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28 janvier 2010
Motion de soutien du Réseau des femmes à V. Ingabire
Les organisations des femmes rwandaises de la diaspora saisissent cette occasion pour faire part au monde entier et plus particulièrement à toutes les composantes du peuple rwandais qu’elles soutiennent la démarche de Mme Victoire Ingabire Umuhoza, candidate des FDU aux élections présidentielles prévues en Août 2010 pour conduire le pays vers la démocratie la justice, la réconciliation et la paix durable.
Nous soutenons fermement que la paix, la démocratie et la justice reviennent au Rwanda. Nous voulons que notre pays soit un Etat de droit où les libertés fondamentales de la personne humaine soient respectées. C’est pourquoi nous sommes d’avis que la mémoire et le droit de deuil doivent être reconnus pour toutes les victimes de la guerre au Rwanda. La mémoire doit illuminer le présent. La mémoire n’est pas une volonté de vengeance ni une exigence pour la réconciliation. La mémoire implique le droit de vérité et de justice équitable et impartiale que Mme Victoire Ingabire Umuhoza recherche.
Nous condamnons les obstacles que le FPR tend à Mme Victoire Ingabire, à travers les médias, et des organisations (comme Ibuka) qui lui sont inféodées. En effet elle est victime du seul fait qu’elle leur a lancé un défit de la paix, pour qu’enfin tous les Rwandais arrivent à construire des politiques solidaires. Mme Victoire Ingabire Umuhoza nous invite tous à avancer ensemble, à marcher ensemble. La marche que nous sommes obligés de faire est une marche en avant, qui n’est pas seulement une marche dans le temps et dans l’espace. C’est une marche vers un but, une transformation, une marche en nous même et vers l’autre. C’est une marche vers la complémentarité et non vers la confrontation. Elle nous fait faire la marche de la démocratie, de la liberté, une marche qui doit se fonder sur le respect des droits de l’homme.
Retourner dans son pays natal sans une horde de militaires, sans commettre de crimes sur son propre peuple, rentrer au bercail pour libérer le peuple du joug dictatorial qui l’inhibe et l’annihile ; telle est la plus-value de Victoire Ingabire Umuhoza que nous soutenons et que nous vous exhortons à soutenir.
Victoire Ingabire Umuhoza invite tous les Rwandais à faire fi aux identités meurtrières qui les bloquent et les empêchent d’avancer ensemble. Par cette invitation, elle nous fait comprendre que le Rwanda doit cesser d’être un pays des « virages ratés », mais plutôt un pays de concorde, de paix et de dialogue. Elle reste convaincue que nous y parviendrons si nous oublions nos « moi » égoïstes pour acquérir le « nous » solidaire pour « ce mieux vivre ensemble ».
Pour : "Réseau des femmes pour soutenir la démocratie au Rwanda", > > Pétronille Muhawenimana, > Perpétue Muramutse, > Clémence Uwimana.
23/01/2010
29 janvier 2010
Le président de la Commission électorale quitte la direction du FPR
Le président de la Commission électorale nationale rwandaise, Chrysologue Karangwa, a démissionné de ses responsabilités au sein du Front patriotique rwandais (FPR), le parti du président Paul Kagame, a rapporté vendredi Radio Rwanda. Cet universitaire reconnu était membre du Comité exécutif national du FPR depuis sept ans. Il reste adhérent du parti. Selon la radio d'Etat, citant M. Karangwa, cette démission est due à ses lourdes responsabilités à la tête de la commission électorale. Le démissionnaire, a assuré Radio Rwanda, ne cède pas à la pression de politiques qui lui reprochaient d'être à la fois "arbitre et joueur". L'information est également rapportée par le quotidien pro-gouvernemental, le New Times. Des opposants rwandais, à l'intérieur du pays ou en exil, avaient affirmé que la présidentielle prévue en août ne saurait être libre et démocratique aussi longtemps que la commission électorale serait présidée par un membre de la direction du FPR. Deux opposants, Bernard Ntaganda, du nouveau Parti social (PS) Imberakuri, et Victoire Ingabire, des Forces démocratiques unifiées (FDU), ont été déjà désignés par leur formation politique comme candidats à ce scrutin. Ils sont cependant accusés par d'autres politiques et plusieurs associations de tenir un discours divisionniste et de véhiculer l'idéologie génocidaire, des accusations gravissimes dans ce pays où les plaies du génocide perpétré contre les Tutsi d'avril à juillet 1994 sont loin d'être complètement cicatrisées. Le PS est déjà reconnu par le gouvernement rwandais alors que les FDU, fondées en exil, ne sont pas encore enregistrées. Mme Ingabire, présidente du parti, est rentrée de son exil aux Pays-Bas il y a deux semaines pour le faire enregistrer.
Source: http://www.lemonde.fr/
© Copyright Le Monde
27 janvier 2010
Kigali embastille un franco-rwandais. Kouchner laisse faire.
Jean Rwabahizi, franco-rwandais, est en prison depuis le mardi 12 janvier à Kigali, accusé de participation au génocide de 1994 par un tribunal populaire en 2007 par contumace. Sa fille cherche à savoir si la peine de 30 ans de prison est le prix à payer par son père pour la réconciliation franco-rwandaise. La suite sur http://www.marianne2.fr/Kigali-embastille-un-franco-rwandais-Kouchner-laisse-faire_a183596.html
28 janvier 2010
L'opposante Victoire Ingabire se dit menacée (Le Figaro 27/01/2010)
Victoire Ingabire Umuhoza, une opposante rwandaise rentrée de son exil aux Pays-Bas il y a une dizaine de jours et candidate à l'élection présidentielle en août, a assuré être menacée par le pouvoir, dans un communiqué. Mme Ingabire, qui est revenue au Rwanda pour faire enregistrer auprès des autorités son parti d'opposition, les Forces démocratiques unifiées (FDU), dénonce une "propagande haineuse orchestrée par ces médias politisés", dans ce communiqué rédigé en français. "Ces extrémistes sont en train de mobiliser des associations de survivants du génocide (de 1994), de veuves, et d'autres pour des manifestations demandant au gouvernement de suspendre notre action et de me mettre en prison", poursuit-elle, "prenant à témoin la population rwandaise et la communauté internationale".
Dès son retour à Kigali, elle était allée déposer des gerbes de fleurs au mémorial national du génocide à Gisozi, à Kigali, d'où elle avait appelé à des poursuites judiciaires contre les éléments de l'ancienne rébellion tutsi du FPR (au pouvoir) ayant commis des massacres de Hutu en 1994. Cette déclaration avait été interprétée par des associations de rescapés et par des médias comme un discours négationniste du génocide qui a fait selon l'ONU environ 800.000 morts parmi la minorité tutsi et les Hutu modérés.
Ces extrémistes "oublient que même si j'étais neutralisée, ce mouvement de revendications se poursuivra, car beaucoup de Rwandais aspirent à une vraie démocratie (...)", a ajouté Ingabire qui appartient à l'ethnie hutu. AFP © Copyright Le Figaro
11 janvier 2010
Kouchner, le premier des «kagamistes» français
Le Ministre des Affaires étrangères a entamé sa tournée africaine par Kigali, où il a assisté, impassible à l'humiliation diplomatique de la France par le régime de Kagamé, qui poursuit son offensive afin d'obtenir l'annulation du jugement qui accuse ses collaborateurs de terrorisme. La suite sur http://www.marianne2.fr/Kouchner,-le-premier-des-kagamistes-francais_a183413.html
20 janvier 2010
Le FPR aurait-il peur de la candidature de Victoire Ingabire
Inconnue des Rwandais jusqu'à l'annonce de sa candidature, résidente au Pays-Bas où elle est arrivée il ya 16 ans pour des études de comptabilité, madame Victoire Ingabire Umuhoza est présentée par la presse rwandaise proche du pouvoir comme une ex-réfugiée volontaire qui rentre au pays pour prêcher le divisionnisme éthnique. Comme le FPR n'a pas encore osé l'attaquer de front, il se sert de ses partis satellites pour dénigrer la candidate du FDU INKINGI à la présidence de la république rwandaise. Les propos les plus virulants ont été tenus par Jean Damascène Ntawukuriryayo, porte-parole du parlement. Mais les Rwandais ne sont pas dupes et une surprise n'est pas à écarter comme en Ukraine, d'où la nervosité des responsables du parti au pouvoir. En 2003, les Rwandais avaient voté massivement pour Faustin Twagiramungu, mais leurs votes n'ont pas été comptabilisés. Le pouvoir redoute une récidive qu'il aurait du mal à camoufler.
Le FPR a peur de la candidature de cette femme à qui on ne peut rien reprocher. En 1994 elle était à l'extérieur du Rwanda. Elle n'a donc pas participé aux tragiques événements qui ont endeuillé le pays. Le gouvernement rwandais a mis en avant les femmes dans la gestion du pays. Elles sont majoritaires au parlement. Elles sont bien représentées au gouvernement et dans les entreprises publiques et privées. Elles peuvent donc aspirer aux hautes fonctions de l'état notamment la présidence de la république. Si sa candidature est acceptée, le score de madame Ingabire risque d'être plus que honorable, pourquoi pas une surprise.
Pour ne rien laisser au hazard, le FPR a chargé ses agents affectés dans ses partis satellites, PSD (Parti social démocrate), PL (Parti libéral) et PDI (Parti démocratique idéal, ex-Parti islamique), pour faire le sale boulot. Que Protais Mitali, un militaire membre du FPR et président du PSD, critique la candidate du FDU INKINGI, ce n'est que normal. Il en est de même pour Jean de Dieu Mucyo, un autre militaire membre du FPR président de la commisson nationale de lutte contre le génocide, et Musa Fazil Harerimana, également membre du FPR, ministre de la sécurité et président du PDI. Mais la surprise est venue du Dr Jean Damascène Ntawukuriryayo, ancien ministre de la santé et actuel porte-parole du parlement rwandais, qui a tenu des propos d'une extrême violence. Il a traité madame Ingabire "d'irresponsable, de révisionniste et de négationniste". "Celui ou celle qui nie le génocide et qui se réclame Rwandais n'a pas le droit d'être Rwandais et ne peut conduire ce pays", a-t-il dit dans une interview à The New Times du 18 janvier 2010, un quotidien rwandais anglophone proche du FPR. Il a ajouté " Si madame Ingabire a des membres de sa famille qui ont été tués, qu'elle les montre pour que la justice fasse son travail."
Madame Ingabire vient de la même région de Gitarama que le porte-parole du parlement rwandais également secrétaire général du PSD, et sont de même ethnie même si ce mot est devenu tabou au Rwanda. La candidate du FDU INKINGI n'a jamais nié la réalité du génocide rwandais mais plaide en faveur d'une justice équitable pour tous. "Les victimes Hutus ont aussi droit à la justice", a-t-elle précisé.
10 janvier 2010
Le bras de fer entre le FDU INKINGI et le FPR INKOTANYI est engagé
Madame Ingabire Victoire, candidate déclarée du parti FDU (Forces démocratiques unifiées) INKINGI à la présidence de la république rwandaise pour les prochaines élections d'août 2010, a déclaré à la BBC Gahuzamiryango dans son émission populaire hebdomadaire Imvo n'Imvano (le fond du problème), qu'elle rentrera au Rwanda la semaine prochaine. Certains observateurs pensent que le FDU INKINGI ne sera pas reconnu, mais que madame Ingabire Victoire aura l'autorisation de se porter candidate à titre indépendant. Sa candidature serait même vivement souhaitée par le gouvernement rwandais et ses soutiens, pour que les prochaines élections aient un semblant de démocratie. Le journal Umuseso a dévoilé les dessous de cette candidature. En revanche, les lieutenants de madame Ingabire ne l'entendent pas de cette oreille. "Elle sera candidate du FDU ou rien", ont-ils précisé. Mais ceux qui le disent n'ont pas eu les papiers pour l'accompagner au Rwanda.
Inconnue des Rwandais, madame Victoire Ingabire Umuhoza, est candidate déclarée du FDU INKINGI depuis l'été dernier. Présidente du RDR nouvelle formule, elle est à la tête d'une coalition hétéroclite composée d'anciens collaborateurs du FPR devenus farouches opposants au régime de Kigali et d'anciens membres du RDR canal historique (Rassemblement pour la démocratie et le retour des réfugiés au Rwanda). C'est justement cette appartenance au RDR bani au Rwanda et sur la liste noire des USA que la candidature de madame Ingabire cause problème. L'idée d'avoir choisi une femme est séduisante car le système FPR a mis en avant les femmes pour séduire le monde entier. Cinquante trois pourcent des parlementaires rwandais sont des femmes. Les femmes sont très bien représentées dans le gouvernement rwandais à des postes clés tel que le ministère des affaires étrangères. Mais Kigali n'hésitera pas à exploiter le problème du RDR et des déclarations que madame Ingabire a faites au nom de ce mouvement pour refuser sa candidature.
Dans l'émission Imvo n'Imvano de la BBC, madame Ingabire a donné les grandes lignes de la politique de son parti non encore reconnu au Rwanda. Elle a critiqué la politique du FPR INKOTANYI qui dirige le pays depuis 15 ans et voudrait, une fois élue présidente de la république, "changer certains articles de la constitution notamment celui concernant le Forum des partis dominé par le FPR et celui concernant l'idéologie génocidaire difficile à définir et qui ne sert qu'à écarter ceux qui ne sont pas d'accord avec le parti au pouvoir."
Interrogé dans la même émission, le ministre de l'intérieur, Protais Musoni, a laissé entendre que "chaque Rwandais est libre de créer un parti politique mais que ce parti doit répondre aux exigeances définiEs par le Forum des partis autorisés à faire de la politique au Rwanda."
Bernard Ntaganda, candidat déclaré du Parti Social (PS) IMBERAKURI déjà reconnu au Rwanda, a réaffirmé qu'il travaillera avec les représentants du FDU INKINGI pour changer la politique menée dans le pays. Il a ajouté qu'il ira acceuillir à l'aéroport international de Kigali la délégation du FDU à leur descente d'avion. Madame Ingabire n'a pas donné la date de son départ pour le Rwanda. Elle vit aux Pays Bas depuis 16 ans.
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30 janvier 2010
Les Habyarimana dénoncent une enquête manipulée
La famille de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana a dénoncé mercredi "la manipulation" du rapport rwandais sur son assassinat le 6 avril 1994, réaffirmant que l'attentat avait été commandité par l'actuel chef de l'Etat Paul Kagame.
"Nous nous sentons dans l'obligation de mettre en garde l'opinion publique face à une tentative de manipulation et de diversion sur cet attentat terroriste qui nous a arraché notre père", écrit la famille dans un communiqué signé de Jean-Luc Habyarimana, l'un des fils de l'ex-chef de l'Etat, qui vit à Paris.
Ce rapport rendu public le 11 janvier conclut que l'ex-président, un Hutu, a été tué par la frange extrémiste de son entourage qui ne lui pardonnait pas d'avoir accepté de partager le pouvoir avec les rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir à Kigali.
"Nul n'ignore que M. Jean Mutsinzi, président de cette commission, est un membre fondateur du FPR" et qu'il ne pouvait que blanchir l'actuel chef de l'Etat Paul Kagame "ainsi que ses camarades et compagnons de lutte", poursuit le texte.
"Des enquêtes internationales les désignent comme instigateurs et commanditaires de l'attentat", ajoute la famille Habyarimana, citant notamment celle débutée par le juge français Jean-Louis Bruguière et celle de Michael Hourigan, ex-enquêteur australien du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Les Habyarimana, qui "continuent à déplorer l'inertie de la communauté internationale quinze ans après les faits", estiment que "sans une élucidation sérieuse et crédible de l'attentat du 6 avril 1994, le génocide rwandais continuera à être instrumentalisé par ceux qui n'ont aucun intérêt à ce que la vérité se sache".
"Il est de notoriété publique que le génocide rwandais a été déclenché par l'attentat du 6 avril 1994, un acte terroriste sans lequel le Rwanda et, sans nul doute, toute la région des Grands lacs, n'auraient sombré dans le chaos", conclut le communiqué.
Le génocide qui a suivi a fait près de 800 000 tués, selon l'ONU, essentiellement des Tutsis.
Source: http://www.rtbf.be/info/economie/la-famille-habyarimana-denonce-la-manipulation-de-lenquete-rwandaise-181560
28 janvier 2010
Un ex-pilote rwandais réfute les conclusions du rapport Mutsinzi
Commandé par le gouvernement rwandais en réponse aux accusations du juge Français Jean-Louis Bruguière, le rapport dit Mutsinzi a donné une seule conclusion:« De l'avis du comité, l'avion Falcon 50 du président Habyarimana a été abattu à partir du domaine militaire de Kanombe par des éléments des Forces armées rwandaises qui contrôlaient cette zone. » Le major pilote Jacques Kanyamibwa qui vit à Toulouse n'est pas de cet avis. Dans un témoignage diffusé par la chaîne britanique BBC, il a démontré de façon détaillée et technique que les missiles qui ont abattu l'avion le 6 avril 1994 ne pouvaient être tirés du camp Kanombe. "L'avion serait tombé comme une pierre creusant un cratère. Il s'est posé dans les jardins de la résidence présidentiel, ce qui veut dire qu'il a été abattu loin du lieu de chute qui se trouve entre le camp militaire et la piste d'atterrissage." Le major Kanyamibwa qui pilotait un hélicoptère abattu également par un missile du FPR dans le Mutara, a relevé également une discordance dans le rapport entre le côté de l'avion qui a été touché par les deux missiles et leur provenance présumé. Le mystère qui entoure l'assassinat du président Habyarimana continue et les manipulations ne font que alimenter la polémique. Qui ment et pour protéger qui? Sûrement pas les Hutus qui sont pourchassés partout.
8 janvier 2010
Ballet diplomatique à Kigali
Après l'arrivée au Rwanda mercredi de Bernard Kouchner pour réouvrir l' ambassade de France à Kigali confiée à son ami Laurent Contini, c'est le tour du ministre allemand de la coopération économique et le dévéloppement, Nirk Niebel, qui débarque ce vendredi au Rwanda à la tête d'une délégation de 50 personnes parmi lesquelles des hommes d'affaires. Contrairement à la France qui tente d'ouvrir des centres culturels dans un pays où le français est bani, l'Allemagne gagne des marchés. C'est une entreprise allemande qui construira le chemin de fer reliant Isaka en Tanzanie à la grande gare du Bugesera, près du nouvel aéroport international. D'autres sociétés allemandes ont gagné des marchés de construction de routes. La France n'a toujours rien obtenu comme marché et risque de ne pas en avoir pour longtemps. Même les Hutus majoritairement francophones commencent à être séduits par les Anglo-saxons à travers la BBC et la Voix de l'Amérique qui ont des émissions en Kinyarwanda et qui donnent la parole aux opposants au gouvernement rwandais.
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France-Rwanda. Les affaires reprennent
Marianne du 30 janvier au 5 février 2010
Kigali vaut bien une messe. Et tant pis si l'office est dit par des incroyants. Consacrée par le déplacement de Nicolas Sarkozy, fin février, la réconciliation franco-rwandaise n'est pas une affaire de vérité mais d'intérêts. Celui de Paris est de pas abondonner aux seuls Chinois et Américains le très prometteur marché régional des Grands Lacs, avec les richesses de l'est du Congo. Pour que le business y décolle, un accord de paix générale s'impose. Et il ne se fera pas sans le Rwanda. En revanche qu'attend Paul Kagamé du rapprochement avec Paris? C'est toute la question. En 2006, c'est lui qui avait pris l'initiative de la rupture des relations diplomatiques, une mesure de rétorsion contre la procédure du juge Jean-Louis Bruguière. Celle-ci mettait en cause le rôle de Kagamé et de hauts dignitaires tutsis dans l'attentat contre le Falcon 50 de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, événement déclencheur du génocide qui fit près de 800000 victimes selon l'ONU. Bruguière est à la retraite et, comme par enchantement, plusieurs témoins à charge contre Kagamé se sont ravisés. Mieux: les successeurs du magistrat ne partagent pas du tout sa vision du dossier, et tout le monde feint d'oublier que le Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) porte également de graves accusations contre le FPR, le mouvement que dirigeait Kagamé. Bref, le terrain est dégagé pour des retrouvailles avec l'ancien guérrillero tutsi devenu un homme d'Etat respectable, apprécié par ses pairs d'Afrique australe et de l'Est et courtisé par les grandes puissances. Mais Kagamé a-t-il encore besoin de la France?
Au début du mois, un pseudo << comité indépendant >> rwandais a blanchi Paris de l'accusation d'assistance aux génocidaires hutus. Un geste de bonne volonté donc. Mais la presse locale, pour l'essentiel liée au pouvoir, critique déjà l'organisation régionale que Sarkozy va essayer de vendre au maître de Kigali. Une messe de réconciliation peut-être, mais, pour le mariage, les bans attendront encore longtemps....
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Décès d'un républicain rwandais

