko asanga hari ibyo atakoze n’ibyo yahishiriye mu gihe yakoranaga na Leta yateguye jenoside. Minisitiri Gatsinzi ati "Ndemera ko nakoranye igihe kirekire n’ubutegetsi bubi, sinitandukanye nabwo. Ibyo mbisabiye imbabazi u Rwanda n’Abanyarwanda kandi ndasaba abandi bose bumva ku mutimanama wabo bafite uruhare urwo arirwo rwose kwatura bagasaba imbabazi bakabera urubyiruko icyitegererezo nyacyo".
Ibi Jenerali Gatsinzi yabivugiye mu gitaramo cyahuje abayobozi bakuru b’igihugu, abafasha babo n’abandi batumirwa barimo urubyiruko. Igitaramo cyateguwe n’itsinda Unity Club rigizwe n’aba bayobozi n’abafasha babo. Unity Club ikaba yateguye ikki gitaramo mu rwego rwo gushyigikira umushinga ugamije kubonera amacumbi imfubyi za jenoside, umushinga wiswe One dollar campaign.muri kiriya gitaramo, bwana Gatsinzi yagaragarije abagitumiwemo ko imirimo yari ashinzwe yamuhaga ubushobozi bwo kuba yabona inzira yo kwitandukanya na Leta yarimo. Aha yatanze urugero rw’uko yabaye mu mutwe wa GOMN wari ushinzwe kuba hagati y’ingabo zari iza Leta n’izari iza FPR. Abagize uyu mutwe ngo bajyaga ku butaka bw’impande zombi uko bashatse. Nanone ngo Jenarali Gatsinzi yagiye mu mishyikirano ya Arusha ahagarariye ingazo zari iza Leta. Bwana Gatsinzi ati "Aho hose mba narabonye inzira yo kwitandukanya no kwamagana abacuraga imigambi yo kumara abana b’u Rwanda".
Abitabiriye igitaramo beretswe filimi yitwa Long coat (ikoti rirerire) yahimbwe n’umunyarwanda Bamporiki Uwayo Edouard, ikanakinwa n’abanyarwanda. Nyuma yo kureba iriya filimi igaragaramo abana babiri bacudika baragizweho ingaruka na jenoside -umwe abura abe bose biciwe muri jenoside, undi agakura atabona se ufungiye uruhare yagizee muri jenoside- Bamporiki yasabye abayobozi bakuru b’igihugu guhuza imvugo yabo nk’abayobozi n’iyo babwira abana babo mu miryango hagamijwe ko amateka mabi yaranze u Rwanda atahemberwa ukundi. Bamwe mu rubyiruko bari muri icyo gitaramo, bagaragaje ko ababyeyi babo n’ab’abo baganira bakirangwa n’imyumvire itari yo. Uru rubyiruko rwasabye abo bose kugira ubutwari bakatura bakitandukanya n’amateka mabi.Umukuru w’igihugu wari muri icyo gitaramo yashimye igikorwa kiza cyagaragariye muri icyo gitaramo aho abantu ku giti cyabo bemera kwatura no kuvuga uko bazi ibyabaye mu gihugu ntawe utunga agatoki abandi. Perezida Kagame ati "Ibi biratanga icyizere cyiza ko ukuri kuzagenda kumenyekana kandi bikaba ari isomo no ku bakiri bato ".
Perezida Kagame yagaye ababyeyi gito bagishaka gushora abakiri bato mu bikorwa bigayitse. Perezida Kagame asanga ariko n’urubyiruko rufite inshingano yo kutemera no kutakira ibyo ruhabwa byose. Umukuru w’igihugu yavuze ko atemera ko ibyo abana bakora byose babibwirizwa n’ababyeyi. Umukuru w’igihugu yatanze urugero rw’imyambarire abonana urubyiruko. Ati "Ntabwo nemera ko ibyo abana bacu bakora byose ari ibyo tubabwiriza. Urubyiruko nirugaragaze ko rukwiye kugirirwa icyizere rwihitiramo igikwiye. Nta na kimwe kivanaho uruhare rw’umuntu ku giti cye mu byo akora byose".Minisitiri w’umuco na siporo Habineza Joseph yabwiye abana bari mu gitaramo ko asanga umugani wahozeho uvuga ko Umwana utumvira se na nyina yumvira ijeri ukwiye guhinduka. Minisitiri Habineza yatumye abana bari mu gitaramo kubwira abana b’u Rwanda ngo "Aho kumvira ababashuka muzumvire amajeri yose abaho".
Source:Imvaho Nshya no 1899, Taliki ya 29 Kamena - 01 Nyakanga 2009
Mise en examen Mercredi pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" puis libérée mais sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français, Rose Kabuye s'est livrée Vendredi à un show médiatique bien préparé devant de nombreux journalistes conviés.
« Je ne suis pas allée en Allemagne pour me faire arrêter, j'ai été très surprise de l'être parce que j'avais un passeport diplomatique et une lettre de mission de mon gouvernement ». Une fois arrêtée, j'ai décidé qu'il valait mieux venir en France pour avoir l'opportunité de m'expliquer devant les juges. Je suis innocente, j'ai confiance, d'ici mon départ, tout va s'éclaircir, et mon innocence aura été prouvée », a-t-elle déclaré en réponse aux rumeurs sur un complot politico-judiciaire organisé par les gouvernements français et rwandais.