Ancien camarade du 5 juillet, le colonel Epimaque Ruhashya est mort à Bruxelles vendredi 5 février à l'âge de 71 ans. Jeune lieutenant, il avait combattu au début des années soixante "les Inyenzi" de l'UNAR qui voulaient restaurer la monarchie. Seul Tutsi haut gradé au sein des Forces armées rwandaises (FAR), il était camarade de promotion de Juvénal Habyarimana qui est sorti major de la première promotion des officiers de l'armée rwandaise. Après le coup d'état du 5 juillet 1973, Ruhashya fut nommé ministre de l'information pendant quelques mois. Il fut également inspecteur général des FAR au ministère de la défense avant sa retraite. Après la victoire du FPR, il fut conseiller auprès du premier ministre.
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11 février 2010
Rwanda: Victoire Ingabire n'est pas candidate, selon Kagame
Le chef l’Etat rwandais, Paul Kagame, s’est prononcé au sujet de la controverse suscitée par les activités de l’opposante Victorie Ingabire. Cette dernière compte se présenter à la prochaine élection présidentielle. La loi n’a pas encore avalisé sa candidature, a déclaré le chef de l’Etat rwandais.
Leader du Front démocratique, Mme Ingabire dit, pour sa part, qu’elle souhaite rencontrer le président Kagame en vue de discuter des conditions de la tenue de la présidentielle. « Le président Kagame est le représentant de la loi, donc il est le représentant d’un pays ; donc moi et lui, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes plutôt des adversaires », a déclaré l’opposante rwandaise.
Source: Voice of America
Des médecins rwandais harcelés par Kigali
Après le Dr Eugène Rwamucyo et le Dr Sosthène Munyemana vivant en France, c'est le tour du Dr Pierre Mugabo d'être harcelé par Kigali. Ancien professeur de pharmacologie à la faculté de médecine de Butare, il travaille actuellement au département de pharmacologie de l'université du Cap Ouest en Afrique du Sud. Son accusation n'est pas claire. Selon le journal anglophone The New Times du 16 février 2010, proche du régime rwandais, c'est plutôt son épouse Félicité Musanganire qui a été condamnée pour génocide par contumace à 25 ans de prison par un tribunal gacaca de la province Sud en 2006. L'auteur de l'article qui a tenu à rappeler que c'est la fille du premier président de la république rwandaise, Dominique Mbonyumutwa, a rajouté: << Son mari n'a pas les mains propres non plus. Il est dans le fameux groupe des autres neufs docteurs condamnés l'an dernier par le tribunal gacaca du secteur Ngoma dans la province Sud>>. Ces médecins sont: Dr Pascal Habarugira (en prison), Dr Jean Népomuscène Nsengiyumva, Dr Bruno Ngirabatware (en prison), Dr Séraphin Bararengana, Dr Ignace Bigirimana, Dr Geoffroy Gatera (mort à la sortie de prison), Dr Alphonse Karemera, Dr Sosthène Munyemana et Dr Charles Sijyeniyo.
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22 février 2010
Rwanda: trois partis politiques créent une plate-forme de l'opposition

Frank Habineza Bernard Ntaganda

Victoire Ingabire Umuhoza
KIGALI (AFP) - Trois partis rwandais de l'opposition, dont un seul est agréé par le gouvernement, ont créé une plate-forme dans le but de mieux faire entendre leur voix "devant l'opinion publique nationale et internationale", ont-ils annoncé dans un communiqué transmis dimanche à l'AFP. Appelée "Conseil de concertation permanente des partis d'opposition (CCP)", cette plate-forme comprend les Forces démocratiques unifiées (FDU), le Parti démocratique vert du Rwanda et le Parti social Imberakuri (le partisan de la vérité, en langue rwandaise). Lire la suite
Source: AFP
20 février 2010
Triple attentat à Kigali
Un restaurant, une station de bus et un batiment abritant plusieurs commerces ont été la cible d'un attentat à la grenade dans la capitale rwandaise Kigali. Il y a eu un mort et trente blessés selon Radio Rwanda. Ce triple attentat inquiète les autorités rwandaises à la veille de la visite du président français Nicolas Sarkozy qui passera quelques heures au pays des milles collines. Le climat politique est tendu depuis l'agression de l'opposante madame Victoire Ingabire Umuhoza rentrée d'exil et le harcèlement des leaders des partis d'opposition intérieure dénoncé par les organismes de défense des droits de l'homme tels que Human Rights Watch et Amnesty International. Les élections présidentielles auront lieu au mois d'août prochain.
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24 février 2010
Un an et six mois de prison pour les journalistes du journal Umuseso

Charles Kabonero, directeur du journal Umuseso
Le directeur du journal Umuseso Charles Kabonero et le rédacteur en chef Didas Gasana ont été condamnés à un an et six mois de prison ferme avec un million de francs rwandais d'amende par tribunal de première instance de Nyarugenge. Ils ont été condamnés pour avoir tenus des propos jugés injurieux et en rapport avec la vie privée du ministre Protais Musoni, un des poids lourds du FPR. Les journalistes de ce journal indépendant sont régulièrement persécutés par le régime.
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Les actes d’intimidation à l’égard des opposants politiques se multiplient à l’approche de l’élection présidentielle
(Kigali, le 9 février 2010) - Les membres des partis de l'opposition sont la proie d'un nombre croissant de menaces, d'agressions et d'actes de harcèlement à l'approche de l'élection présidentielle prévue en août 2010 au Rwanda, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L'organisation de défense des droits humains a exhorté le gouvernement à ouvrir des enquêtes sur tous ces incidents et à faire en sorte que les militants de l'opposition soient en mesure de vaquer sans crainte à leurs occupations légitimes.
La semaine dernière, des membres des FDU-Inkingi et du Parti démocrate vert du Rwanda - deux nouveaux partis de l'opposition qui portent un regard critique sur les politiques gouvernementales - ont été victimes de graves actes d'intimidation commis par des personnes et institutions proches du gouvernement et du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR). L'un des membres des FDU-Inkingi a été passé à tabac par un groupe de personnes devant le bureau des autorités locales. L'agression semble avoir été bien coordonnée, donnant à penser qu'elle avait été planifiée au préalable.
« Le gouvernement rwandais contrôle déjà étroitement l'espace politique », a expliqué Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique de Human Rights Watch. « Ces incidents ne feront que miner davantage la démocratie en décourageant toute opposition digne de ce nom de participer aux élections. »
Le gouvernement rwandais et le FPR ont farouchement résisté à toute opposition politique ou à toute remise en question plus large de leurs politiques par la société civile. À diverses occasions, le gouvernement s'est servi d'accusations de participation au génocide, ou d' « idéologie génocidaire », pour prendre pour cible ses détracteurs et les discréditer. Le gouvernement actuel, dominé par le FPR, est au pouvoir au Rwanda depuis la fin du génocide de 1994.
Victoire Ingabire, présidente des FDU-Inkingi, fait l'objet d'une campagne publique soutenue de diffamation depuis son retour d'exil aux Pays-Bas en janvier 2010. Elle a été largement condamnée dans les médias officiels et quasi officiels, et qualifiée de « négationniste » du génocide pour avoir déclaré publiquement que les crimes commis contre les citoyens hutus par le FPR et l'armée rwandaise devraient faire l'objet d'enquêtes et que les responsables devraient être traduits en justice.
Passage à tabac de Joseph Ntawangundi Le 3 février, Ingabire a reçu un appel téléphonique du secrétaire exécutif du secteur de Kinyinya, Jonas Shema, qui lui a dit qu'elle devrait se rendre avec ses collègues au bureau de secteur pour aller chercher des documents officiels nécessaires pour la délivrance de leurs cartes d'identité. Lorsque Ingabire et Joseph Ntawangundi, un collègue de son parti, sont arrivés devant le bureau de secteur, ils se sont retrouvés face à un groupe de personnes. Deux hommes ont bousculé Ingabire, l'ont attrapée par les bras et lui ont volé son sac à main qui contenait son passeport. Les agresseurs ont crié : « Nous ne voulons pas de génocidaires ici ! » et « Nous ne voulons pas de gens à l'idéologie génocidaire ! » Ingabire est parvenue à s'enfuir et à rejoindre sa voiture saine et sauve ; certains de ces hommes ont lancé des pierres sur la voiture au moment où elle a démarré.
Les hommes s'en sont alors pris à Ntawangundi, le passant sauvagement à tabac. Ce dernier a expliqué à Human Rights Watch que pendant 45 minutes environ, il a été pris à partie par plusieurs dizaines de jeunes qui lui ont asséné des coups de poing et de pied, l'ont griffé, l'ont jeté en l'air et ont déchiré ses vêtements. Ils lui ont volé sa montre, ses lunettes et ses chaussures. L'agression semble avoir eu pour but non seulement de blesser Ntawangundi, mais également de l'humilier. À un moment donné, six personnes au moins l'ont maintenu en l'air, les jambes écartées, et l'ont emmené vers un arbre. Elles l'ont insulté et l'ont invectivé plus ou moins en ces termes : « On ne veut plus de vous ! Vous n'avez pas droit à une carte d'identité ! »
L'attaque semble avoir été bien organisée. À diverses reprises, lorsque les coups devenaient particulièrement brutaux, des individus qui semblaient être les meneurs ont ordonné aux autres d'arrêter - par exemple, lorsque les agresseurs ont ramassé chacun une pierre sur un tas par terre et s'apprêtaient à les lancer sur Ntawangundi.
Plusieurs témoins ont confié à Human Rights Watch que des policiers et des membres de la Force de défense locale étaient présents lors de l'attaque mais n'ont pas cherché à y mettre fin - Shema, le secrétaire exécutif, ne s'étant apparemment pas davantage donné la peine d'appeler de l'aide.
Finalement, avertis de l'attaque par d'autres membres des FDU-Inkingi, des policiers de la station de police voisine sont intervenus. La foule a suivi Ntawangundi jusqu' à la station de police et est restée là une dizaine de minutes. La police affirme avoir ouvert une enquête mais a refusé de fournir quelque information que ce soit sur les progrès de l'enquête ou sur de possibles arrestations.
Lorsque des représentants de Human Rights Watch se sont entretenus avec Ntawangundi le lendemain du passage à tabac, il souffrait visiblement de ses blessures et éprouvait de la peine à marcher. Bien que des analgésiques lui aient été administrés lorsqu'il s'est rendu à l'hôpital pour recevoir des soins, il a expliqué que ses reins, son dos et sa tête restaient douloureux.
Le gouvernement rwandais et les autorités policières ont offert une version différente des faits, affirmant que des habitants de Kinyinya qui attendaient depuis longtemps pour obtenir leurs documents d'identité s'étaient fâchés et avaient réagi spontanément lorsque Ingabire et son collègue avaient prétendument cherché à passer avant leur tour. Cette version a été largement diffusée par les médias rwandais et internationaux.
Lors d'une conversation téléphonique avec Human Rights Watch, le porte-parole de la police Éric Kayiranga a minimisé l'incident, déclarant toutefois que la police menait son enquête. Human Rights Watch a tenté à diverses reprises de prendre contact avec Shema, le secrétaire exécutif de Kinyinya, mais il était injoignable.
Arrestation de Joseph Ntawangundi Trois jours plus tard, le 6 février, la police a arrêté Ntawangundi à la suite d'accusations de participation au génocide. Elle lui a annoncé qu'une juridiction gacaca, tribunal local mis sur pied pour juger les crimes perpétrés pendant le génocide, l'avait reconnu coupable par contumace. Il a tout d'abord été placé en détention à la station de police de Remera, à Kigali, sans être informé des chefs d'inculpation précis retenus contre lui. Son avocat rwandais n'a pas été autorisé à le voir le 6 février mais un avocat étranger a pu lui rendre visite le lendemain. Il a été transféré à la prison de Kimironko le 8 février.
Les FDU-Inkingi ont déclaré que Ntawangundi vivait à l'étranger au moment du génocide et qu'il n'avait jamais entendu parler des accusations portées contre lui avant le jour de son arrestation, lorsqu'un article reprenant ces allégations avait été publié dans le New Times, un journal rwandais fidèle à la ligne du gouvernement.
Intimidation de membres du Parti vert Lors d'un autre incident survenu le 4 février, le président du Parti vert, Frank Habineza, parlait avec un membre du parti dans un restaurant de Kigali lorsqu'un homme qu'Habineza ne connaissait pas s'est approché et l'a salué par son nom. L'homme, qui a refusé de dévoiler son identité, a demandé à Habineza de le recruter au sein du Parti vert.
L'homme a ensuite demandé à Habineza pourquoi il rejetait ceux qui l'avaient aidé (faisant allusion aux liens qu'Habineza entretenait antérieurement avec le FPR) et pourquoi il passait du temps avec Ingabire. Il a averti Habineza qu'on le surveillait et « qu'ils » savaient ce qu'il faisait et qui il voyait. L'homme a fourni des détails précis sur les rendez-vous qu'Habineza avait eus et prévoyait d'avoir. Il lui a dit : « Nous te surveillons de très près. Fais attention. » L'identité de l'homme n'est toujours pas connue mais ses commentaires indiquent qu'il pourrait avoir des liens étroits avec le gouvernement.
« Cette multiplication des attaques contre les membres des partis de l'opposition ne présage rien de bon pour l'élection », a souligné Georgette Gagnon. « Le gouvernement rwandais devrait sans délai ouvrir des enquêtes sur ces incidents, traduire les responsables en justice et veiller à ce que l'ingérence dans les activités des partis de l'opposition cesse. »
Contexte Les opposants et les détracteurs du gouvernement ne cessent d'être confrontés à des menaces et à des obstacles à leur activité politique légitime au Rwanda.
En 2009, plusieurs meetings du Parti vert et du PS-Imberakuri - autre parti de l'opposition - ont été dispersés par la police, parfois violemment. Depuis lors, ces deux partis ont du mal à obtenir l'autorisation officielle d'organiser des meetings. Les partis politiques doivent être officiellement agréés avant de pouvoir présenter des candidats aux élections et certains actes d'intimidation semblent avoir eu pour but d'entraver ces procédures. Le PS-Imberakuri a fini par obtenir son agrément en novembre. Le Parti vert n'y est pas encore parvenu, en dépit de plusieurs tentatives. Les membres du Parti vert ont été en butte à des pressions pour qu'ils renoncent à leurs activités politiques et certains ont reçu des appels téléphoniques anonymes demandant des informations à propos d'Habineza et de ses projets de déplacement.
Fin 2009, Bernard Ntaganda, président du PS-Imberakuri, a été convoqué devant le Sénat pour répondre d'accusations d' « idéologie génocidaire » en rapport avec des déclarations publiques qu'il avait faites critiquant le gouvernement. L'affaire Ntaganda est toujours à l'examen devant le Sénat, lequel a indiqué que le dossier pourrait être renvoyé aux fins de poursuites pénales.
Les activités de l'opposition politique avaient également fait l'objet de sévères restrictions lors des élections législatives de septembre 2008, à l'occasion desquelles les candidats du FPR avaient remporté 79 pour cent des voix. Les observateurs de l'Union européenne avaient relevé des irrégularités procédurales dans plus de la moitié des bureaux de vote, la domination du FPR dans les médias, ainsi que l'absence de pluralité politique, due en partie à la crainte d'accusations d' « idéologie génocidaire ».
1 février 2010
Le docteur Munyemana parle d'«acharnement
«C'est de l'acharnement ! » Hier, le docteur Sosthène Munyemana, médecin urgentiste au sein de l'hôpital Saint-Cyr depuis un peu plus de huit ans, a décroché son téléphone afin de dénoncer ce qu'il considère comme du « harcèlement ». Ses propos visent le Collectif girondin pour le Rwanda dont une vingtaine de membres a manifesté samedi matin (lire « Sud Ouest Dimanche ») devant les portes de l'hôpital afin de réclamer la suspension des activités du docteur rwandais soupçonné d'avoir participé au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.
« Ils veulent mon renvoi »
Le collectif des Girondins avait été le premier en 1995 à porter plainte contre Sosthène Munyemana avant d'être mis en sommeil suite notamment aux décès de deux des figures de proues de ce dossier. C'est il y a peu qu'il a été réactivé. La médiatisation du cas d'un autre médecin rwandais à Maubeuge, suspendu de ses fonctions après qu'il a été révélé son avis de recherche par Interpol, a été le point de départ du retour sur la scène médiatique du cas Munyemana.
L'intervention de Pierre Péan, qui a défendu le médecin villeneuvois et dont les positions sur le génocide rwandais sont très controversées a semble-t-il achevé de mettre le feu aux poudres. « Les rescapés du génocide ne peuvent plus tolérer qu'une personne comme Sosthène Munyemana dont la responsabilité est écrasante dans les massacres de Tumba, puissent se poser en victimes », s'insurge Pascal Bianchini, le porte-parole du Collectif girondin pour le Rwanda, qui brandit un rapport d'African Rights dans lequel le médecin villeneuvois est épinglé par de nombreux témoignages. L'intéressé a toujours réfuté ces accusations jugeant là qu'il était victime d'un « complot » et des tensions entre la France et le Rwanda.
« L'épouse d'un de mes principaux détracteurs au Rwanda, qui a fui Bordeaux, après qu'il a été découvert qu'un document de l'ONU m'accusant était un faux, fait comme par hasard partie du collectif. En outre, le collectif ment à l'évidence sur certains points. Pourquoi faudrait-il le croire sur tout le reste ? », estime Sosthène Munyemana qui n'a jamais été inquiété par la justice française depuis qu'il est dans l'Hexagone. « Il y a 16 présumés génocidaires en France et aucun procès ne s'est jamais tenu alors qu'en Belgique, aux Pays-Bas et au Canada, il y en a eu », rétorque Pascal Bianchini.
« Si le collectif réclame la justice alors pourquoi ne se déplace-t-il pas devant le palais de justice de Bordeaux plutôt que devant l'hôpital de Villeneuve. Ce qu'ils veulent en fait c'est mon renvoi. » Jusqu'ici, l'hôpital de Villeneuve a toujours soutenu son médecin se rangeant derrière la présomption d'innocence.
Les choses pourraient s'accélérer en fin de semaine. Le parquet général de Bordeaux doit rendre son jugement concernant la demande d'extradition émise par le Rwanda à l'encontre de Sosthène Munyemana. Là-bas, en 2008, il a été condamné par contumace à la perpétuité. Mais le médecin se dit « serein au vu du dossier ».
Source:http://www.sudouest.com/lot-et garonne/actualite/villeneuvois/article/853302/mil/5657253.html
2 février 2010
Rwanda: Démission de Mgr Kizito Bahujimihigo
Selon le très informé et proche du pouvoir, The New Times, l'évêque catholique des diocèses de Kibungo et de Ruhengeri, Mgr Kizito Bahujimihigo, a présenté sa démission au Vatican. Il est accusé de malversations financières ayant entraîné un déficit de 400 millions de francs rwandais au diocèse de Kibungo. Le diocèse de Kibungo sera administré temporairement par l'archevêque de Kigali, Mgr Thaddée Ntihinyurwa, celui de Ruhengeri par Mgr Habiyambere. L'information a été livrée à The New Times par l'évêque de Kabgayi, Mgr Semarigande Mbonyintego.
Né le 5 décembre 1954 à Rwamagana, Kizito Bahujimihigo avait été nommé évêque du diocèse de Kibungo par le pape Benoît XVI le 28 août 2007. Il administrait à la fois le diocèse de Ruhengeri où il avait remplacé en 1998, Mgr Phocas Nikwigize, et le diocèse de Kibungo. Docteur en psycho-pédagogie, il était également président de la conférence des évêques catholiques du Rwanda. Il a démissionné car il ne supportait plus les accusations qu'il juge infondées. Mgr Bahujimihigo est Hutu.
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25 février 2010
Six questions sur une enquête
Qui a tué le président Habyarimana ?
La nuit est tombée sur Kigali, ce 6 avril 1994, lorsque le Falcon 50 offert par la France au président Habyarimana amorce sa descente dans une ambiance tendue. "Nous ne sommes pas tranquilles", a confié, quelques semaines plus tôt, Jean-Pierre Minaberry, copilote, dans une lettre envoyée à son employeur où il évoque le risque de tirs de missiles du Front patriotique rwandais (FPR). Les accords d'Arusha (Tanzanie) signés huit mois plus tôt, qui organisent le partage du pouvoir, peinent à s'appliquer. L'ambiance est à la veillée d'armes.
Kigali est en principe sous le contrôle des casques bleus de la Minuar (Mission des Nations unies au Rwanda) et 600 soldats rebelles du FPR ont été autorisés à s'installer dans les locaux du Conseil national du développement (CND), le Parlement. Des assassinats politiques ont fait encore monter la tension. Mais lors du sommet régional de Dar es-Salam (Tanzanie) d'où il rentre en avion, le président Habyarimana a fait part de sa détermination à installer un gouvernement d'union dès le lendemain.
Deux missiles atteignent le flanc gauche du Falcon peu avant l'atterrissage. Les corps déchiquetés des 12 occupants tombent, éparpillés, dans le jardin de la résidence présidentielle. Les massacres de Tutsi et d'opposants hutu se généralisent quelques heures plus tard.
Deux scénarios de l'attentat sont avancés :
Pour les tenants de l'ancien régime et le juge Bruguière, le FPR de M. Kagamé a préparé l'assassinat du président Habyarimana, parce qu'"avec un événement aussi grave (...) se produirait une grande confusion (...) et que cette situation lui serait profitable pour prendre le pouvoir", a affirmé en 2003 au juge français Abdul Ruzibiza, un ex-lieutenant FPR qui s'est rétracté depuis sans en informer le juge. "Kagamé disait que, pour en finir avec le régime hutu, il fallait tuer Habyarimana", appuie en 2004 Aloys Ruyenzi, un ancien militaire chargé de la garde rapprochée du chef du FPR. La perspective d'élections que le FPR, représentant les Tutsi - minoritaires -, n'aurait pu remporter a aussi pesé, selon le juge français.
A l'inverse, pour le gouvernement rwandais actuel, des Hutu extrémistes préparant le génocide ont assassiné le président pour l'empêcher de partager le pouvoir avec le FPR. Des officiers "se sont estimés trahis et humiliés" par les accords d'Arusha qui prévoyaient la fusion des deux armées, a témoigné Jean Birara, ancien gouverneur de la Banque du Rwanda, dès mai 1994, devant des enquêteurs belges. L'un d'eux, le colonel Théoneste Bagosora, organisateur du génocide, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 2008, "a pris la décision d'abattre l'avion du président". De fait, c'est lui qui a pris le pouvoir et fait assassiner le premier ministre de transition, Hutu modérée, Agathe Uwilingiyimana.
La thèse est appuyée par le rapport confié par le gouvernement rwandais au juriste Jean Mutsinzi, versé au dossier français en janvier 2010. Le document affirme que l'attentat "n'est qu'une modalité d'exécution (d'un) coup d'Etat" programmé par les extrémistes hutu, "une occasion propice de parachever le génocide en rendant les Tutsi responsables de (la) mort" du président.
D'où ont été tirés les missiles ?
Pour le régime actuel, les tirs sont partis du camp militaire des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes) de Kanombe, qui jouxte l'aéroport. "J'ai aperçu un point lumineux partir du sol. La direction du départ de ce point était le camp de Kanombe", a témoigné le caporal belge Mathieu Gerlache, en mai 1994. Le fait que le camp ait été fermé aux casques bleus au moment de l'attentat, de même que le site du crash pendant un mois, renforce cette accusation. Des experts militaires britanniques, dépêchés sur place en 2009 par les autorités rwandaises, tendent à la confirmer. Mais les témoignages contraires à la thèse gouvernementale ne leur ont pas été communiqués. Après examen des débris du Falcon, ils notent que les preuves matérielles "ne sont plus disponibles".
L'enquête Bruguière, elle, désigne le lieu-dit "la ferme de Masaka". Le FPR s'y est infiltré, a témoigné Emmanuel Ruzigana, un ancien soldat, livrant un récit circonstancié de son équipée dans la clairière de Masaka, "le lieu du site de tir". En juillet 2003, M. Ruzibiza a décrit au juge l'arrivée sur les lieux des missiles, "dans un Toyota Stout 2200 de couleur blanche chargé de cartons de cannettes de bière vides". Il a détaillé sa propre mission de surveillance et désigné le nom des deux tireurs placés "à une vingtaine de mètres de (lui)". Mais le scénario d'un montage des militaires hutu, abandonnant des lance-missiles à Masaka afin d'accuser leurs adversaires est aussi envisageable.
Sur quelles bases le juge Bruguière a-t-il accusé le président Kagamé ?
Le magistrat a écarté l'hypothèse accusant les extrémistes hutu qui, d'après lui, "n'avaient aucune raison d'attenter à la vie" du président, car ils avaient obtenu d'entrer au gouvernement. Sur la foi de témoignages nombreux et précis, il a acquis la conviction de l'existence d'un "complot" ourdi par M. Kagamé pour éliminer Juvénal Habyarimana. Il a constaté que le "sommet" de Dar es-Salam, qui avait motivé le voyage fatal, avait été dirigé avec lenteur par le président ougandais Yoweri Museveni, allié du FPR, pour obliger le Falcon à voler de nuit et "faciliter la réalisation de l'attentat". Le président zaïrois Mobutu Sese Seko avait d'ailleurs décidé de ne pas s'y rendre. Il en aurait été dissuadé par le chef de ses services de renseignement, assure un article de Jeune Afrique versé au dossier. Selon l'ancien "gendarme de l'Elysée" Paul Barril, entendu dès 1999 par le juge Bruguière, Mobutu avait même déconseillé à Habyarimana, qu'il avait rencontré la veille de l'attentat, d'entreprendre ce voyage.
12 mars 2010
Rwanda: Drôles de coincidences

Grégoire Kayibanda Dominique Mbonyumutwa
Le gouvernement rwandais a donné 60 jours à la famille de Dominique Mbonyumutwa pour exhumer les restes du premier président interimaire de la république rwandaise. Les autorités rwandaises veulent rénover la place où il est enterré à Gitarama. En même temps, elles annoncent avoir découvert un arsenal d'armes dans la résidence du premier président élu de la république et père de l'indépendance du Rwanda, Grégoire Kayibanda. La coincidence est troublante au moment où le pays est frappé par des attentats attribués aux dissidents du FPR.
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14 mars 2010
Le nouveau Kayumba Nyamwasa
Selon certains observateurs, le général Kayumba Nyamwasa qui était le chouchou des extrémistes Tutsis, aurait changé et mûri politiquement. Débarrassé de ses vieux démons, rongé par ses crimes et touché par l'ampleur des massacres du FPR sur les populations civils Hutus, il aurait proposé à Paul Kagame une amnestie générale pour tous les crimes perpétrés au Rwanda depuis octobre 1990. Maintenant il doit convaincre qu'il a vraiment changé, qu'il ne fait plus partie du cercle des extrémistes Tutsis qui ne veulent aucun partage du pouvoir. Ses premières déclarations sur la Voix de l'Amérique de son exil sud-africain ont été plus que claires sur son différend avec l'homme fort de Kigali. Mais il n'a pas dévoilé ses intentions.
Lire son parcours et ses remords sur le lien suivant en Anglais:
Son interview sur la Voix de l'Amérique (VOA) en Kinyarwanda
25 février 2010
France-Rwanda : le grand rabibochage