Selon des informations concordantes, Rose Kabuye aurait organisé sa propre arrestation et son transfèrement en France pour que le gouvernement rwandais ait accès aux dossiers d'instruction. Lire l'article de RFI à la une ci-dessus.
A la question « Savez-vous qui a abattu l'avion d'Habyarimana », demande un journaliste. La réponse du lieutenant-colonel Kabuye fut rapide : « Je ne suis pas enquêteur, ça n'est pas à moi de trouver qui a tué Habyarimana ». www.irwanda1.com
Ecouter la conférence de presse de Rose Kabuye du Vendredi 21 novembre au Press Club à PARIS en cliquant sur le trait horizontal ci-dessous (Document RFI):
Rapport d'enquête du juge Jean-Louis Bruguière sur l'attentat du 6 avril 1994
Encore une fois, pour vous en rendre compte, regardez cette vidéo montrant le Major Rose Kabuye parlant en Kinyarwanda en utilisant une langue de bois, avec menaces à l'appui qui, les concernés Hutus seront exécutés après le départ des journalistes. Remarquez la différence entre les paroles qu'elle dit en Kinyarwanda et celles qu'elle dit en anglais. Incroyable mais vrai. Ceci n'est qu'un millième de ce que les étrangers arrivent à remarquer s'ils sont vraiment attentifs. Voilà la vidéo en question : Regardez attentivement cette vidéo inédite et vous comprendrez pourquoi elle est une criminelle invétéree parmi les autres membres du FPR. De l'église Sainte Famille aux massacres des populations paysannes traumatisées mais courageuses d'oser dire tout haut ce qu'ils pensent dans cette banlieue de Kigali. Aux yeux des journalistes, elle est une ange qui a arrêté le génocide (version officielle et à ce moment-là seule connue du FPR).
On était habitué au God bless America (Que Dieu bénisse l'Amérique) à la fin des discours des présidents américains, voilà que le polyglotte Paul Rusesabagina réhabilite le Rwanda profondément chrétien en reprenant un slogan qui lui sera certainement collé à vie. C'est par un God bless Rwanda (Que Dieu bénisse le Rwanda) que le héros du film Hôtel Rwanda, de confession adventiste du 7è jour, a terminé sa longue plaidoirie dans laquelle il explique son impossibilité de se porter candidat à la présidence de la République rwandaise. La société civile rwandaise en exil réunie le 23 septembre 2009 à San Antonio au Texas, lui avait demandé de se présenter aux prochaines élections présidentielles d'août 2010.
ALLOCUTION DE PAUL RUSESABAGINA EN RÉPONSE À LA REQUÊTE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE RWANDAISE EN EXIL, LE 1er OCTOBRE 2009 Rwandaises, Rwandais, Amis du peuple rwandais Nous commémorons aujourd’hui le 19ième anniversaire du début de la guerre que le Front Patriotique Rwandais actuellement au pouvoir à Kigali a engagé contre le Rwanda, et qui a abouti à l’extermination de millions de personnes notamment au Rwanda et en République Démocratique du Congo. La date du 1er octobre 1990 restera maudite dans toute notre histoire. A cette date, le FPR a fait le choix de la politique du crime. A cette date, le FPR a décidé de réveiller à grands coups de canons et de mitrailleuses les démons de l’ethnisme pour conquérir le pouvoir au Rwanda, et par la suite le conserver en exploitant de façon éhontée un génocide qui n’aurait jamais eu lieu sans ses aventures meurtrières. A cette date, une clique d’individus sans foi ni loi a décidé d’entreprendre une guerre fratricide qui a abouti à la mise en place à Kigali d’un régime discriminatoire et à l’établissement d’une société des plus inégalitaires au monde, où une infime minorité vit dans une opulence scandaleuse pendant que l’écrasante majorité de la population croupit dans une misère abjecte. Aujourd’hui, après de profondes réflexions, à la demande de mes chers compatriotes de la société civile rwandaise en exil, les malheureux réfugiés rwandais qui pourrissent encore dans les sheetings des camps de la mort dans plusieurs pays d’Afrique, ou qui errent dans les forêts de la République Démocratique Congo où ils sont traqués par les tueurs du FPR, ou encore qui vivent sans lendemain dans plusieurs pays du monde, ou alors nos frères et sœurs rwandais qui restent toujours prisonniers du pouvoir implacable du FPR à l’intérieur du pays, j’ai décidé de m’engager dans le combat de libération pacifique de notre chère patrie. Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude à tous mes frères et sœurs de la société civile rwandaise en exil pour la confiance qu’ils m’ont témoignée. Je m’en voudrais aussi de ne pas clamer mon immense admiration à tous ceux qui, comme eux, ne cessent chaque jour de prendre le risque d’exprimer haut et fort leur rêve d’un meilleur Rwanda, autre qu’un pays en lambeaux dont le tissu social est continuellement déchiré par un régime dictatorial et sectaire. Je voudrais exprimer mon profond respect à toutes les personnes de tous les milieux, civils, politiques, religieux, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, qui ont le courage de réclamer l’égalité des droits, la justice équitable et la démocratie face à un régime des plus répressifs au monde. Rwandaises, rwandais, chers amis du peuple rwandais, même si je suis entièrement et en toute humilité disposé à servir mon peuple là où il jugera utile, je voudrais d’emblée apporter quelques clarifications importantes au contexte de mon engagement et de mon combat. Premièrement, je ne suis pas prêt à participer dans des élections présidentielles qui se tiendraient dans les conditions actuelles et qui ne seraient qu’une