Bel exemple de realpolitik ! La rencontre entre les présidents Sarkozy et Kagame permet à la France de reprendre pied au Rwanda et de normaliser ses relations avec un partenaire important.
À Paris comme à Kigali, on ne s'attend pas à des effusions, mais la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Paul Kagame convient à chacun. « Un pays comme le Rwanda ne peut se payer le luxe d'avoir un ennemi qui, à son échelle, est une grande puissance », explique Servilien Sebasoni, conseiller en communication du Front patriotique rwandais (parti présidentiel).
À Kigali, on estime que, depuis 1994, et le génocide (800 000 morts en majorité des Tutsis), la France aurait pu jouer plus positif au sein des instances internationales comme l'Union européenne, le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Si l'on ne s'attend guère à ce que Nicolas Sarkozy fasse oeuvre de repentance, on se réjouit toutefois du fait que sa visite mette un point final à l'attitude de ses prédécesseurs, qui considéraient Paul Kagame comme un partenaire infréquentable.
Le Rwanda, un marché
Pour Paris, cette visite consacre d'abord l'espoir d'un coup d'arrêt à la dégradation de son image dans la région. La publication, en novembre 2008, du rapport d'une commission d'enquête rwandaise incriminant le rôle de trente-trois personnalités françaises (dont Dominique de Villepin, alors directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé) durant le génocide de 1994, avait pollué les rapports déjà tendus entre les deux États.
Au Rwanda, petit pays mais à haute valeur symbolique, la France a aussi des positions commerciales à reconquérir. Depuis 1994, Londres (Tony Blair est le conseiller politique de Kagame), Washington et d'autres l'ont devancée en tant que partenaires de ce pays classé par la Banque mondiale comme offrant un excellent environnement des affaires. En fait, le Rwanda est l'État le mieux structuré et le plus stable de la région, la plate-forme pour l'évacuation et la transformation des ressources naturelle du Congo tout proche.
Paris souhaite donc favoriser l'éclosion de projets « communs », notamment dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture, de l'exploitation forestière. La décision, l'an dernier, de Paul Kagame et du président congolais Joseph Kabila d'exploiter en commun le gaz méthane du lac Kivu, pour produire de l'électricité, offre également des opportunités aux sociétés françaises.
La lettre Africa Energy Intelligence de Paris suggère que la visite du président Sarkozy pourrait déboucher sur une conférence internationale, à Paris et sur la construction du barrage hydroélectrique de Ruzizi III, en territoire congolais. Une conférence des bailleurs pourrait réunir, en mai ou juin, à Nice cette fois, les États de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (Burundi, Rwanda, Congo-Kinshasa).
François MISSER.
5 mars 2010
Deux attaques à la grenade font 16 blessés à Kigali
Deux attaques à la grenade font 16 blessés à KigaliLes explosions quasi simultanées de deux grenades ont fait 16 blessés à Kigali, la capitale du Rwanda, où un incident similaire avait fait deux morts il y a deux semaines, annonce la police.
Les deux explosions se sont produites jeudi en début de soirée, à dix minutes d'intervalle.
"Nous enquêtons encore pour savoir si elles sont coordonnées ou pas et qui sont les vrais assaillants. Nous ne savons pas encore s'il s'agit des mêmes" responsables qu'il y a deux semaines, a dit par téléphone à Reuters le porte-parole de la police, Eric Kayiranga.
Les autorités ont imputé les trois attaques à la grenade du 20 février à l'ancien chef de l'armée Faustin Kayumba Nyamwasa, qui a démissionné la semaine dernière de son poste d'ambassadeur en Inde et s'est réfugié en Afrique du Sud.
Trois suspects avaient été arrêtés après ces explosions.
Seize ans après le génocide et au prix d'un renforcement de la sécurité, le Rwanda est un pays réputé stable par rapport à ses voisins et le président Paul Kagamé a tenté mercredi de dissiper les craintes quant à un regain de violences dans son pays. Ses détracteurs l'accusent de ne pas tolérer d'opposition.
Source: REUTERS
22 mars 2010
Le Rwanda a vendu plus de la moitié de ses entreprises à privatiser
L'Etat rwandais a vendu 56 des 94 entreprises ou services publics visés par son programme de privatisation, ce qui lui a rapporté 75 milliards de francs rwandais (95 millions d'euros), a rapporté vendredi Radio Rwanda, citant le ministre des Finances, John Rwangombwa. Le ministre a présenté jeudi au Sénat un rapport sur l'avancement du processus de privatisation qui a débuté il y a 12 ans. M. Rwangombwa a expliqué à la chambre haute du Parlement que l'argent issu de la vente d'établissements et services publics était investi dans divers projets de développement, selon la radio. Par ailleurs, sur les 94 entreprises visées, 7 ont été liquidées parce qu'elles avaient fait faillite tandis que 10 ont été retirées du programme de privatisation, a poursuivi la radio sans autre précision. L'Etat a repris possession de 10 établissements à cause de leur emplacement potentiellement nuisible à l'environnement, a expliqué la radio Enfin, 19 établissements publics sont encore actuellement à la vente. L'Etat rwandais a vendu jusqu'à présent des hôtels, des usines, des plantations de thé ou de café, des actions dans des banques ou d'autres entreprises commerciales. Les sénateurs ont fait remarquer au ministre que certains acquéreurs n'honorent pas les engagements contenus dans leur contrat d'acquisition. "Lorsqu'il apparaît qu'un acquéreur ne respecte pas les termes du contrat, l'Etat a le droit de reprendre l'établissement et le revendre à un autre", leur a assuré le ministre.
Source: www.lesechos.fr
22 janvier 2010
Un Rwandais réclamé par Kigali arrêté
Un Rwandais a été arrêté aujourd'hui dans le sud-ouest de la France et déféré devant le parquet général en vertu d'un mandat d'arrêt international délivré par Kigali qui l'accuse d'avoir participé au génocide de 1994, a-t-on appris de sources proches du dossier.
Ce Rwandais, médecin, Sosthène Munyemana, a été arrêté dans la banlieue de Bordeaux, à Villeneuve-sur-Lot où il exerçait aux urgences depuis huit ans, par des membres de la police judiciaire française.
Placé sous contrôle judiciaire, il lui a été notifié une convocation devant la chambre d'intruction extraditionnelle de la cour d'appel de Bordeaux qui décidera de son sort, selon l'une de ces sources.
Le Dr Munyemana est fiché par Interpol depuis 2006 pour participation au génocide et crimes de guerre lors du génocide au Rwanda en 1994 à la suite du mandat d'arrêt international émis par Kigali.
Il affirme faire l'objet d'accusations mensongères de la part d'un bureau au Rwanda du Haut Commissariat des droits de l'Homme de l'ONU.
En France, ce médecin originaire de la région de Butare (sud du Rwanda) est visé par une information judiciaire ouverte en 1995 à Bordeaux et transférée en 2001 à Paris. Il a le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen.
A ce jour, quatre demandes d'extradition présentées par Kigali visant des Rwandais installés en France et soupçonnés de participation au génocide ont été refusées par la justice française.
Cette affaire intervient alors que Kigali et Paris ont repris fin novembre leurs relations diplomatiques après trois ans de rupture. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est rendu début janvier à Kigali et a rencontré le président Paul Kagame. Perpétré par des extrémistes hutus, le génocide d'avril à juillet 1994, a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsi.
Source: http://www.lefigaro.fr
3 avril 2010
Rwanda: L'ancien président d'Ibuka nommé ambassadeur en Chine

Le conseil du gouvernement rwandais présidé par Paul Kagame, a nommé deux nouveaux Ambassadeurs. François Xavier Ngarambe, ancien président d'Ibuka, a été nommé Ambassadeur du Rwanda en Chine. Haut cadre du FPR, monsieur Ngarambe fut secrétaire général du parti au pouvoir et porte-parole du forum des partis politiques tolérés. Jean Damascène Bizimana, ancien Ambassadeur au Pays Bas qui a récemment demandé asile au Royaume Uni au lieu de rentrer à Kigali, a été remplacé par madame Immaculée Uwanyirigira .
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20 mars 2010
Une attaque au Bugesera fait 17 blessés

Photo: a31.idata.over-blog.com
Le village de Kindama, secteur de Ruhuha dans le district de Bugesera, a été attaqué par des assaillants non identifiés. Cette attaque survenue dimanche le 14 mars a fait 17 blessés. Cinq parmi les personnes blessées ont été soignés à l'hôpital de Nyamata et les autres au Centre de santé de Ruhuha. Cette information révélée par The New Times a été confirmée par le maire-adjoint du district chargé des affaires économiques, Julius Rukundo. Les motivations et la provenance des assaillants restent inconnues selon les autorités rwandaises. Cette attaque survient après deux autres à la grenade à Kigali il y a quelques jours qui a fait 16 blessés.
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Rwanda: Umuseso et Umuvugizi suspendus pour 6 mois
Les autorités rwandaises ont supendu pour une période de 6 mois la publication des journaux Umuseso et Umuvugizi. Umuseso est condamné pour avoir révélé une supposée liaison entre le ministre de l'intérieur et la maire de la ville de Kigali. Umuvugizi a été également accusé d'avoir publié un article sur une liaison extra-conjugale entre
8 avril 2010
Rwanda: "Personne n'a encore reconnu la réalité des erreurs"
Il y a seize ans, le 7 avril 1994, débutait le génocide au Rwanda. Près d'un million de Tutsis et de Hutus modérés ont été tués. Pour leJDD.fr, le sociologue André Guichaoua*, témoin des événements en 1994, revient sur les nombreuses zones d'ombre qui demeurent, seize ans après les massacres.
Dans votre dernier ouvrage, vous qualifiez de "certaine" la thèse selon laquelle l'actuel président du Rwanda, Paul Kagamé, est à l'origine de l'attentat du 6 avril contre l'avion du président Habyarimana… La question demeure ouverte car personne n'a voulu s'en charger. Beaucoup d'hypothèses ont été avancées. On a d'abord parlé de l'opposition interne mais cette hypothèse est très rapidement apparue comme étant saugrenue. Il y a l'hypothèse pas totalement évacuée d'extrémistes hutus issus de la mouvance présidentielle qui auraient décidé d'assassiner leur propre porte-parole, c'est-à-dire le président, car il n'était pas, à leurs yeux, un élément suffisamment radical. Et enfin, la dernière hypothèse est celle du Front patriotique rwandais [FPR, formation de Paul Kagamé, ndlr], qui apparaît à l'époque comme l'adversaire le plus déterminé. Mais depuis, tout a été fait pour empêcher le progrès des investigations.
Votre enquête vous a toutefois amené sur la piste du FPR… J'étais à Kigali en 1994. Dès le début, j'ai entendu des accusations très fortes [contre le FPR, ndlr]. A partir de 1999, plusieurs témoins issus du FPR ont commencé à avancer des éléments mettant en cause leurs propres troupes. En 2002, des officiers de l'armée rwandaise ont rédigé un rapport en sens. Ils ont voulu le transmettre à la procureure du TPIR [Tribunal pénal international pour le Rwanda] mais elle l'a refusé, peut-être parce qu'elle avait d'autres hypothèses. J'ai eu ces éléments et j'ai estimé qu'après m'être tu pendant de très longues années, je n'avais pas à utiliser ni le conditionnel ni à parler de convictions sur ce sujet. Mais il appartient aux juges de mener à terme ces investigations, pour peu que leurs autorités de tutelle leur en laisse la possibilité…La suite sur le site du JDD: http://www.lejdd.fr
10 avril 2010
Le premier vice/président du FDU INKINGI dément la destitution de madame Ingabire

Eugène Ndahayo, premier vice/président du FDU INKINGI, dément un coup de force à la tête du parti. Le journal anglophone The New times proche du FPR avait annoncé que madame Victoire Ingabire avait été écartée de la présidence du parti FDU INKINGI. Sur les antennes de la BBC GAHUZAMIRYANGO, Eugène Ndahayo a démenti cette information qu'il juge de mensonge. "Madame Ingabire est toujours la présidente de notre parti et elle est notre candidate aux élections présidentielles d'août prochain", a-t-il précisé. Il a rajouté qu'un comité de soutien à la candidate a été formé aux Pays Bas pour les Rwandais vivant à l'étranger. Monsieur Ndahayo est président de ce comité de soutien.
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15 mars 2010
Kigali dévoile la liste de ses ennemis à combattre
Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus.
12 avril 2010
Rwanda: le général Marcel Gatsinzi quitte le ministère de la défense

Le général ex-FAR Marcel Gatsinzi
Paul Kagame a procédé à un remaniement à la tête des forces rwandaises de défense (FRD) marqué par le départ du général ex-FAR Marcel Gatsinzi du ministère de la défense. Il est remplacé par le général James Kabarebe, chef d'état-major des FRD. Le Lt général Charles Kayonga, commandant de l'armée de terre, a été nommé nouveau chef d'état-major des FRD. Il est remplacé par le major général Caesar Kayizari. Le major Gatete Karuranga promu au grade de Lt Colonel a été nommé chef du service de renseignement extérieur. Le chef de l'armée de l'air le Lt général Charles Muhire a été désigné commandant des forces de réserve. Le commandement de l'armée de l'air a été confié au major Joseph Damari promu directement au grade de colonel sans passer par le grade de Lt colonel.
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13 avril 2010
Un nouveau ministère pour le général ex-FAR Marcel Gatsinzi
Remplacé à la tête du ministère de la défense par un proche de Paul Kagame, le général James Kabarebe, le général ex-FAR Marcel Gatsinzi reste au gouvernement. Le président rwandais lui a créé un nouveau ministère chargé des réfugiés. Marcel Gatsinzi n'avait pas changé de ministère depuis plusieurs années.
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7 avril 2010
Kigali interdit la diffusion des images choquantes pendant la période du deuil
Memorial de Gisozi. Photo: tripadvisor.fr
Le Rwanda entre ce jour dans la semaine dédiée à la commémoration du génocide rwandais, icyunamo en Kinyarwanda (le deuil). Cette période est jugée sensible par les autorités rwandaises. Pour la première fois depuis 16 ans, les images choquantes ne seront pas diffusées.
Certains Rwandais supportent mal les images qui tournent en boucle sur l'unique chaîne de télévision nationale pendant la semaine du deuil (icyunamo). D'autres ne se sentent plus concernés par cette commémoration qu'ils jugent sélective. Le président rwandais Paul Kagame, que certains suspectaient de faire du génocide "un fonds de commerce", a demandé aux responsables des Medias de ne plus montrer des images ou des films comportant des scènes pouvant heurter la sensibilité des Rwandais pendant cette période. L'office rwandais d'information (ORINFOR) a décidé de ne pas montrer des images choquantes. Même The New Times, une revue anglophone proche du parti au pouvoir, le FPR, n'a pas fait sa une sur le 16è anniversaire du génocide rwandais.
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5 mai 2010
Dominique Mbonyumutwa repose dans un cimetière public

Dominique Mbonyumutwa
Le cerceuil de Dominique Mbonyumutwa, président par interim de la république rwandaise du 28 janvier au 26 octobre 1961, a été déplacé du stade de la démocratie à Gitarama au cimetière public où il repose désormais. La tombe a été ouverte par des prisonniers qui ont transporté le cerceuil au cimetière de Gahondo. Ancien sous-chef de Ndiza et membre du Conseil supérieur du pays, Dominique Mbonyumutwa est mort le 26 juillet 1986. Il est le seul président du Rwanda qui a eu droit aux funérailles officielles. Madame Victoire Ingabire s'est recueillie sur sa tombe mais ne s'est jamais déplacée pour honorer celle du véritable premier président de la république rwandaise, Grégoire Kayibanda. Pour les observateurs de la politique rwandaise, ce fut sa deuxième faute après les mots prononcés au Memorial du génocide à Gisozi qui ont provoqué le tollé au Rwanda.
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17 mai 2010
Un mort et 28 blessés dans deux nouveaux attentats à la grenade à Kigali
Une personne a été tuée, vingt-huit ont été blessées dans deux attentats à la grenade perpétrés samedi soir dans la capitale rwandaise Kigali, a annoncé dimanche le porte-parole de la police, Eric Kayiranga, sur les ondes de la radio publique Radio Rwanda. De similaires attentats à la grenade avaient déjà frappé Kigali le 19 février et le 4 mars, faisant alors au total deux morts et une vingtaine de blessés. Le gouvernement rwandais accuse le général Faustin Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, réfugiés en Afrique du Sud, d'être derrière ces attentats.Mais selon des sources bien informées, ces attentats seraient l'oeuvre des services de sécurité rwandais pour semer le trouble avant les prochaines élections présidentielles d'août prochain qui s'annoncent tendues.
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26 avril 2010
Le Rwanda forme ses futurs leaders politiques
Trente neuf jeunes rwandais viennent de terminer une formation a l,academie des jeunes leaders politiques au Rwanda. Mais leur avenir politique est incertain surtout en ce moment ou de hauts responsables du FPR font defection ou sont emprisonnes.
Ils venaient du FPR et de ses partis satellites composants le Forum des partis. Ces 39 jeunes ont ete encadres par les hauts responsables du FPR qui sont entrain de reecrire l,histoire du Rwanda. On aurait aime savoir quelle histoire du Rwanda est enseignee a ces futurs cadres du pays. Leur avenir politique reste incertain, car cette formation se deroule au moment ou de hauts cadres du FPR font defection. Ils denoncent les abus du pouvoir du chef de l,Etat rwandais et une politique qui ne laisse pas de place a l,opposition. Pour etouffer toute contestation, Paul Kagame a remanie son armee en placant ses proches fideles aux poste-cles. Mais leur passe est douteux et certains sont sous le coup de mandats internationaux, sans oublier le niveau intellectuel qui serait limite pour quelques-uns. Les cadres du parti au pouvoir en prison ou qui ont fui le pays sont surtout des intellectuels bardes de diplomes. Lire le CV du general Karake Karenzi et celui du general Charles Muhire. C,est la politique du FPR qu,il faut changer et non la formation des gens pour faire la meme politique.
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1er juin 2010
Manifestation au sommet France-Afrique de Nice
Plus de 1000 personnes ont manifesté hier à Nice pour dénoncer la venue des dictateurs africains à la côte d'Azur. Les présidents comme Paul Kagame à la tête de petits pays pauvres ont été ignorés par les médias. En revanche, le président sud africain, Jacob Zuma, a eu tous les honneurs à lui seul. Il a éclipsé tout le monde avec un diner en tête à tête avec le président français. Le diner traditionnel entre présidents francophones a été supprimé. Les médias français ont par ailleurs commenté largement l'absence du président de la RDC, Joseph Kabila, qui n'a pas donné de motif. Ceux qui veulent piller les richesses de son pays attendront. Son absence ainsi que celle des autres présidents des pays des Grands Lacs à l'exception de Paul Kagame, a entraîné la suppression du mini-sommet sur l'Afrique centrale. Rappelons que les propos de Nicolas Sarkozy sur le partage des richesses de la RDC avec le Rwanda ont provoqué un tollet dans la communauté congolaise jusqu'au sommet de l'Etat. Ce sommet auquel étaient conviés pour la première fois des industriels français se termine aujourd'hui. Il aura montré que ce qui intéresse le président français, ce sont les richesses du continent africain. Mais il se trompe, les Chinois sont déjà là et l'effet Obama bat son plein.
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16 mai 2010
Marcel Gatsinzi met les pieds dans le plat
Le nouveau ministre des réfugiés et des catastrophes, le général Marcel Gatsinzi, s'est rendu en Ouganda pour sensibiliser les réfugiés au retour. Plusieurs Rwandais quittent le Rwanda en ce moment pour se réfugier dans les pays voisins. L'Ouganda reste la première destination compte tenu de la facilité d'accès dans ce pays. Ces nouveaux réfugiés rejoignent d'autres installés depuis de longues années au camp de Nakivale. Le ministre des réfugiés n'a pas convaincu les réfugiés qui évoquent les problèmes de sécurité et d'emprisonnement dans des endroits inappropriés tels que les contenaires.
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6 avril 2010
Commémoration du génocide rwandais à Bruxelles
Une marche en guise de commémoration du génocide rwandais a été organisée ce mardi 6 avril à Bruxelles. Cette manifestation pacifique a été autorisée par les autorités belges mais avec interdiction de se rendre au Memorial du génocide érigé dans la capitale belge pour éviter des incidents. La date de commémoration du génocide rwandais divise les Rwandais. Pour certains, il a commencé avec l'assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril, pour les autres c'est le 7 avril 1994. Kigali et la diaspora tutsi pro-FPR ne commémorent que le 7 avril, début de la semaine du deuil, icyunamo.
A Kigali, le président Paul Kagame demande pour la première fois de ne plus montrer les images de cadavres à la télévision pendant la période de deuil pour ne pas choquer l'opinion.
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30 mai 2010
Françafrique, Paul Kagame rentre dans les rangs
Paul Kagame sera le seul président des pays des Grands Lacs présent au sommet France-Afrique qui se tiendra à Nice du 31 mai au 1er juin. Après avoir pendant longtemps tourné le dos à la France et adhéré son pays au Commonwealth, il rentre dans les rangs de la Françafrique. La surprise est venue de Kinshasa. Joseph Kabila a annoncé tardivement qu'il ne participera pas au sommet sans donner de motif. Le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni est retenu par une réunion sur la révision de la cour pénale internationale (CPI). Le président burundais Pierre Nkurunziza ne fera pas non plus le déplacement sur la côte d'Azur pour cause d'élections. La communauté des rwandais vivant en Europe a protesté contre la venue en France du président du Rwanda. Elle a appelé à manifester à Nice.
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15 juin 2010
Rwanda, un budget sous perfusion étrangère
Le ministre de l'économie et de la planification économique, John Rwangombwa, a présenté à l'assemblée nationale, un budget de 984 milliards pour l'exercice 2010-2011 dont 348 milliards viendront de l'aide étrangère et 64 milliards d'emprunts. L'état compte trouver 95 milliards à l'intérieur du pays et 479 milliards viendront des impôts.
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12 juin 2010
Arrestation du général Jean Bosco Kazura
Le brigadier général Jean Bosco Kazura a été arrêté. La confirmation a été faite par le porte-parole des forces rwandaises rwandaises de défense (RDF), le Lt colonel Jill Rutaremara. Officiellement il aurait quitté le Rwanda sans autorisation de ses supérieurs hiérarchiques pour se rendre en Afrique du Sud. Il a été rappelé puis arrêté dès son retour au Rwanda. Ancien président de la FERWAFA (Fédération rwandaise de football amateur), il s'est peut-être rendu en Afrique du Sud simplement pour assister à la coupe du monde de football. Ancien commandant-adjoint de la MINUAD, il était chargé de l'instruction militaire (J3) à l'état major des RDF. Les raisons de son arrestation sont plutôt ailleurs. Le général Kazura était le mal-aimé des généraux des RDF. Francophone et originaire du Burundi, il était le plus haut gradé des officiers du FPR qui n'appartiennent pas au clan des Ougandais qui ont confisqué le pouvoir et les affaires. Mais au delà du cas particulier du général Jean Bosco Kazura, c'est le climat tendu qui prévaut au sein de l'armée rwandaise à la veille des élections présidentielles d'août prochain. Son arrestation suit celle des généraux Karake Karenzi et Charles Muhire et la fuite du général Kayumba Nyamwasa.
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3 juillet 2010
BRUTAL DECES DE JOSEPH NZIRORERA
Joseph Nzirorera, 59 ans, ancien secrétaire général du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), en procès pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), est décédé le 1er juillet à Arusha. Selon un communiqué de presse publié par le TPIR, "il est décédé des suites de la soudaine complication d'une longue maladie".
26 juin 2010
Manifestation de l'opposition au Rwanda
Le PS IMBERAKURI et le parti des Verts rwandais (Green party) ont organisé une manifestation au Rwanda pour réclamer le report des élections présidentielles d'août prochain. Leurs candidats respectifs qui n'ont pas encore reçu l'agrément de la commission nationale électorale, ont été arrêtés et retenus par la polce pendant plusieurs heures. Entretemps le candidat du FPR, Paul Kagame, le candidat du PSD, Jean Damascène Ntawukuliryayo, et le candidat du PL, Prosper Higiro, ont déposé leur candidature à la commission électorale. Quant à madame Victoire Ingabire, la commission lui demande de poser sa candidature en candidate indépendante et non comme représentante du FDU INKINGI.
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À six semaines de l'élection présidentielle, la répression contre les opposants au président Kagame s'intensifie. lefigaro.fr
Deux Rwandais et deux Tanzaniens inculpés pour l'attentat manqué contre Kayumba (2/7/2010). rfi.fr/afrique
16 mai 2010
Le nouveau drapeau du Rwanda jeté dans un WC

A Nyamiyaga dans le district de Kamonyo, province Sud, un homme a déchiré le nouveau drapeau du Rwanda et l'a jeté dans un WC. Gardien dans une école primaire, il n'aurait pas accepté son licenciement. Il est actuellement aux mains de la police rwandaise pour acte d'incivilité. A Gikongoro, le nouveau drapeau du Rwanda, avait été volé il y a quelques mois par des hommes inconnus dans un bureau du secteur.
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20 avril 2010
Arrestation du général Karenzi Karake et du général Charles Muhire

Général Emmanuel Karake Karenzi
Le porte-parole des forces rwandaises de défense (FRD), le major Jill Rutaremara, a annoncé hier l'arrestation du général Emmanuel Karenzi Karake et du général Charles Muhire. Selon The New Times, le premier est accusé de mauvais comportement contraire à la discipline des FRD, le second de corruption. Le général Karenzi Karake, ancien commandant-adjoint de la MINUAD au Darfour est sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par la justice espagnole et française. Quant au général Charles Muhire, il venait d'être nommé commandant des forces de réserve lors du dernier remaniement au sein des FRD après la nomination du général James Kabarebe au poste de ministre de la défense. Avant il était commandant de l'armée de l'air.
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19 mai 2010
Un nouveau parti politique rwandais, le Parti du Peuple Rwandais, IMVURA
Le Parti du Peuple Rwandais, IMVURA(la pluie) vient de naître à Londres au Royaume Uni. Son président, John Karuranga, a annoncé que son nouveau parti compte présenter un candidat aux élections présidentielles d'août prochain face au FPR. Il critique la politique de réconciliation menée par le parti au pouvoir depuis 15 ans. Monsieur Karuranga évoque également le manque de transparence dans la préparation des élections présidentielles. Le président du PPR dénonce aussi l'absence d'espace politique pour l'opposition au FPR INKOTANYI qui n'a plus de perspectives d'avenir pour le peuple rwandais.
Qui est John Karuranga?
Rwanda National Liberation Movement (RNLM).
Le parti « Rwanda National Liberation Movement » (RNLM) est incarné par John Karuranga, un réfugié rwandais proche de Museveni. Déjà en 1983, il fut le premier à publier dans les journaux ougandais que des préparatifs d'attaquer le Rwanda étaient en gestation. Après la prise de pouvoir par Museveni en Ouganda en 1986, Karuranga officialisa ses visées politiques en créant le RNLM. Les principes de ce parti sont : unité nationale (national unity), la démocratie (democracy), l'indépendance nationale (national independance) et le progrès social (national progress). En avril 1986, son projet d'attaquer le Rwanda fut révélé au grand public par le journal ougandais Focus. Le tandem Rwigema Kagame fut courroucé par cette révélation prématurée. Karuranga fut mis en prison. C'est sur intervention du HCR et de la Croix Rouge Internationale que Karuranga fut élargi et exilé en Suède. Après la prise de pouvoir par le FPR, il fut l'un des premiers opposants au régime FPR en dénonçant ses massacres massifs des populations civiles. Karuranga fit encore parler de lui en 1988 quand il y a eu une première tentative, à Bruxelles, de mettre sur pied une alliance entre son mouvement le RNLM, le RDR, l'UNAR et les FRD.
L'Union avorta car l'UNAR et le RNLM soupçonnaient les deux autres partis, RDR et FRD, d'avoir un agenda caché. Depuis lors, l'UNAR et le RNLM sont restés muets politiquement.
26 juillet 2010
Le CHRI dénonce de graves atteintes au droit de l'homme au Rwanda
L'Initiative du Commonwealh pour les droits de l'homme (Commonwealth Human Rights Initiative, CHRI) demande une enquête internationale indépendante sur les assassinats perpetrés récemment au Rwanda. Cette organisation a sorti un rapport sur l'assassinat du journaliste Léonard Rugambage et du vice-président du Parti vert démocratique, André Kagwa Rusereka. Selon CHRI il existe des éléments démontrant l'implication du FPR et des services de sécurité dans ces assassinats. Il dénonce également le monopole du pouvoir par Paul Kagame qui veut à tout prix rester à la tête du pays. Il s'était déjà prononcé contre l'adhésion du Rwanda au Commonwealth.
Source: BBC GREATLAKES
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12 août 2010
Rwanda, élection sans enthousiasme
La commission électorale a annoncé officiellement les résultats définitifs de l'élection présidentielle qui s'est déroulée le 9 août. Aucun message de félicitation n'a été adressé au vainqueur et les observateurs étrangers présents sont prudents sur la régularité.
Le président sortant Paul Kagame a obtenu 93,08 %, Dr Jean Damascène Ntawukuliryayo 5,15 %, Prosper Higiro 1,37 %, et Alvera Mukabaramba 0,4 %. Le taux de participation est de 89,06 %. Les observateurs étrangers du Commonwealth et des pays des Grands Lacs ont déclaré que les élections se sont déroulées dans le calme mais ils ne se prononcent pas sur la régularité. Une enquête sera réalisée ultérieurement, a précisé l'ancien secrétaire général de l'OUA, le Tanzanien Salim Ahmed Salim.
Quand aux félicitations au vainqueur, elle se font encore attendre. Aucun chef d'état ou de gouvernement ne l'a fait jusqu'à présent.
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25 juillet 2010
Victoire Ingabire devenue SDF