répétition des mascarades électorales de 2003 et de 2008 au cours desquelles le FPR s’est tristement illustré par le bourrage des urnes, l’intimidation de ses adversaires politiques, l’arrestation de ses opposants et l’usage de toutes sortes de violence. Je ne suis pas prêt à cautionner par ma participation des élections qui se tiendraient dans un climat de répression de la presse indépendante et de violation du droit d’expression. Je ne suis pas prêt à me représenter dans des élections où la commission électorale est complètement acquise au régime dictatorial et répressif du FPR. Je ne suis pas prêt à participer dans des élections qui privent des centaines de milliers de rwandais de leur droit de vote en les maintenant en exil, ou en les confinant dans d’autres conditions qui ne leur permettent pas d’exercer pleinement leurs droits civiques. C’est pourquoi, chers compatriotes, chers amis du peuple rwandais, plutôt que de vous promettre seulement que je vais me représenter aux prochaines élections présidentielles, je voudrais aujourd’hui vous inviter à entreprendre ensemble la noble tâche de lutter pour la mise en place des conditions qui rendront ces élections transparentes, libres, pluralistes et véritablement démocratiques. Je voudrais vous convier à l’œuvre commune de mettre ensemble toutes nos énergies pour permettre aux multiples talents que compte le peuple rwandais en son sein et que le régime actuel continue d’empêcher de s’exprimer librement, d’entrer pacifiquement en compétition et de laisser sereinement émerger les plus méritants parmi eux. Je voudrais vous demander de mettre ensemble toutes nos forces pour conjurer définitivement le tragique destin qui nous colle aux talons depuis déjà très longtemps de devoir subir l’oppression de régimes dont le pouvoir a été acquis dans la violence ou la tricherie. Deuxièmement, je trouve inacceptable que la communauté internationale n’oppose aucune objection à la candidature du général Paul Kagame, sur qui pèsent pourtant des accusations de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de crimes de génocide et de terrorisme émises par la justice française et espagnole. Par ailleurs, un rapport des Nations Unies en Décembre 2008 a établi la responsabilité incontournable du régime rwandais dans le conflit à l’Est de la RDC, qui a emporté jusqu’ici plus de 5 millions de personnes, et Kigali ne semble souffrir d’aucune conséquence. Je salue ici l’action exemplaire de la Suède et des Pays Bas, qui ont eu le courage de couper l’aide au gouvernement rwandais en raison de ces crimes documentés par le rapport onusien, et j’exhorte d’autres bailleurs de fonds à faire de même pour faire régner la paix dans la région des Grands Lacs. Troisièmement, la requête de me représenter dans les prochaines élections présidentielles telle qu’elle m’a été exprimée par la société civile rwandaise en exil, est particulièrement difficile et empreinte de périls parce qu’elle m’exige de repenser mon rôle d’humanitaire. Mais je suis réconforté à l’idée que mon rôle en 1994 d’hébergeur de ceux qui étaient menacés de mort ne m’était pas moins imposé par la force des choses et n’était pas moins risqué. En outre, mon parcours depuis cette époque a été parsemé de maints obstacles, surtout après la sortie sur écran du film « Hotel Rwanda ». Or je sais que mes difficultés sont moindres par rapport aux souffrances journalières endurées par les populations rwandaises sous la main mise du pouvoir dictatorial du FPR. C’est dire donc qu’en tant qu’exclus du régime de Kagame, nous partageons tous le même sort, que nous soyons à Kigali ou à Bruxelles, à Johannesburg ou à Montréal, à Paris ou à Washington, à Londres, Berlin ou ailleurs, et cette vérité crue de notre souffrance actuelle, j’exhorte tous les Rwandais à se l’imprégner jusque dans le très fond de leur être. Si partout où nous sommes, nous tous Rwandais, sans recours à nos réflexes identitaires, osons nous regarder dans le miroir et reconnaître le mal collectif qui nous harcèle, et si chacun de nous apporte sa contribution à l’œuvre commune, notre victoire est certaine. Une chose est sûre : la défaite du système criminel du FPR ainsi que l’avènement de la démocratie au Rwanda exigeront l’effort soutenu de toute la population Rwandaise. Pour ma part, je m’engage à continuer de travailler sans relâche pour que le Rwanda recouvre bientôt le règne du droit, de la paix, ainsi que de la justice, et que le peuple rwandais puisse véritablement se réconcilier. Comme en 1994 j’ai ouvert grandement les portes de l’hôtel des Mille Collines à des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants qui étaient pourchassés et avaient perdu tout espoir de vivre, aujourd’hui je m’engage, plus que jamais, à mettre toutes mes énergies à l’ouverture d’une nouvelle ère à tout le peuple rwandais. Comme en 1994 j’ai secouru indistinctement toutes les personnes qui ont requis mon aide, aujourd’hui je m’engage, plus que jamais à mettre toutes mes forces à l’éradication de toute forme de discrimination parmi le peuple rwandais. Comme en 1994 j’ai uniquement eu recours à l’usage des mots pour protéger ceux qui s’étaient refugiés à l’hôtel des Milles Collines contre toute forme de violence, aujourd’hui je m’engage, plus que jamais, à mettre toutes mes capacités à conjurer l’usage de la violence dans la résolution du problème rwandais. Oui, chers compatriotes, ensemble nous pouvons vaillamment relever ces nobles défis et orienter