La présidente du FDU INKINGI n'a plus de domicile fixe. La pression du gouvernement rwandais est tellement forte que personne n'ose plus lui louer une maison d''habitation. Privée de domicile et interdite de quitter le territoire rwandais pour retourner en Hollande où elle réside, elle va se retrouver dans la rue comme un SDF (sans domicile fixe). Le dernier propriétaire de la maison qu'elle louait lui a demandé de partir gentiment et lui a même donné tout l'argent qu'elle avait avancé pour son loyer. Elle aura au moins appris qu'on ne s'aventure pas dans l'Etat-FPR sans risque. La seule chance qu'elle a eu, c'est d'être une femme.
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10 août 2010
Rwanda, après l'élection présidentielle l'incertitude
Selon le président de la commission électorale, le très contesté Chrysologue Karangwa, le président sortant Paul Kagame a été réelu avec un score de 92,9 %. Ceux qu'on appelle ommunément au Rwanda ses accompagnateurs (Abaherekeza), ils ont obtenu respectivement 4,9 % pour Dr Jean Damascène Ntawukuliryayo, 1,5 % pour Prosper Higiro et 0,9 % pour Alvera Mukabaramba. Mais pour Paul Kagame les choses sérieuses commencent maintenant. L'opposition non autorisée à participer aux élections et ses anciens amis du FPR ont appelé à le combattre par tous les moyens. Ils ont traité cette élection présidentielle de mascarade. L'ancien secrétaire général du FPR, le Dr Théogène Rudasingwa, a parlé de fraude organisée sur les antennes de la BBC. Un autre dissident du FPR, John Karuranga, a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaitre le résultat de ces élections et à prendre des sanctions contre le gouvernement rwandais. Le Rwanda entre dans une période d'incertitude et tout est possible y compris le pire.
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24 juillet 2010
Le Rwanda à l'assaut de l'ONU
En quelques jours, la candidate du Rwanda au poste de secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les droits des femmes est devenue archi-favorite. La ministre rwandaise des affaires étrangères, madame Louise Mushikiwabo, dépasse dans les sondages l'ancienne présidente du Chili, madame Michèle Bachelet, qui paye peut-être pour ses origines françaises. La candidature du Rwanda a des atouts mais aussi des handicaps.
Le gouvernement rwandais a mis le paquet pour obtenir ce poste comme il l'a fait pour la présidence de la BAD mais sa candidate a des atouts. Formée à l'université nationale du Rwanda, campus de Nyakinama, et à l'université de l'Etat du Delaware dont le vice-président américain, Joe Biden, fut gouverneur, Louise Mushikiwabo parle couramment l'Anglais et le Français. Son frère Landoald Ndasingwa assassiné en 1994, était marié à une canadienne. Madame Mushikiwabo est très proche du président de la BAD, Donald Kaberuka, dont elle fut porte-parole avant d'être ministre. Mais elle a aussi des handicaps qui peuvent lui coûter cher. Elle a beaucoup critiqué les autorités sud-africaines dans le dossier de tentative d'assassinat du général Faustin Kayumba Nyamwasa. Elle est porte-parole d'un gouvernement qui ne laisse pas de place à l'opposition. Elle a trop critiqué les mandats d'arrêt lancés contre des proches du président rwandais par le juge français Jean Louis Bruguière et le juge espagnol Fernando Merelles qui ont valu un lapin à Paul Kagame lors de son dernier séjour à Madrid.
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16 décembre 2009
Exclusif: Le général Lafourcade interpelle Sarkozy sur le Rwanda
Mercredi 16 décembre, Nicolas Sarkozy va pour la première fois recevoir le président du Rwanda, Paul Kagame. Le général Lafourcade, commandant de l'Opération Turquoise au Rwanda en 1994, interpelle, dans cette lettre ouverte, le président Nicolas Sarkozy pour que soit établie la vérité sur le rôle des troupes françaises sous mandat onusien. La suite de l'article sur:
http://www.marianne2.fr/Exclusif-Le-general-Lafourcade-interpelle-Sarkozy-sur-le-Rwanda_a183132.html
8 décembre 2009
Le Lt Colonel Dr Charles Rudakubana, nouveau président du comité national olympique rwandais
Les fédérations sportives rwandaises ont élu le Lt Col Dr Charles Rudakubana nouveau président du comité national olympique rwandais. Il remplace Ignace Beraho qui était en conflit avec le ministre des sports, Joseph Habineza. Lauréat de la faculté de médecine de l'université nationale du Rwanda (UNR), Charles Rudakubana est président de la fédération rwandaise de tennis. Médecin chirurgien, il est directeur de l'hôpital militaire de Kanombe. Il a battu l'ancien ministre des sports, Robert Bayigamba, un autre ancien de l'UNR.
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1er décembre 2009
Rwanda: Le directeur financier de la présidence pris la main dans le sac
Depuis plusieurs mois, les têtes tombent dans l'entourage du président rwandais. Ministres, banquiers, chefs d'entreprise, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs de l'armée, personne n'est épargné par la chasse aux corrompus et autres détourneurs de fonds publics au Rwanda. Le dernier pris la main dans le sac est le directeur financier de la présidence de la république, Janvier Murenzi. Il a écopé d'une amende de 1,8 millions de dollars et quatre ans de prison pour enrichissement illicite. Ses biens ont été confisqués y compris ses villas. Une vingtaine de hautes personnalités sont en prison pour des affaires de malversations financières.
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4 décembre 2009
Remaniement ministériel au Rwanda: Mme Louise Mushikiwabo devient la nouvelle star du gouvernement
Ancien ministre de l'information, Madame Louise Mushikiwabo est nommée ministre des affaires étrangères à la place de Rosemary Museminali. Licenciée en Lettres de l'Université nationale du Rwanda (UNR), campus de Nyakinama à Ruhengeri, la soeur de Landoald Ndasingwa, tué pendant le génocide de 1994, est une polyglotte. Après l'UNR, elle a poursuivi ses études à l'université du Delaware aux Etats Unis d'Amérique. L'actuel vice président des USA était gouverneur du Delaware. En 1994, Louise Mushikiwabo était traductrice à Washington. Avant d'être nommé ministre de l'information et porte parole du gouvernement, elle travaillait comme porte parole à la Banque africaine de dévéloppement (BAD), dirigée par le Rwandais Donald Kaberuka.
L'autre changement majeur concerne le porte-feuille des financeset dela planification économique confié à un inconnu, John Rwangombwa, qui remplace James Musoni muté à au ministère du gouvernement local. Diplomé de l'université de Makerere, en Ouganda, et titulaire d'un Master of business administration (MBA) obtenu aux Pays Bas, John Rwangombwa était secrétaire permanent au ministère des finances. Il fut également directeur du Trésor.
Christophe Bazivamo a hérité d'un nouveau ministère des fôret et des mines. Stanislas Kamanzi optient également unn nouveau ministère de l'environnement et des terres.
Linda Bihire et Albert Butare, respectivement ministre des infrastructures et sectétaire d'état à l'énergie, quittent également le gouvernement.
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22 novembre 2009
TPIR: Acquittement qui inquiète Kigali
Le récent acquittement de Protais Zigiranyirazo, alias Z, et l'Abbé Hormidas Nsengimana par le Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) d'Arusha a provoqué des manifestations au Rwanda orchestrées par Ibuka.
En effet le gouvernement rwandais a bâti sa propagande sur la planification du génocide par l'entourage du président Juvénal Habyarimana, communément appelé l'Akazu. L'acquittement d'un membre de l'Akazu sonne comme un désavoeux de la stratégie de défense de Kigali.
Le cas de Protais Zigiranyirazo, beau-frère du président assassiné, est une provocation pour Kigali qui a lancé ses troupes d'agitateurs dans la rue. Pourtant ce n'est pas la première fois que ce tribunal acquitte de hauts responsables politiques rwandais faute de preuves de leur coulpabilité. Le général Gratien Kabiligi a été acquitté et le tribunal a ordonné sa libération immédiate. Le ministre André Ntagerura et l'ex-préfet de Cyangugu, Bagambiki, ont été également innocentés même si ils restent à Arusha faute de pays d'accueil. L'ex-bourgmestre de la commune Rukara, Jean Mpambara, a été également lavés de toutes les accusations qui pesaient sur lui. Il a été libéré comme son homologue de Kibuye, Bagilishema, qui a obtenu l'asile en France après sa sortie de prison. Même au Rwanda, le général Paul Rwarakabije, un ex-dirigeant des FDLR, a été acquitté par un tribunal gacaca.
Le TPIR n'a jamais prouvé la planification du génocide rwandais par l'Akazu ni par le gouvernement de l'époque. Aucun document écrit n'a été retrouvé. Un des porte-parole du TPIR, Laurent Assoumouga, a précisé que les juges n'accepteront pas les chantages de qui que ce soit. Il répondait aux déclarations des responsables d'IBUKA qui s'en ont pris au TPIR.
Protais Zigiranyirazo est défendu par un avocat américain. Le général Gratien Kabiligi était également défendu par un ancien baron de l'ordre des avocats américains qui avait menacé de révéler l'implication de la CIA dans la tragédie rwandaise si son client n'était pas acquitté. Il a été radié des avocats de la défense. L'avocat de Z risque de subir le même sort.
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16 novembre 2009
Crash d'un avion à Kigali, un ex-ministre ougandais rescapé
Le crash de l'avion de la compagnie kenyane Jet Link affrêté par Rwandair survenu à l'aéroport international de Kanombe jeudi dernier a fait un mort et plusieurs blessés dont certains graves. L'ex-ministre ougandais des finances, Gerald Sendaula, fait partie des rescapés. La personne décédée à l'hôpital roi Faiçal est de nationalité rwandaise mais son identité n'a pas été révélée. Parmi les blessés graves figure un Ougandais d'origine asiatique, Jobanputras Kishor, PDG de Picfare. Il a été évacué en Afrique du Sud. Les responsables rwandais de l'avion civile ont écarté une erreur humaine de pilotage.
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6 août 2009
Visite africaine de Hillary Clinton, Kigali frustré.
La secrétaire d'état américaine, madame Hillary Clinton, entame une tournée en Afrique Noire qui l'amenera dans plusieurs pays africains, le Kenya, la RDC, l'Afrique du Sud, l'Angola, le Nigéria, l Libéria et le Cap Vert. Elle ne visitera pas les pays amis de son mari Bill, le Rwanda, l'Ouganda, et l'Ethiopie. Le choix de la RDC sur son agenda a certainement irrité Kigali qui croyait être encore le chouchou des Etats Unis.
En plus, après Kinshasa la capitale, madame Clinton se rendra à Goma à deux pas de la frontière rwandaise pour rendre visite aux réfugiés et aux organisations humanitaires. Du coup Paul Kagame organise une contre-attaque diplomatique . Selon le quotidien rwandais d'expression anglophone The New Times, le président rwandais va rencontrer jeudi son homologue congolais Joseph Kabila. Au menu officiel, les relations bilatérales concrétisées récemment par la réouverture des ambassades dans les deux pays après dix ans de rupture, mais aussi l'éventualité d'une nouvelle opération militaire conjointe pour éradiquer les FDLR.
Mais selon les observateurs de la politique africaine, le président rwandais serait frustré par le fait que son pays ne figure pas sur l'agenda de la visite africaine de l'épouse de son ami. C'est un deuxième échec personnel face aux nouvelles autorités américaines. Il a tenté à plusieurs reprises d'obtenir une audience à la Maison blanche auprès du nouveau président américain sans succès. Cette contre-attaque diplomatique sera peut-être sans lendemain. Les temps changent et comme dit un dicton rwandais: "Quand on est riche , les visiteurs affluent." Joseph Kabila est à la tête d'un pays riche et il pèse plus que ces voisins.
Il faut rappeler que Bill Clinton est devenu ami personnel de Paul Kagame alors que son gouvernement a refusé d'admettre l'existence du génocide au Rwanda en 1994 pour éviter de s'y engager. Après, il y a eu la repentance dont on doute de sa sincérité. C'est plutôt les affaires qui ont rapproché les deux hommes notamment dans le pillage des richesses de la RDC. Madame Clinton veut peut-être marqué ses distances vis à vis des anciens amis de son mari qui ne sont pas des modèles en démocratie.
Pour sa première étape au Kenya, pays cher à Barack Obama, la secrétaire d'état américaine a participé à la huitième réunion de l'AGOA (African Growth Opportunity Act), le système d'accords destiné à ouvrir le marché américain aux exportations africaines.
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9 novembre 2009
Le Rwanda au Forum Chine-Afrique à Sharm el-Sheikh
Le 4è forum Chine-Afrique s'est ouvert à Sharm el Sheikh en Egypte le 8 novembre. Cinquante pays africains étaient représentés dont le Rwanda. Le chef de l'état, Paul Kagame était présent. La Chine qui lorgne sur les richesses de l'Afrique a octroyé un prêt de 15 milliards de dollars à l'Afrique.
Pour le Rwanda, la Chine participera à la construction du chemin de fer qui devra relier le port de Dar es Salaam en Tanzanie, au Rwanda, Burundi et l'Est de la RDC.
Ce rapprochement entre le géant asiatique et l'Afrique fait grincer les dents des pays européens qui voient leurs chasses gardées leur passer entre les doigts. Quant aux USA, ils négocient avec la Chine pour se partager le gateau africain au détriment de l'Europe.
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29 septembre 2009
Rwanda: Une grenade tue cinq personnes sur un marché
Une grenade lancée sur le marché de Kirambo dans le district de Ruhango, ex-préfecture de Gitarama, a fait cinq morts et 46 blessés. Une personne est morte sur le champ et les quatre autres sont décédées à l'hôpital. Les blessés ont été acheminés vers les hôpitaux de la région, Kabgayi, Gitwe et le centre hospitalier universitaire de Butare pour les plus grièvement atteints. Cette information a été confirmée par le porte-parole de la police rwandaise, Eric Kayiranga. L'attaque a été menée le 25 septembre par deux individus qui ont lancé une grenade à partir d'une moto avant de prendre la fuite. Ils sont vivement recherchés par la police rwandaise qui n'a pas encore de piste sur leur identité. Il y a deux semaines, une mère de famille a été poignardée chez-elle à Remera dans la banlieue de Kigali et a succombé de ses blessures.
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25 octobre 2009
Plus de 8 millions de catholiques au Rwanda et au Burundi
Dans le monde entier, le nombre de chrétiens est estimé à 2 milliards 116 millions 909 mille et 552, parmi eux 1 milliard 117 millions 759 mille et 185 de Catholiques, 375 millions 586 mille et 395 de Protestants, 221 millions 746 mille et 920 d'Orthodoxes et 81 millions 865 mille 869 d'Anglicans. Les Musulmans sont à 1 milliard 282 millions 780 mille et 149, les Hindous à 856 millions 690 mille et 863, les Bouddhistes à 381 millions 610 mille et 979, et les Juifs à 14 millions 826 mille et 102. Le Rwanda et le Burundi comptent 8 millions 923 mille et 735 de Catholiques et 1 million 600 mille de Protestants et d'Anglicans.
Source: The Globe and Mail du mercredi 21 octobre 2009 (Quotidien canadien)
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1er novembre 2009
La Toussaint rouge rwandaise
Le 1er novembre 1959, le seul Hutu membre du Conseil supérieur du pays, Dominique Mbonyumutwa, fut agressé par des jeunes Tutsis membres du parti monarchiste UNAR (Union nationale rwandaise). Il rentrait chez lui après avoir assisté à une messe à la cathédrale de Kabgayi.
Cet événement s'est déroulé dans un climat tendu dans le pays après le décès du Mwami Mutara Rudahigwa à Bujumbura qui s'appelait Usumbura à l'époque. Les leaders Hutus avaient rédigé un mémorandum rendu public le 24 mars 1957 dénonçant les injustices sociales au Rwanda et le monopole du pouvoir tenu par les Tutsis. Le document original était intitulé "Note sur l'aspect social du problème racial indigène au Rwanda". Il fut appelé dans la suite "Manifeste des Bahutu". Le Mwami balaya d'un revers de main ces revendications qui selon lui étaient non fondées.
L'information sur l'agression de Dominique Mbonyumutwa fut relayée dans tout le pays comme une traînée de poudre. Les maisons des Tutsis furent incendiées. C'est la Toussaint rouge qui inaugura la révolution socio-politique au Rwanda ayant entraîné la chute du roi Kigeri Ndahindurwa et la proclamation de la République rwandaise. Dominique Mbonyumutwa fut désigné président par interim le 28 janvier 1961. Il sera remplacé par le premier président élu de la République rwandaise, Grégoire Kayibanda, le 26 octobre 1961.
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27 septembre 2009
Mutinerie à la prison de Remera à Kigali
Samedi entre 9 h et 11 h du matin, il y a eu une mutinerie dans la prison de Remera dans la banlieue de Kigali. Les prisonniers se sont révoltés et ont lancé des pierres en direction des gardiens de la prison. Ils n'avaient pas mangé depuis trois jours et leurs familles n'étaient pas autorisées à rentrer dans la prison pour leur apporter à manger. Les gardiens de la prison ont menacé de tirer à balle réelle sur la foule qui manifestait sa colère à l'extérieur. Selon le ministre Musa Fazil, il s'agit d'un groupe d'individus qui voulaient s'opposer au transfert d'un prisonnier condamné à la prison à perpétuité. Il devait être transféré de la prison de Remera à celle de Ntsinda près de Rwamagana. www.irwanda1.com
19 septembre 2009
Mme Louise Santimu poignardée par ses domestiques Décédée le 3 septembre 2009 à Remera des suites de ses blessures, madame Louise Numviyabagabo, épouse Santimu, a reçu plusieurs coups de couteaux. Elle a été poignardée par ses domestiques accompagnés d'autres malfaiteurs qui lui réclamaient un million de francs rwandais. Son mari était en mission à l'étranger au moment de l'agression mortelle. Elle a été enterrée il y a une semaine. Ses agresseurs ont été rattrapés à Gisenyi au moment où ils s'apprêtaient à fuir en RDC. Ancienne pharmacienne chez SODEPHAR au quartier Mateus, elle était originaire de Cyangugu. Son mari, Santimu, originaire de Bugesera, a travaillé pendant longtemps à la banque nationale du Rwanda (BNR). C'était un couple mixte heureux sans histoire.
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16 octobre 2009
Décès du colonel Aloys Nsekalije
Le colonel Aloys Nsekalije en 1973
Le colonel Aloys Nsekalije est mort à Bruxelles lundi 12 octobre 2009 des suites d'une mort naturelle selon le communiqué officiel. Ancien membre du comité pour la paix et l'unité nationale (CPUN) qui a fait le coup d'état du 5 juillet 1973 ( les 11 camarades du 5 juillet), il fut respectivement ministre des affaires étrangères, ministre de la jeunesse et des sports, et ministre de l'enseignement primaire et secondaire du président Juvénal Habyarimana. Le colonel Nsekalije était dans la même promotion que Juvénal Habyarimana à l'école des premiers officiers de la garde nationale devenue armée rwandaise. Originaire de la commune Giciye non loin de Rambura dans la commune Karago, préfecture de Gisenyi, Aloys Nsekalije n'a jamais quitté son pays même après la victoire du Front patriotique rwandais (FPR). Il venait d'être blanchi par le tribunal gacaca de Kigali des accusations de génocide.
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29 septembre 2009
La révolte dans les prisons rwandaises continue
Après la prison de Remera à Kigali, c'est le tour de celle de Cyangugu de se révolter. Selon les autorités rwandaises, les prisonniers n'apprécient pas les repas servis qui seraient de mauvaise qualité. Mais le problème concernerait plutôt le mauvais traitement que subissent les prisonniers dont certains n'ont même pas de dossier. Au Rwanda, les prisonniers sont normalement approvisionnés par leurs familles. La prison de Cyangugu compte plus de 5000 prisonniers. Musa Fazil Harelimana, ministre de la sécurité intérieure, est sur tous les fronts pour étouffer la contamination des autres prisons. Comme à l'entrepôt-prison de Remera, il évoque l'hypothèse de meneurs qui manipulent les autres prisonniers.
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12 août 2009
Rwanda: Arrestation de la sénatrice madame Béatrice Mukabaranga