le destin de notre chère patrie vers de radieux horizons, sans heurt ni violence. Les événements tragiques qui ont endeuillé le Rwanda et qui ont transformé ma vie de directeur d’hôtel en humanitaire dévoué à la cause des démunis et des persécutés, m’ont appris une grande leçon : les mots sont de redoutables armes et peuvent détruire ou sauver des milliers de vies humaines. En 1994, grâce à la négociation, j’ai pu arracher des centaines de vies humaines des griffes de la mort et tester par là même l’inégalable puissance des mots. C’est pourquoi je suis fermement convaincu que c’est uniquement autour de la table et grâce à la négociation que le peuple rwandais pourra briser le cercle de violence qui le tient prisonnier depuis déjà très longtemps. Le pouvoir actuel rwandais, qui en 15 ans a fait autant de morts, créé autant de réfugiés et continue d’en créer encore, provoqué autant d’injustice au moyen d’outils de répression massive comme les institutions GACACA, a manifestement échoué. Cet échec cuisant est essentiellement dû au fait que le régime en place est basé sur un seul homme, le Président Kagame, qui manipule à sa guise les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Or, comme le Président Barack Obama l’a si bien dit dans sa grande allocution du 11 juillet 2009 à Accra, au Ghana, «Qu’on ne s’y trompe pas : l’histoire est du côté des Africains braves, et non du côté de ceux qui se servent de coups d’Etat ou changent les Constitutions pour se maintenir au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes. » De même, le Rwanda n’a pas besoin d’homme fort, mais d’institutions fortes. Aussi, j’invite instamment la communauté internationale à inciter le gouvernement actuel rwandais à s’asseoir avec toute son opposition, armée et non-armée, pour mettre sur pied les conditions propices à des élections libres, transparentes, pluralistes et véritablement démocratiques. Chers compatriotes, chers amis du peuple rwandais, le temps est venu de relever fièrement nos fronts et de briser les chaînes de l’oppression dans lesquelles le régime du FPR maintient subjugué le peuple rwandais. Le temps est venu de redresser résolument l’échine et de mettre un terme à un régime qui ne sait répondre aux critiques qu’en brandissant la menace de la mitrailleuse et des lois imprécises, telle que celle sur le révisionnisme et l’idéologie du génocide. Le temps est venu de nous tenir la main et de barrer définitivement la route à l’usage de la violence et de la tricherie pour conquérir le pouvoir. Le 1er octobre 1990 fut pour le FPR le début d’une très longue campagne de la terreur et de la mort qui dure encore aujourd’hui au sein du peuple rwandais. J’ai pensé que 19 ans après, le 1er octobre 2009 doit représenter pour nous le début d’une campagne d’espoir et d’apaisement. 19 ans de tyrannie sans répit, ça suffit. J’ai choisi ce jour pour que, ensemble, nous puissions envisager notre propre campagne d’affranchissement, et entamer résolument le seul combat qui en vaille vraiment la peine, celui de la reconquête de tous nos droits. Que Dieu bénisse le Rwanda
PAUL RUSESABAGINA Bruxelles, BELGIQUE
Source: Libre antenne 01/10/2009
11 octobre 2009 Le double génocide au Rwanda selon JMV
Ancien ambassadeur du Rwanda à Paris de 1990 jusqu'en juin 1994 et ministre des affaires étrangères du gouvernement de transition nommé par le FPR le 19 juillet 1994, JMV Ndagijimana persiste et signe. Selon lui il y a eu un double génocide au Rwanda. Cette affirmation lui a valu l'étiquette de "négationniste" par Kigali et son lobby en France. De père hutu et d'une mère tutsie, ce qu'il n'a jamais caché, il se dit mieux placé pour parler de ce double génocide. Devant les caméras de la Webtélé-libre des souverainistes, il donne sa version sur le drame rwandais. Il parle du rôle de Paul Kagame, de Roméo Dallaire, de ses entretiens avec Jacques Bihozagara, qui fut également ambassadeur à Paris, mais aussi de la partialité du TPIR, des amalgames de Bernard Kouchner, des mandats du juge français Jean-Louis Bruguière, des tribunaux gacaca qui ne jugent que les Hutus, de l'assassinat des évêques catholiques rwandais, de son éviction de l'ambassade, de sa démission du gouvernement du FPR dirigé par Faustin Twagiramungu, ainsi que de l'assassinat de son ami Seth Sendashonga à Nairobi par un commando du FPR.
Cliquer dans la photo pour regarder et surtout écouter l'ambassadeur JMV Ndagijimana.
Londres: Le général Kagame aurait échappé de justesse au lynchage de la diaspora congolaise
Face aux résistants/combattants congolais, Paul Kagame a dû sans le moindre sang-froid, prendre immédiatement la fuite. Qu´est-ce qui a dû se passer réellement à la Bourse de Londres?
Selon nos sources de Londres, en Grande Bretagne, le criminel de guerre au pouvoir à Kigali au Rwanda, en l´occurrence Paul Kagame, a dû effectuer secrètement en ce week-end de Toussaint, un voyage dans la capitale britannique, où, selon son programme, il devait entre autre, se rendre à The London Stock Exchange, c´est-a-dire à la Bourse de Londres; afin d´y négocier avec ses responsables, les prix des matières premières stratégiques que sont notamment: le pétrole, le coltan, mais surtout, l´uranium. Il importe cependant de faire remarquer à l´opinion que, le pays que dirige d´une main de fer et dans la terreur ce bonhomme depuis quinze ans, à savoir le Rwanda, ne regorge dans son sous-sol, ni aucun gramme, ni le moindre baril desdites matières premières de base.
En effet, les résistants/combattants congolais de Grande Bretagne, en particulier, ceux vivant dans la grande agglomération de Londres, toujours bien renseignés sur les entrées et les sorties des Congolais ou des Africains - ordinaires ou officiels - en terre britannique; prirent connaissance en début de week-end de Toussaint, de la présence inopportune du Boucher de Kigali, entendu Paul Kagame; dans ce qu´ils considèrent désormais comme leur chasse-garde, où d´indésirables visiteurs officiels ou pas, ne peuvent fouler leurs pieds, au risque de se voir très sévèrement sanctionnés. Paul kagame, ennemi publique numéro un des Congolais, prévoyait effectivement de débarquer à la Bourse de Londres dans les après-midi de ce mardi 2 novembre 2009 pour des pourparlers, mais sûrement alerté par ses services de l´éventualité de l´embuscade que pourraient lui tendre les résistants congolais à cette heure-là de la journée, afin en découdre avec lui, a tenté de brouiller les cartes. Celui-ci croyant plus malin, en voulant prendre les combattants au dépourvu, a dû changé son programme pour la matinée sur le coup de 10 heures GMT, et aussi l´heure locale.
En effet, contre toute attente et à sa grande surprise, il découvrait que c´était plutôt lui qui avait été pris au dépourvu en tombant à son propre pièce. Étant donné que les résistants/combattants congolais étaient déjà là sur le théâtre de l´opération, et l´attendaient de pieds ferme, afin de lui infliger un lynchage bien mérité. Ainsi, lorsqu´il fit son apparition sur le lieu en sortant de sa voiture, trois vaillants résistants/combattants de première heure se hâtèrent lui sauter dessus. Étonnant paradoxe: Paul Kagame, qui s´est toujours semble-t-il pris pour un brave, oublia cependant son fameux titre de président de la République du Rwanda, en se sauvant. C´est-à-dire qu´en bon Inkotanyi d´autrefois, il prit immédiatement le soin d´user de ses réflexes d´ancien rebelle, en prenant sans autre forme de procès la poudre d´escampette. Paul Kagame, né assurément sous une belle étoile échappa de justesse au lynchage et à l´humiliation lui réservés. Aussitôt après cette fuite sans ne fus-ce qu´un minimum de sang-froid, la Police britannique alertée, fit sa descente sur le lieu pour s´enquérir de la situation et rétablir l´ordre, sans toutefois procéder à aucune arrestation.
C´est ainsi donc que de là, les résistants/combattants prirent droit le chemin du Home Office et du Foreign Office, respectivement Ministère britannique de l´Intérieur et Ministère britannique des Affaires étrangères, mais aussi de l´Ambassade du Congo, où un mémorandum fut déposé près de l´autorité britannique, lui notifiant que Paul Kagame, qui a du sang des millions de Congolais et de Rwandais sur ses mains, n´est pas le bienvenu en Grande Bretagne, et que sa visite ne peut à leurs yeux constituer rien d´autre qu´une pure provocation, qui ne pourrait que trouver son juste retour du bâton. Il appartient donc à l´autorité compétente de prendre désormais ses dispositions pour leur éviter de faire un malheur. Voici pourquoi, Paul Kagame, humilié, et sans attendre plus longtemps, a dû écourter sa visite en rebroussant précipitamment chemin sur la pointe des pieds pour Kigali, dans la même soirée mardi.
Comment peut-on donc expliquer le fait que Paul Kagame soit l´interlocuteur désigné de la fameuse Haute finance internationale, alors que son pays le Rwanda ne regorge aucun des minerais susmentionnés? Complicité avérée...
Ironie du sort oblige, car contrairement aux réalités géologiques et à l´inexistence
dans le sous-sol rwandais de ces ressources minières, Paul Kagame semble malgré tout être, la personne la mieux désignée avec laquelle discuter de ces genres de magouilles sans scrupules, pour une certaine Haute finance internationale baignant dans un inqualifiable cynisme primaire; au service de laquelle oeuvrent en toute impunité, une panoplie de véreux hommes politiques occidentaux tels que: le Belge Louis Michel et Tony Blair, pour ne citer que ces deux-là. Quant au premier cité, ex-commissaire européen à l´Aide humanitaire et au Développement, ou encore, ex-ministre belge des Affaires étrangères. Et le second lui, ex-Premier ministre britannique, actuellement l´un des deux candidats en lisse à la présidence de la Commission de l´Union européenne.
Au fait, ces deux Éminences grises européennes, sous de farfelues couvertures, du type de son African Governance Initiative (AGI), - véritable offine à multiples desseins - s´agissant de Tony Blair, tiennent à bras le corps ce régime de terreur en qualité de soi-disant Conseiller spécial. D´ailleurs, c´est le cas de le dire, selon une récente publication de Financial Times, le célèbre le journal économique britannique, Vindrush Ventures N0 3, cette fameuse boîte de partenariat très rentable mise sur pieds par Tony Blair, financée par plusieurs donateurs de fonds, dont la Fondation Bill et Melissa Gates, d´où proviendraient en partie les financements nécessaires aux opération de soutien au Rwanda, au Libéria, au Sierra-Leone; serait caractérisée par une opacité qui cacherait peut-être des malversations financières sur des juteux bénéfices réalisés et non déclarés, qui prendraient des destinations inconnues.