La police rwandaise a annoncé l'arrestation de la sénatrice, madame Béatrice Makabaranga. Elle est accusée d'avoir signé et envoyé trois chèques mais sans mentionner les noms de leurs bénéficiaires. Membre de la commission des affaires sociales et des droits de l'homme, elle avait été forcée de démissionner du Sénat pour permettre les investigations policières car elle jouissait d'une immunité parlementaire. Avant d'être sénatrice, elle a occupé haut fonctionnaire de l'état notamment en tant que directrice générale puis secrétaire générale au ministère de l'éducation. Elle fut également professeur d'université et vice-recteur de l'Institut de Kigali pour l'éducation (Kigali Institute of Education, KIE). Originaire du district de Rulindo, elle est née le 20 décembre 1961. Elle a un master degree en sciences de l'éducation. Sous couverture de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics, le gouvernement rwandais se débarrasse plutôt de ses opposants avant les prochaines échéances électorales. Les vrais corrompus sont protégés par le régime.
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10 octobre 2009
Deux ministres rwandais dans l'oeil du cyclone  Christophe Bazivamo
Le ministre du gouvernement local, Christophe Bazivamo, et le ministre de la fonction publique et du travail, Anastase Murekezi, sont dans le collimateur. Des employés de ces deux ministères dirigés par des Hutus ont déclaré que l'évaluation du service civil dans les districts de Bugesera, Rulindo, Ngororero et Rubavu, n'a pas été transparente. Les membres de l'équipe d'évaluation auraient profité de cet exercice pour éliminer certains employés indésirables au lieu de se baser sur des critères de compétence. Les ténors du FPR en tête madame Angélina Muganza, secrétaire exécutive de la commission de la fonction publique, sont montés au créneau pour dire que l'affaire est d'une extrême gravité. Les deux ministres incriminés ont réclamé la constitution d'une commission indépendante pour déterminer l'origine de cette affaire.
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2 octobre 2009
Prise de fonction de nouveaux ambassadeurs du Rwanda Gérard Ntwali a présenté mercredi ses lettres de créance au roi des Belges Albert II à Bruxelles. Le nouvel ambassadeur du Rwanda en Belgique est un ancien député. Il a été nommé le 6 mai 2009 et attendait l'accord des autorités belges sur sa nomination après vérification de son dossier. Le général Major Franck Mugambage est accrédité à Kampala en remplacement de Kamali Karegesa muté à Pretoria en Afrique du Sud. Franck Mugambage a été directeur de cabinet à la présidence de la république et commissaire général de la police nationale rwandaise. Des bruits avaient circulé sur son éventuelle évasion.
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14 septembre 2009
Rwanda: le ballet des patrons des armées des pays occidentaux continue
Le chef d'état-major de l'armée belge, le général Charles Henri Delcour, vient de faire une viste de 4 jours au Rwanda. Le patron de l'armée britanique et de hauts responsables de l'armée américaine ont déjà fait le déplacement. Le budget colossal du ministère rwandais de la défense attire les convoitises des marchands d'armes et de technologie militaire.
Le général Charles Henri Delcour a été reçu par les hautes autorités rwandaises dont le président de la république, Paul Kagame, le premier ministre, Bernard Makuza, qu'on voit rarement, et le chef d'état-major des forces rwandaises de défense (FRD), le général James Kabarebe. Il veut réactiver la coopération entre l'armée belge et l'armée rwandaise au point mort depuis plusieurs années.
Le chef d'état-major de l'armée britanique s'est rendu aussi au Rwanda cette année pour des accords de coopération avec l'armée rwandaise.
Le 3 mars 2007, le général américain William Ward, Commandant adjoint des troupes américaines déployées en Europe, en Afrique, en Méditerranée, dans l'océan Pacifique, au Moyen Orient et une partie de l'Asie, avait également effectué une visite au Rwanda.
Un général américain à la retraite s'est rendu aussi au Rwanda récemment à la tête d'une dizaine d'experts militaires travaillant dans le privé.
Les Forces rwandaises de défense sont entraînées par les Américains, les Britaniques et les Israëliens. Avant la prise du pouvoir par le FPR, la formation des militaires rwandais était assurée par les Belges et les Français.
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19 août 2009
Les activistes du FPR en colère contre le transfert des archives du TPIR au Kenya Le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) clôturera ses travaux à la fin de l'année prochaine. Le Conseil de sécurité a prolongé son mandat jusqu'au 31 décembre 2010. Les archives de ce tribunal seront transférés au Kenya et non au Rwanda comme l'espérait le gouvernement rwandais. Les activistes à la solde du FPR sont en colère contre cette décision des Nations Unies, en tête Ibuka dirigé par Théodore Simburudari, mais aussi AVEGA, l'association des veuves présidée par Assumpta Umurungi, et la commission nationale de lutte contre le génocide dont le président est l'ex-ministre de la justice, Jean de Dieu Mucyo. Human Rights Watch a déclaré que le TPIR pourrait perdre sa crédibilité s'il ne met pas en accusation et ne juge pas les officiers du FPR suspectés d'avoir commis des crimes de guerre. Selon l'organisation américaine de défense des droits de l'homme, "25000 à 45000 meurtres commis par le FPR en 1994 n'ont jamais été traités." Madame Carla Del Ponte avait ordonné des enquêtes contre de hauts responsables du FPR avant d'être débarquée de son poste de procureur du TPIR. Son successeur, le gambien Bubacar Hassan Jallow, a bloqué les dossiers d'instruction. Ce sont ces dossiers que le gouvernement rwandais voudrait surtout récupérer dans les archives du TPIR.
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13 août 2009
Un Espagnol condamné à 3 ans de prison au Rwanda
Luis Duenas Herrera, un ressortissant espagnol, a été condamné avant-hier par le tribunal de première instance de Kagarama à 3 ans de prisons. Représentant d'une entreprise espagnole, Espina Obras Hidraulicas, spécialisée dans l'approvisionnement en eau, il était accusé de corruption et d'évasion fiscale. Monsieur Herrera est accusé dans ce dossier avec l'ancien ministre et député Munyanganizi Bikoro condamné également à 3 ans de prison pour corruption et l'ingénieur Jean Bosco Bavakure qui a écopé un an de prison pour complicité d'évasion fiscale.
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13 février 2009
Communiqué de la famille du président Juvénal Habyarimana sur la transformation de sa résidence privée à Kanombe en musée du génocide par le gouvernement rwandais.
Le 8 octobre 2008, le gouvernement rwandais annonçait sa décision de transformer en musée du génocide la résidence familiale de feu le président Habyarimana, assassiné le 6 avril 1994 dans un attentat terroriste contre son avion. La famille réagit par un communiqué.
Nous, la famille du président Habyarimana, dont l’assassinat a entraîné les violents massacres de 1994, dénonçons la perfidie, la mauvaise foi et l’ignominie manifestes, motivés par cette décision prise par le régime de Kigali, qui prétend le faire pour promouvoir la réconciliation et l’unité du peuple rwandais.
Face à ce geste arrogant et sadique, nous avons jugé important d’informer les Rwandais, ainsi que tous ceux qui aspirent sincèrement au bien-être de l’ensemble du peuple rwandais et à sa réelle réconciliation, de ce qui suit.
Premièrement, cette résidence est entièrement une propriété privée, bâtie sur un terrain dont le président Habyarimana a fait acquisition en 1965. Il n’a dépensé aucun dénier de l’État rwandais pour l’acquisition du terrain ni pour toute construction qu’il y a effectuée. Le président a commencé par y construire une petite maison de campagne pour les détentes de week-end, une dizaine d’année plus tard il y construisit une autre maison qu’il agrandit et transforma petit à petit en fonction des besoins de la famille grandissante – 8 enfants.
Au cours des premières années de sa présidence, le président Habyarimana a vécu dans la résidence présidentielle officielle de Kiyovu, à Kigali; la même qu’il occupait lorsqu’il était ministre de la Défense. Vers le début des années 80, il décide de s’installer dans sa maison privée de Kanombe, qui lui permettait de s’éloigner des tracas de la ville, d’être entouré de la nature, de l’agriculture et de l’élevage qu’il affectionnait tant, tout en étant à une distance raisonnable du centre de la ville où ses bureaux de fonction étaient situés. Il n’a jamais déplacé ou éloigné les habitations des paysans voisins de sa propriété, signe de la paix, la sécurité et la confiance qui régnaient dans le pays avant la guerre d’agression déclenchée par le FPR le 1er octobre 1990. Même après le début de la guerre, le président a toujours refusé de céder à une norme de sécurité qui imposait l’expropriation de ses modestes voisins pour la création d’un cordon de sécurité autour de sa résidence.
Malgré cette guerre, il n’a par ailleurs jamais dérogé à son habitude de recevoir en sa résidence ses voisins agriculteurs et cultivateurs le 1er août de chaque année, fête nationale de la moisson, pour une réception conviviale dans laquelle le protocole n’avait pas sa place.
Le président Habyarimana a toujours veillé à séparer les affaires d’État de sa vie familiale, contrairement à ce que certains, dont le régime de Kigali, veulent insinuer. Cela ne l’a jamais empêché d’accomplir consciencieusement aussi bien son rôle d’homme d’État et de citoyen, que celui de père de famille. Les porte-parole du gouvernement rwandais font état de la présence d’une boîte de nuit et d’une chapelle dans la résidence, qu’ils semblent vouloir présenter comme un fait incongru.
Ce qu’ils appellent la boîte de nuit était un local aménagé au sous-sol de la maison, idée et conception exclusive du fils aîné, diplômé en architecture, qui l’avait imaginée pour le divertissement des enfants et de leurs amis – ce qui est normal. Il n’avait rien d’extraordinaire, juste une piste, des jeux de lumière et un salon. Le Président ne s’est pas opposé à cette idée car il préférait que ses enfants s’épanouissent à la maison, avec leurs amis, plutôt que de sortir dans des clubs de la capitale. La maison comportait également une chapelle au dernier étage, et encore là, rien d’insolite pour une famille chrétienne pratiquante.
Il nous semble aussi très important de préciser que, contrairement à des allégations lancées dès la prise du pouvoir par le FPR, le président Habyarimana n’a jamais vendu cette propriété à qui que ce soit et aucun de ses ayants droit ne l’a fait après sa disparition.
Alors, de quel droit le gouvernement actuel s’approprie-t-il et use-t-il à sa guise un bien privé sans aucune consultation ni la moindre considération des ayants droit ? Comment peut-il, au nom de l’unité et de la réconciliation, spolier les biens d’autrui, d’une famille, d’une partie d’un peuple qu’il prétend défendre ? Quel bel exemple de transparence, de dignité, de noblesse et de respect !
Deuxièmement, le gouvernement du FPR soutient que la maison a été laissée telle qu’elle a été trouvée lors de sa prise du pouvoir, voilà bientôt 15 ans. En même temps, il dit que la maison est restée inhabitée pendant 8 ans. Les nouveaux seigneurs du Rwanda affirment-ils donc qu’ils n’ont jamais rien pillé, rien transformé de notre maison et de ses jardins ? Et pourquoi ne parlent-ils pas de la période où cette maison a été habitée depuis qu’ils ont pris le contrôle du Rwanda?
Les informations fournies aux médias la décrivent comme étant une maison luxueuse, équipée de lustres d’or, de grands salons en cuir, et d’autres caractéristiques que nous ne lui reconnaissons pas. On ne se laissera pas berner par les autorités rwandaises qui prétendent que son contenu est resté inchangé, surtout quand elles omettent sciemment de préciser que certains de leurs membres ont occupé cette maison et n’expliquent pas ce qu’ils en ont fait.
Par ce communiqué, nous la famille du président Habyarimana voulons tout particulièrement préciser que ce n’est pas l’usurpation de la propriété que nous déplorons le plus. Nous déplorons et dénonçons surtout, et avec force, le geste éhonté et cynique, l’utilisation malhonnête, mal intentionnée et arrogante d’un bien privé pour véhiculer un message biaisé, visiblement nuisible et visant à camoufler les méfaits de ses signataires.
Ainsi, les véritables instigateurs du désastre qui a touché tout le peuple rwandais sans exception, se permettent d’associer une maison familiale, acquise honnêtement, à un génocide qu’ils ont eux-mêmes provoqué. Il s’agit d’une pure manipulation de l’opinion publique, d’un message porteur de lourdes conséquences et en même temps un moyen désespéré de fausser l’histoire en rejetant sur un homme et sur sa famille la lourde responsabilité dont les auteurs cherchent à se défaire à tout prix, alors que ce n’est plus qu’un secret de Polichinelle.
Ce n’est pas parce que le FPR a décidé d’en faire son ennemi, l’a traité de tous les maux pour justifier une guerre meurtrière, l’a combattu en attaquant de l’Ouganda et a fini par le tuer, qu’il doit présenter le président Habyarimana comme l’ennemi du peuple rwandais. Il ne faut pas oublier que le président Habyarimana a servi son pays avec dévouement et sincérité. Il n’a jamais semé la division ni la haine, au contraire, il a toujours oeuvré pour les combattre. Il a, durant toute sa présidence, travaillé pour la réconciliation, la paix et l’unité de tous les Rwandais, toutes ethnies confondues. Toute personne bien intentionnée reconnaîtrait qu’il y était parvenu avant que le FPR n’impose cette guerre si meurtrière au peuple rwandais. Cette guerre que le FPR préparait dans le dos de tous ceux qui s’investissaient dans la consolidation des acquis en matière de paix, d’unité et de développement, a prouvé que le FPR était purement motivé par la soif du pouvoir et la convoitise des richesses sous-terraines de la République Démocratique du Congo, au détriment du bien-être des populations des Grands Lacs.
Le président Habyarimana a été lâchement assassiné alors qu’il tentait de protéger le peuple rwandais dans lequel il s’était complètement investi. Il essayait de ramener cette paix que le FPR avait fait voler en éclat, cette paix qu’il a toujours défendue avec courage et dévouement pendant toute sa gouvernance, cette paix en laquelle il a toujours cru. Par des accusations purement gratuites, le FPR prêche le non-respect de la mémoire d’un homme qui a servi son pays et son peuple.
En prétendant promouvoir la réconciliation, le FPR fait la promotion de la culture du mensonge, du mépris, de la spoliation, de la provocation et de la loi du plus fort. Nous ne voyons vraiment pas en quoi transformer en musée du génocide la résidence privée du Président Habyarimana contribuera à ramener l’unité et la réconciliation du peuple rwandais.
Nous estimons que cette unité et cette réconciliation doivent nécessairement passer par la recherche de la vérité et l’établissement des responsabilités de tous les acteurs rwandais ou étrangers, dans ce drame qui a ensanglanté le Rwanda et la RDC, et dans lequel sont morts des Hutu, des Tutsi, des Twa, des Congolais et des étrangers.
Nous estimons que cette unité et cette réconciliation doivent nécessairement passer par une vraie justice intègre, impartiale, équitable, jugeant toute personne quelle qu’elle soit, impliquée dans ce drame.
Nous espérons par ailleurs que l’épave du Falcon 50 gisant encore dans cette résidence privée de Kanombe fera connaître officiellement au monde entier les commanditaires et les exécutants de l’attentat terroriste qui a coûté la vie au Président Habyarimana du Rwanda, à son homologue du Burundi le Président Cyprien Ntaryamira ainsi qu’à leurs collaborateurs et aux membres de l’équipage français.
Nous mettons en garde l’opinion nationale et internationale de ne pas se laisser duper par un régime qui se fait de plus en plus maître de la manipulation et du chantage pour faire oublier ses crimes qui endeuillent les populations du Rwanda et de toute la région des Grands Lacs depuis 1990.
Encore une fois, et comme disait toujours le président Habyarimana, « l’histoire jugera ».
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25 décembre 2009
Diplomatie: Un proche de Kaberuka à Paris et un proche de Kouchner à Kigali
Jacques Kabare a été nommé Ambassadeur du Rwanda à Paris par Paul Kagame. Juriste de formation et francophone, il était responsable juridique au département des ressources humaines à la Banque africaine de développement (BAD), dirigée par le Rwandais, Donald Kaberuka. Membre du cabinet du président de la BAD au moment où il était encore ministre de la planification économique, Jacques Kabare a rejoint son patron à Tunis après son élection à la tête de la première banque africaine. Il fut également membre du conseil constitutionnel au Rwanda. Avec la nomination de Jacques Kabare au 12 rue Jadin, madame Louise Mushikiwabo aux affaires étrangères, également ancienne de la BAD, Donald Kaberuka prépare sa réélection.
Du côté français, un proche de Bernard Kouchner et d'IBUKA France, Laurent Contini, est pressenti nouvel Ambassadeur à Kigali. Il a été nommé au conseil des ministres mais sa nomination n'est pas encore officielle. Il est actuellement Ambassadeur de France au Zimbabwe depuis le 24 juin 2008. Âgé de 51 ans, Laurent Contini est titulaire d'une maîtrise de philosophie et diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales.
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25 décembre 2009
Le pape Benoit XVI appelle à l'arrêt du conflit en RDC
Dans son homélie à l'occasion de la fête de Noël, le pape Benoit XVI a appelé à l'arrêt des conflits dans le monde. Il a insisté sur le conflit en RDC, pays majoritairement catholique, mais aussi au Honduras, en Guinée Conakry et au Niger. Le souverain pontife a également plaidé pour un meilleur accueil des immigrés en Europe et en Amérique, car ils fuient la faim et les conflits. Le pape a été agressé par une déséquilibrée de nationalité italo-suisse, Susanna Maiolo, âgée de 25 ans, mais sans gravité. Mgr Etchegaray, de nationalité française, qui était à côté du pape, a eu une fracture du col du fémur. Il est âgé de 87 ans.
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21 avril 2009
Paul Kagame critique les dirigeants du district de Gatsibo
Dans un langage cru, le président rwandais Paul Kagame s'en prend avec virulence aux dirigeants du district de Gatsibo, province de l'Est. Il leur reproche de ne pas avoir supervisé la culture du riz dans la vallée de Kanyonyombya pour améliorer la productivité.
Dans un discours en Kinyarwanda tenu au cours de sa visite le 18 avril 2009 dans le district de Gatsibo, Paul Kagame a dit << udakurikirana ibikorwa, ndamuhambiriza arebe iyo ajya. Uwiba nawe ndamufunga >> (Celui qui ne supervise pas les travaux, je le vire et c'est à lui de voir où aller. Celui qui vole je le mets en prison). Celui qu'on surnomme le "boss", le PDG de l'entreprise Rwanda, trouve regrettable que la somme de 2.500.000.000 de francs rwandais (350.000 euros) versée pour l'aménagement du bassin de la rivière Kanyonyombya et la culture du riz, n'a pas eu de rendement escompté.
Le président rwandais a également critiqué la population qui n'a pas bien travaillé pour obtenir de bons résultats: << niba mudahisemo kubyaza umusaruro kiriya gishanga, Leta izakibambura igihe abandi Banyarwanda bashoboye gukora (si vous ne choisissez pas d'augmenter la productivité dans cette marée, l'Etat va vous la retirer pour l'attribuer aux autres Rwandais aptes à travailler) >>.
Le ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Protais Musoni, qui connait bien son patron, a tenté d'arrondir les angles. Il a vivement recommandé aux dirigeants et à la population du district de Gatsibo de bien mettre en pratique les conseils du président de la République.
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28 décembre 2009
Attentats au Rwanda
Cinq personnes ont été blessées par des grenades dans la ville de Butare à Noël. Une grenade a été lancée dans l'hôtel Twiga et deux autres dans le bar Karibu Horizon. Il y a une semaine, une autre attaque avait eu lieu non loin de ce bar branché de la deuxième ville du Rwanda. Le porte-parole de la police rwandaise, Eric Kayiranga, a minimisé ces attentats en parlant d'incidents mineurs n'ayant fait que des blessés légers. Source: The Sunday Times
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23 août 209
Electrogaz serait insolvable
 La société rwandaise de distribution d'eau, d'électricité et de gaz (ELECROGAZ) n' a pas honoré sa dette envers la SINELAC, une société commune des trois pays membres de la communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL), le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC). Cette dette partagée avec la REGIDESO du Burundi et la SNEL de la RDC qui sont également insolvables, s'élève à 108.692.459,40 DTS (Droit de tirage spécial), 1 DTS = 1,5839 USD au taux du 3 août 2009) . L'Union européenne a été sollicitée pour le financement de la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Rusizi II et l'étude de faisabilité pour le projet Rusizi III et IV à la frontière entre les trois pays de la (CEPGL), mais les Pays-Bas à travers la banque hollandaise de dévéloppement exige le paiement de la dette des trois entreprises publiques avant de financer les travaux pour réhabiliter Rusizi II. ELECTROGAZ ne peut pas payer car ses caisses sont vides à cause de l'état qui ne règle pas ses factures et la perte du monopole. D'autres sociétés privées proches du régime ont investi dans le domaine de l'énergie et l'eau. www.irwanda1.com
24 novembre 2009
Le conseiller spécial de Paul Kagame rattrapé par ses mensonges sur l'Irak
Le parlement britanique vient d'ordonner une commission d'enquête sur les mensonges de l'ancien premier ministre Tony Blair sur la guerre en Irak. Il avait évoqué l'existence d'armes chimiques et de destruction massive dans le pays de Saadam Hussein pour justifier l'engagement de ses troupes au côté des Américains sans l'autorisation des Nations Unies. Ce mensonge lui a coûté son poste au 10 Downing Street. Devenu conseiller spécial du président rwandais Paul Kagame, son aventure au Rwanda risque d'accoucher d'une souris.
Tony Blair vient également d'essuyer un autre échec cuisant comme candidat au poste de premier président de l'Union européenne (UE). Il voulait aussi être ambassadeur de l'UE pour la question israelo-palestinienne, mais le terrain est encore miné. Les Rwandais vont pouvoir respirer car il devenait de plus en plus encombrant dans les affaires politiques de leur pays.
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Samedi 17 janvier 2009
Ivrognerie et corruption dans l'armée rwandaise