Ceci dit, venons-en à la grande << question du jour >> qui bien la peine d´être posée en ces termes: d´où proviennent-ils donc ces virtuels minerais que ne possède pas le Rwanda, mais que grâce auxquels, Paul Kagame, se fait tout bonnement recevoir sur ce marché des matières premières pour des soi-disant pourparlers? Faut-il ainsi être si naïf et ne pas être en mesure d´y répondre? La réponse en est claire comme l´eau de roche: le Congo voisin. Car, victime du gangstérisme d´État du Gouvernement rwandais qui pratique la razzia sur ses richesses minières, économiques et autres, le Congo est en proie à de récurrentes guerres d´agression et de prédation lui imposées depuis treize ans par deux États-voyous de son environnement régional que sont: le Rwanda et l´Ouganda. Eux-mêmes soutenus, financés à leur tour par des puissances occidentales et la Haute finance internationale. La sinistre visite avortée de Paul Kagame à la Bourse de Londres nous en fournit une fois de plus une indéniable et palpable preuve, en mettant à nu la complicité entre ce bonhomme et ses hôtes londoniens..
Soutien sans faille au chef du régime génocido-militariste, et ce, en dépit de tous les odieux crimes de guerre et crimes contre l´humanité dans son actif. Chez lui au Rwanda, et surtout au Congo voisin, où le macabre bilan de ses criminels faits d´arme, selon des sources internationales dont les Nations unies, avoisinerait déjà les six millions d´innocentes victimes en treize de guerre injustement imposée à son peuple martyr. On extermine sans états d´âme des populations entières congolaises, pour s´abreuver au mépris de l´éthique de: leurs richesses du sol et du sous-sol. Le tout, se produisant comme si l´Afrique ne comptait ou ne compte guère, d´autres fils dignes et immaculés à conseiller tels: l´ex-président ghanéen John Kouffor, dont l´action et les efforts - pendant ses années de pouvoir - méritent d´être saluer. Lesquels ont permis, soulignons-le, au Ghana de bien amorcer le virage pour son développement économique, et de poser de vraies bases pour l´instauration d´une démocratie participative à l´africaine et d´un État de droit.
De toute évidence, dans le cadre de ce cauchemar infligé au Congo pour le contrôle de ses diverses richesses minières, les masques continuent décidément de tomber. Car l´on voit plus clairement, au-delà de ces minables dirigeants tutsis rwandais et ougandais sans foi ni loi, que l´on manipule comme des vulgaires marionnettes pour semer mort et désolation chez leurs voisins congolais, qui en sont les vrais commanditaires, et à qui profitent réellement tous ces crimes. Justice divine étant, soyez-en sûrs, vous serez tôt ou tard rattrapés par vos crimes, et l´Histoire vous jugera tous le moment venu.
Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple!
Pépin Lulendo
Le 02 novembre 2009
Source: saverwanda.org
Banque commerciale du Rwanda
Le rapport Mutsinzi sur l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana. Une propagande politique ou un appel à une enquête internationale indépendante ?
par Enoch Ruhigira
Enoch Ruhigira était directeur de cabinet du président Habyarimana. Il l'a accompagné à l'aéroport à son départ pour Dar-Es-Salaam le 06/04/1994 et était venu l'accueillir quand l'avion qui le transportait fut descendu. Ses critiques au "rapport Mutsinzi" apportent des éclairages de première main. Enoch Ruhigira vit en exil en Nouvelle-Zélande.
Quand le rapport de la commission est sorti, certains média ont tout de suite loué la qualité du rapport, Braeckman dans le journal "Le Soir" (Belgique) et dans le journal "Le Temps" (Suisse), le journal "Continental" de décembre 2009, les radios comme la "RFI" et la "BBC Gahuzamiryango", … Ces louanges m’ont poussé à lire le rapport, en espérant qu'enfin j’allais connaître la vérité sur l’élément qui a plongé le pays dans la catastrophe, dans le génocide.
Finalement, je me suis demandé si nous avions lu le même rapport ou si encore une fois nous assistions à l’art de l’intoxication médiatique et de l’opinion dont le régime de Kigali est passé pour maître.
Le rapport reste malheureusement dans la même logique du régime de Kigali de se choisir les témoins « sous influence », d’arranger les récits sans aucune relation et les forcer à dire une histoire cohérente, d’utiliser les éléments de sa propagande politique qu’il force aux autres de prendre comme vérité sous peine d’être accusé de génocidaire ou révisionniste, d’isoler les faits de leur contexte pour leur prêter d’autres intentions…
Le rapport s’appuie sur les témoignages de certains militaires rwandais (557), de certains militaires belges interrogés dans le cadre de l’auditorat militaire belge sur les circonstances d’assassinat des militaires belges du contingent belge dans la MINUAR, sur l’exploitation des archives du TPIR, sur le rapport des experts anglais de l’université de Cranfield et de l’Académie militaire du Royaume-Uni et sur son interprétation du mobile de l’attentat pour désigner les responsabilités dans l’attentat.
Cependant le rapport a manqué de nous assurer que le Comité était indépendant et que sa méthodologie était objective et impartiale, de nous renseigner sur la démarche suivie dans le choix des témoins et les conditions de déposition. Les témoignages des rwandais ne se complètent pas nécessairement pour faire une histoire cohérente comme le prétend le Comité car certains témoignages parlent d’une façon générale de ce qu’ils ont entendu mais le Comité force le contexte et ce qu’ils veulent dire. Les causeries militaires et les références aux préparations militaires des FAR avant le 6 avril 1994 pouvaient se faire dans le cadre de l’attaque imminente du FPR dont les missions diplomatiques, la MINUAR, et le gouvernement rwandais se doutaient à cause des complications dans la mise en place des institutions de transition. Les projets d’assassinat du président Habyarimana pouvaient se référer également au FPR. Par ailleurs de peur que le FPR ne tire justement sur l’avion du président, les consignes de sécurité en ce moment étaient que cet avion ne pouvait pas voler de nuit.
Le FPR était en partie responsable des retards dans la mise en place des institutions de transition ayant constaté que sa crédibilité politique intérieure n’était pas possible ayant perdu les élections en septembre et en novembre 1993 dans les zones tampons qu’il contrôlait et que les partis politiques qui lui étaient traditionnellement alignés avaient des difficultés comme le MDR et le PL. Le FPR menaçait de retourner à Mulindi et de recommencer la guerre et les missions diplomatiques à Kigali et la MINUAR en sont témoins.
Les témoignages des militaires belges sont eux aussi assez généraux et posent des questions de crédibilité quand un militaire avance que à partir de la tour de contrôle il a vu de nuit que l’avion est tombé à plus ou moins 500 mètres de la résidence du président (la précision me semble exagérée à partir du lieu d’observation et de nuit [observation du caporal M. Gerlache]) ou un autre qui à partir de Rutongo prétend que de nuit et sans voir l’avion, il a noté que l’angle de tir était de 70 degrés – c’est encore une précision exagérée. Un angle est formé au moins par deux cotés et il n’est pas sûr que de nuit, l’observateur puisse bien apprécier avec certitude l’angle de tir par rapport à la colline (qu’il ne voit pas probablement à cause de la nuit) ou par rapport à un avion qu’il dit qu’il ne voyait pas. Caporal Mathieu Gerlache dit ceci : « Je n’ai jamais vu l’avion car il faisait noir dans le ciel. Il était aux alentours de 20h00. (...) Je tiens toutefois à préciser que de l’endroit où je me trouvais, l’origine de deux tirs provenait de la gauche pour se diriger dans le ciel vers la droite. L’angle de tir était de plus ou moins de 70 degrés ». Le comité des experts de l’université de Cranfield et de l’Académie militaire du Royaume-Uni ont utilisé cette information sans aucune réserve pour tirer leurs conclusions, tout comme ces experts n’ont pas voulu valider les déclarations des témoins en les écoutant eux-mêmes dans toute indépendance et impartialité. Leurs conclusions sont douteuses étant donné les limites de leur enquête dont certaines sont reconnues par les experts eux-mêmes.
Dans l’exploitation des archives du TPIR, le Comité ne dit pas s’il a tenu compte de toutes les informations en relation avec les faits car ces archives comportent des actes d'accusations dont le comité semble privilégier comme source d'information en négligeant les positions de la défense et des accusés eux-mêmes, les dépositions des témoins et leurs contre-interrogatoires et aussi les conclusions des jugements surtout en rapport avec les dossiers des militaires ou des personnalités politiques. Une telle exploitation des archives du TPIR, de l’auditorat militaire belge et de la commission parlementaire française par ailleurs montre le manque d’objectivité et d’impartialité du Comité surtout quand l’opinion n’est pas renseignée sur les raisons de privilégier une seule version des faits.
Le Comité a omis de préciser que le sommet de Dar-Es-Salaam était l’initiative du président Museveni qui a tout fait pour faire tarder la fin de la réunion et le Comité force les conclusions sur les interrogations entourant le voyage du chef d’état major à Dar-Es-Salaam. Les ordres de mission à l’étranger étaient signés par le président lui-même et c’était lui-même qui avait signé l’ordre de mission du général Nsabimana. Le Colonel Bagosora ne pouvait pas signer un tel ordre de mission et le président n’ignorait pas qu’il avait signé cet ordre de mission. S’il y a eu erreur d’appréciation, c’est le président Habyarimana qui devrait en porter la responsabilité.
Le Comité dit dans le rapport que le gouvernement rwandais avait commandé des missiles comme pour prouver que les Forces Armées Rwandaises (FAR) disposaient des missiles, mais le Comité ne prouve pas que ces missiles ont été livrés surtout quand le comité sait les pays qui pouvaient les fournir et disposent des archives de l’administration qui peuvent l'aider à le prouver si c'était vrai.
L’affirmation que les missiles seraient partis du camp Kanombe n’est pas convaincante non plus car basée sur des témoignages avec des affirmations douteuses. Le comité pouvait lever un certain degré de doutes s’il avait organisé des observations de nuit avec des balles traçantes à partir des lieux d’observations des témoins pour mieux apprécier la crédibilité des différentes hypothèses dans l’impartialité et objectivité. Les affirmations des militaires dans le camp de Kanombe sont assez générales pour apprécier exactement où dans le camp, les missiles seraient tirés et certains d’autres parlent même de Masaka.
Enfin concernant le mobile de l’attentat, le comité avance que l’akazu était déterminé à tirer un trait définitif sur les accords d’Arusha. D’abord le Comité devrait mieux établir l’antagonisme, les rivalités ou les oppositions internes dans l’akazu et où chacun des membres se rangeait. Le Comité nous dit que Sagatwa faisait partie du groupe des durs avec Bagosora et l’épouse du président pour ensuite nous dire que Bagosora et Nzirorera sont responsables de la mort de Sagatwa et Nsabimana. Les observateurs les mieux avertis de la scène politique rwandaise savent que Mathieu Ngirumpatse ne faisait pas partie de ce groupe et que le colonel Bagosora n’était pas très proche de Mme Habyarimana. De plus en mars 1993, la CDR avait acceptée les accords de paix et voulait les signer. La CDR avait publié un communiqué qui disait qu’il acceptait les accords et voulait participer dans la transition mais le FPR s’y opposait. Il y avait un consensus général qu’il valait mieux avoir le FPR à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’était plutôt le FPR qui devenait un frein à la mise en place des institutions de la transition comme la communauté internationale l’avait constaté en publiant son communiqué du mois de mars 1994. De plus le FPR avait boycotté sous des faux prétextes, les cérémonies de mise en place des institutions le 5 janvier 1994 et le 25 mars 1994. Il n’appartenait pas au FPR de désigner ou d’accepter les députés ou ministres régulièrement désignés par les représentants légaux des partis politiques. L’article 60 du protocole sur la partage du pouvoir durant la transition du 9 janvier 1995 y relatif stipule ceci : « L’Assemblée Nationale de Transition est, sauf exception prévue à l’article 63 du présent Protocole d’Accord, composée de soixante-dix (70) membres dénommés « Députés à l’Assemblée Nationale de Transition ». Ils sont nommés par les forces politiques auxquelles ils appartiennent et leur mandat couvre toute la période de la Transition »
La thèse du Comité suggérant que le génocide avait commencé en 1959 est une démarche politique pour protéger le FPR au cas où il serait prouvé que c’était le FPR qui avait tiré sur l’avion. Le Comité ne peut pas en même temps invoquer que le fait du génocide des Tutsi en 1994 est une réalité car reconnu comme tel par la communauté internationale et le TPIR alors que les massacres envers les Hutus ne constituent pas un génocide car ils ne sont pas encore reconnus comme tels par la même communauté internationale et le TPIR. En faisant ainsi, le Comité définit le génocide par rapport à ses propres termes et ainsi ouvre le débat sur la question du double génocide.
Le président Habyarimana ne m’a pas demandé de rédiger un communiqué annonçant la prestation de serment des membres du gouvernement et du parlement de transition le 4 avril 1994, il m’a plutôt demandé le 6 avril avant de prendre son avion que j’en discute avec Mme le Premier Ministre et qu’il voulait que les institutions restantes se mettent en place au plus tard le 9 avril 1994.
Ce rapport prouve encore une fois que nous avons besoin d’une organisation et d’un comité réellement indépendant pour s’approcher de la vérité sur cet assassinat qui a déclenché une catastrophe dans le pays. Mais qui pourra s’en occuper ? Le gouvernement rwandais vient de prouver qu'il n'est pas capable de faire avec objectivité et impartialité une telle enquête. C'est aussi compréhensible étant donné que certaines personnalités du régime sont également soupçonnées dans l'organisation de l'attentat. Le gouvernement rwandais actuel ne fera aucun effort pour demander une enquête internationale, sinon pourquoi aurait-il résisté aux enquêtes initiées par le TPIR comme Madame Carla Del Ponte en fait écho dans son livre ou Michael Hourigan l'ancien enquêteur du TPIR le dit.
Le silence du gouvernement burundais devant les conclusions de ce rapport dont pourtant l'ancien président du pays a péri dans le même attentat est révélateur de son embarras et impuissance.
Les pays voisins comme l'Uganda et la Tanzanie dont pourtant les présidents avaient participé au même sommet que les présidents rwandais et burundais ne réagiront pas sinon ils l'auraient fait déjà en 1994 en exigeant une enquête internationale pour élucider la mort de leurs collègues qui avaient participé au même sommet qu'eux. De plus le gouvernement rwandais vient d'acheter leur silence avec les médailles d'honneur décernées au Président Yoweri Museveni et à l'ancien président Julius Nyerere à titre posthume en juillet 2009.
La communauté internationale est plurielle avec des intérêts différents et souvent divergents. L'ONU est sous influence des USA et ces derniers ont toujours besoin du régime de Kigali au Soudan, en Somalie et au Congo. L'Union Africaine est juste un club des chefs d'état ayant un pacte d'entre-aide. Les pays comme la Belgique et la France qui connaissent bien le pays sont politiquement paralysés, la Belgique à cause de la politique intérieure propre à ce pays et la France au nom de la realpolitik selon B. Kouchner. Si au moins les autorités françaises permettaient et donnaient les moyens à la justice pour jouer son rôle avec les enquêtes dans les mains du juge Marc Trévidic.
La pression ne viendra que des Rwandais eux-mêmes mais ça pourra prendre du temps. Mais le jugement de l'histoire interviendra et il n'y a pas de doute. À moins qu’entre-temps, au nom du realpolitik rwandais, le gouvernement du FPR décide de nous révéler qui réellement est responsable de cet attentat. En fait de compte, que peut craindre ce gouvernement quand il contrôle l'armée, le système judiciaire, l'économie et dispose des amis puissants ? Il peut toujours inventer des circonstances atténuantes et les médias et le monde vont suivre.
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Le témoignage d'Enoch Ruhigira, ancien ministre à la présidence, sur le rapport Mutsinzi.
L'exilé de Nouvelle Zélande sort de son silence. Son témoignage est intéressant. Serait-il rongé par le remord ou rompt le silence parce que son nom vient d'être rajouté sur la liste des présumés "génocidaires" actualisée par Kigali? Lire son témoignage
Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais assassiné en avril 1994, a été interpellée en France, à la demande du Rwanda, selon des sources proches du dossier.