Le Président Paul Kagame et son ministre de la défense le général Marcel Gatsinzi aux cérémonies des voeux de nouvel an aux hauts responsables de l'armée et de la police au village Urugwiro Jeudi 15 janvier 2009.(Photo/ J. Mbanda, Rwanda New Times ).
Celle qu'on appelait l'armée la plus disciplinée au monde serait-elle entrain de décrocher? Dans son allocution pour les voeux de nouvel an devant les hauts responsables des Forces rwandaises de défense (ex-APR, armée patriotique rwandaise, branche armée du FPR), de la police et des services de sécurité, le président Paul Kagame, a dénoncé la corruption, l'alcoolisme et l'indiscipline qui minent son armée. Le chef de l'état rwandais a demandé aux anciens de servir d'exemple et de préparer les jeunes pour la relève. Le ministre de la défense, le général Marcel Gatsinzi, ancien G3 des Forces armées rwandaises (FAR), a pris la parole pour remercier le gouvernement des efforts déployés pour améliorer le bien-être de l'armée et de la police.
La cérémonie s'est déroulée jeudi 15 janvier dans les jardins du palais présidentiel Village Urugwiro en présence du général James Kabarebe, chef d'état-major des Forces rwandaises de défense (RDF), de la commissaire générale de la police, Mme Mary Gahonzire, et d'autres hauts responsables de l'état-major de l'armée et de la police. L'orchestre de l'armée, "Army jazz band", sous la baguette du sergent Robert Kabera, a animé la fête.
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27 décembre 2009
Paul Kagame accorde la grâce à Luis Duenas Herrera.
Condamné à 3 ans de prison pour corruption et évasion fiscale, Luis Duenas Herrera, de nationalité espagnole, est sorti de prison le jour de Noël sur grâce présidentielle. Il était détenu depuis neuf mois à la prison centrale de Kigali dans une affaire de détournement de fonds dans laquelle est impliqué l'ancien ministre Bikoro Munyanganizi. Monsieur Duenas Herrera peut remercier le Père Noël qui a été généreux mais pour son pays, l'Espagne, c'est un cadeau empoisonné. En effet après l'anéantissement du rapport du juge français, Jean-Louis Bruguière, c'est le démontage du dossier du juge espagnol Fernando Merelles qui a commencé. Ce geste de clémence de Paul Kagame peut s'avérer payant auprès du gouvernement espagnol.
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28 novembre 2009
L'Ouganda rejette les accusations d'aide aux FDLR
Le gouvernement ougandais a réfuté catégoriquement toute aide aux FDLR. Le récent rapport des experts des Nations Unies avait évoqué un large réseau international de financement et de soutien des FDLR. Trois pays limitrophes du Rwanda, le Burundi, l'Ouganda et la Tanzanie sont cités parmi les pays qui soutiennent le mouvement rebelle rwandais. Le document a été remis au Conseil de sécurité de l'ONU au début de ce mois de novembre mais tenu secret.
Selon ces experts des combattants des FDLR seraient recrutés dans les camps de réfugiés rwandais de Nakivale et Kyaka sous l'oeil bienveillant de l'armée ougandaise. Le territoire ougandais serait également utilisé pour l'acheminement du matériel militaire. Le porte-parole de l'armée ougandaise, le Lt Col Felix Kulayigye, a traité d'absurde ces allégations. Le HCR a également démenti ses informations. Les FDLR ont aussi rejeté le contenu de ce rapport qu'ils jugent infondé.
On se souvient qu'avant la première invasion des troupes de Paul Kagame en RDC pour combattre les FDLR, un rapport soit-disant explosif financé par l'ONG African Rights basé à Londres et dirigé par deux proches du FPR, Mme Rakia Omar et Alex De Waal, avait sorti l'organisation militaire et politique des FDLR. La suite on la connait. Les FDLR ont résisté à tous les assauts et autres propagandes. Il est donc grand temps de discuter avec ces combattants car les solutions militaires ont toutes échoué. La propagande ne changera rien. Les FDLR gagnent du terrain dans le coeur des Rwandais et Kigali le sait.
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30 novembre 2009
La France rétablit les relations diplomatiques avec le Rwanda
Drôle de coincidence. C'est le jour de l'adhésion du Rwanda au Commonwealth que la France a annoncé le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda. Kigali avait rompu unilatéralement ses relations diplomatiques avec Paris il y a trois ans, à la suite du lancement des mandats d'arrêt contre neuf proches du président rwandais par le juge Jean-Louis Bruguière dans le cadre de l'attentat terroriste qui a coûté la vie au président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, élément declencheur du génocide rwandais. Paul Kagame avait fait comme préalable la levée de ces mandats pour le renormalisation des relations avec Paris. Il était soutenu dans son bras de fer avec la France par son ami, Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères, qui a tout fait pour torpiller le dossier du juge Bruguière. Peut-être que la protégée de Kouchner, madame Rose Kabuye, sera nommée au 12 rue Jadin, résidence de l'ambassade du Rwanda à Paris, pour continuer le démontage du rapport du juge Bruguière. Elle avait été arrêtée puis incarcérée en Allemagne en novembre 2008 avant son transfert en France pour jouer la comédie montée par le ministre français des affaires étrangères au mépris de la justice de son pays.
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8 novembre 2009
Paul Kagame se dévoile sur la BBC
Dans une interview accordée à la radio BBC en Anglais et traduit en Kinyarwanda par les journalistes de l'émission Imvo n'Imvano sur BBC Greatlakes Gahuzamiryango, le président rwandais a parlé de lui, de sa famille, de la guerre en RDC, de Laurent Nkunda, du problème Hutu-Tutsi, de l'état économique de son pays ainsi que de sa vision politique.
Sur le plan politique, Paul Kagame est clair. Il n'est pas encore prêt à lâcher le pouvoir jusqu'au moins en 2017. Quant à son éventuel successeur après son deuxième mandat constitutionnel, il n'y pense pas encore mais il a précisé qu'il devra suivre la politique actuelle sous entendue celle menée par son parti, le FPR.
En ce qui concerne sa filiation, le président rwandais a avoué que son père n'a jamais fait de politique mais qu'il a contribué à l'organisation des camps de réfugiés rwandais en Ouganda. Il a ajouté que la reine Gicanda, épouse du roi Mutara Rudahigwa, est sa tante.
A propos de Laurent Nkunda en résidence surveillée au Rwanda, ses explications sont floues. Il a dit qu'il y a des gens qui le soutiennent car il se battait pour sauver les siens, et d'autres qui veulent qu'il soit jugé et condamné. Paul Kagame ne tranche pas mais a longuement commenté la position de ceux qui défendent l'ex-leader du CNDP. A la question concernant le successeur de Nkunda également sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour les crimes commis en Ituri et à Kiwanja, Paul Kagame a tenu le même discours que pour Laurent Nkunda.
Le président rwandais a été interrogé également sur les critiques de la commission des droits de l'homme du Commonwealth qui recommande la non-adhésion du Rwanda dans cette communauté des ex-colonies britaniques. Il a balayé d'une main les critiques concernant le non respect des droits de l'homme dans son pays et le manque de démocratie.
A propos du problème Hutu-Tutsi, Paul Kagame a répondu que ce sont les colonisateurs qui ont créé ses ethnies. Sur le monopole du pouvoir par une poignée de Tutsis, il a été évasif.
L'interview a été menée par Owen Benett John. La traduction en Kinyarwanda a été faite par Félin Gakwaya et Ally Yusuf Mugenzi.
Ecouter l'intégralité de l'interview sur bbc greatlakes.com en cliquant ci-dessous.
Imvo n'Imvano
11 novembre 2009
Condamnation de Désiré Munyaneza - La justice-spectacle au service de l'impunité
Par Pierre-Claver Nkinamubanzi, président du Congrès rwandais du Canada
(Premier à droite sur la photo)
Source:http://www.ledevoir.com

La condamnation de Désiré Munyaneza à l'emprisonnement à perpétuité n'est pas la justice purificatrice qu'on présente au public. C'est plutôt un spectacle conçu pour attirer les regards pendant qu'au Rwanda, des criminels tuent dans l'impunité. La justice-spectacle est le reflet de la politique canadienne de deux poids, deux mesures dans le dossier rwandais. Elle ne respecte pas les principes de droit permettant de s'assurer de la culpabilité de l'intimé. On met derrière les barreaux une personne qui est peut-être innocente, alors que les coupables ricanent en liberté. D'un côté, le Canada se montre déterminé à mettre la main au collet de ceux qui auraient commis des crimes horribles au Rwanda. De l'autre côté, il ne fait rien pour que les criminels du Front patriotique rwandais (FPR), actuellement au pouvoir à Kigali, soient traduits devant la justice. Les crimes du FPR sont nombreux, et les preuves abondent. Des centaines de milliers de Hutus et de Tutsis ont été massacrés par le FPR. Plus de quatre millions de civils sont morts au Congo à cause du FPR. Mais devant ce carnage, les autorités canadiennes ferment les yeux, même lorsque des citoyens canadiens sont assassinés.
Deux prêtres québécois, les pères Claude Simard et Guy Pinard, ont été assassinés au Rwanda le 17 octobre 1994 et le 2 février 1997. Les commanditaires présumés de ces assassinats sont de hauts gradés de l'armée rwandaise actuelle. [...] Bien qu'Ottawa dispose d'informations déterminantes et cruciales dans ce dossier, et ce, depuis longtemps, il n'a jamais réclamé de poursuites judiciaires.
La bienveillance d'Ottawa envers le FPR ne se limite pas à protéger des assassins. Des Rwandais n'ayant commis aucun crime, ayant fui le régime du FPR et détenant aujourd'hui la nationalité belge, française, britannique ou étatsunienne sont arrêtés et détenus temporairement lorsqu'ils se rendent en visite au Canada, puis ils sont renvoyés dans leur pays d'accueil. On prétend que ces personnes occupaient des postes importants sous le régime Habyarimana, qui a précédé celui du FPR, pour leur refuser le droit d'assister à des mariages ou des baptêmes au Canada. Des enquêtes ont pourtant été effectuées par le pays d'accueil avant de naturaliser ces personnes.
Le tribunal des vaincus
Paradoxalement, tandis que le Canada refoule des gens qui n'ont rien à se reprocher, il déroule le tapis rouge pour le président actuel du Rwanda, Paul Kagame, comme il l'a fait en avril 2006. Filip Reyntjens, spécialiste de renom de l'histoire du Rwanda et expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), décrit Paul Kagame comme le plus grand criminel en fonction aujourd'hui.
Troisième illustration de la partialité d'Ottawa, le gouvernement canadien a versé des sommes importantes au TPIR, mais n'a jamais exigé que les criminels des deux camps soient jugés. Il a regardé le TPIR condamner plusieurs personnalités de l'ancien régime rwandais, alors qu'aucune poursuite n'a été intentée contre les membres du FPR soupçonnés des crimes de masse les plus ignobles. Or, le TPIR a été créé le 8 novembre 1994, par la résolution 955 du Conseil de sécurité des Nations unies, pour donner suite au rapport de la commission d'experts, qui avait conclu que des éléments issus des deux camps avaient perpétré des crimes contre l'humanité. En ne poursuivant qu'un seul camp, en l'occurrence ceux qui ont perdu la guerre, le TPIR est devenu un tribunal des vaincus.
Enfin, quatrième illustration de la partialité d'Ottawa, on sacrifie les droits de la personne au profit des bonnes relations avec le régime de Kigali. En effet, un ancien ministre rwandais, André Ntagerura, a été acquitté en 2004 par le TPIR des accusations de crime contre l'humanité et de génocide et a demandé l'asile au Canada. Le greffier du TPIR a appuyé M. Ntagerura en adressant une demande officielle au Canada. Pourtant, le Canada refuse de donner asile à M. Ntagerura, qui est toujours détenu à Arusha, ce qui est une violation grave et persistante de ses droits puisqu'il n'est coupable de rien. L'acquittement de M. Ntagerura ayant été dénoncé par le FPR, on constate que le gouvernement canadien ne veut pas contrarier ce régime.
Justice-spectacle
Au terme d'un procès, Désiré Munyaneza, un Rwandais hutu, a été condamné récemment à l'emprisonnement à perpétuité par le juge André Denis de la Cour supérieure du Québec. Pour trois raisons, ce procès a violé les principes fondamentaux du droit canadien, ce qui en fait un exemple de justice-spectacle.
Premièrement, les 24 témoins à charge disant avoir vu Désiré Munyaneza commettre les actes qui lui sont reprochés ont livré des témoignages secrets, que personne ne peut consulter sauf le juge et les avocats, ce qui décrédibilise considérablement le jugement. Une annexe à jamais secrète de plus de 300 pages contient les noms des témoins et les détails des témoignages. L'histoire ne nous dira jamais ce qu'ont affirmé exactement les témoins.
Or il est bien connu que le gouvernement du Rwanda et l'organisation IBUKA recrutent et préparent des témoins pour des procès au TPIR, au Rwanda et dans d'autres pays. On parle de syndicats de délateurs. Désiré Munyaneza a toujours affirmé qu'il était innocent et que les témoins avaient été recrutés pour monter de toutes pièces les accusations. Un nombre équivalent de témoins sont du reste venus le disculper.
Immunité totale
Deuxièmement, le Code criminel canadien prévoit de sévères peines d'emprisonnement pour les personnes coupables de parjure, de témoignages contradictoires, de fabrication de preuve ou d'entrave à la justice. Même un héros comme Guy Lafleur n'est pas à l'abri. Pourtant, tous les témoins à charge dans le procès de Désiré Munyaneza jouissent, eux, d'une immunité totale. Si l'on découvrait qu'un témoin a menti ou a participé à la fabrication de faux témoignages, on ne pourrait pas le poursuivre devant la justice canadienne, car le Canada n'a aucun traité d'extradition avec le Rwanda.
Troisièmement, le jugement conclut qu'il y a eu au Rwanda, dès le 7 avril 1994, un projet précis pour détruire l'ethnie tutsie. Ce projet aurait été appuyé par le président, les membres du gouvernement, l'armée, la milice Interahamwe et une partie de la population civile. Or, Désiré Munyaneza n'était pas accusé de complot pour détruire l'ethnie tutsie. Le juge n'avait pas à se prononcer sur ce complot. [...]
Il est étrange qu'un juge canadien outrepasse ainsi son mandat et s'aventure sur un terrain aussi controversé que celui de la planification du génocide, alors qu'il n'a manifestement qu'une connaissance superficielle et biaisée du drame rwandais. Ceux qui ont perdu la guerre, les Hutus, n'ont aucune crédibilité à ses yeux. En fait, le jugement dans l'affaire Désiré Munyaneza contient une condamnation en vrac de l'ethnie hutue. Il est le reflet des préjugés qui rendent la recherche de la vérité presque impossible et qui permettent à de grands assassins de vivre dans l'impunité la plus totale.
2 décembre 2009
Plainte pour génocide déposée contre un médecin urgentiste rouennais soupçonné de génocide au Rwanda
Le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) vient de déposer une plainte contre un médecin urgentiste du CHU de Rouen (Seine-Maritime) pour "génocide", "complicité de génocide" et "complicité de crime contre l'humanité", a-t-on appris lundi auprès du CPCR.
La plainte envoyée par télécopie vendredi et a été enregistrée lundi au tribunal de grande instance de Rouen (Seine-Maritime), ville où réside Charles Twagira.
Ce pasteur à l'église adventiste de Rouen est soupçonné, selon le CPCR, d'avoir pris part au génocide au Rwanda alors qu'il était médecin à Kibuye en avril 1994.
Source: Associated Press
29 novembre 2009
Le Rwanda placé sous tutelle de la reine d'Angleterre
Les Chefs d'état et de gouvernement des pays membres de la communauté des ex-colonies britanniques réunis à Port of Spain en Trinité et Tobago, ont vôté pour l'adhésion du Rwanda au Commonwealth qui devient le 54è état membre. Ce sommet était présidé par la reine Elizabeth II à qui les Rwandais devront dorénavant faire allégeance alors qu'ils n'ont pas été consultés. C'est une page de l'histoire du Rwanda qui vient d'être tournée. La candidature du Rwanda avait fait coulé beaucoup d'encre. Le 29 novembre 2009 vient donc s'inscrire dans les annales de l'histoire du Rwanda.
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24 octobre 2009
Le dossier Rwamucyo devient une affaire politique

Photo: http://www.tdg.ch
Selon le quotidien pro-gouvernemental anglophone, New Times, le Dr Eugène Rwamucyo a été condamné il y a un mois par contumace par un tribunal gacaca de Ngoma à Butare à la prison à perpétuité. Par ailleurs selon Slate.fr, le médecin rwandais suspendu de ses fonctions à l'hôpital de Maubeuge sur dénonciation d'une infirmière, aurait bénéficié d'un appui de Claude Guéant (actuel secrétaire général de l'Elysée), alors directeur de cabinet du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, pour régulariser sa situation en France. L'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) lui avait refusé l'asile politique.
Le Dr Rwamucyo, originaire de Ruhengeri, a toujours nié les accusations portées contre lui. Son nom figure sur une liste de 45 personnalités qui travaillaient à Butare dont le petit frère du président assassiné, le Dr Séraphin Bararengana, et le vice recteur de l'université nationale du Rwanda (UNR), le Dr Jean Berchmans Nshimyumuremyi. Elles sont suspectées d'avoir organisé le massacre des Tutsis à l'UNR et à l'hôpital universitaire de Butare. Quant au Dr Séraphin Bararengana, tous les témoignages confirment que c'est lui qui a sauvé les médecins Tutsis de l'hôpital universitaire. Ils sont tous en vie et deux vivent en Belgique. Pourtant l'histoire du Dr Bararengana, ancien doyen de la faculté de médecine, aurait pu se terminer en février 1994. Après l'assassinat de Félicien Gatabazi, président du PSD (Parti socio-démocrate), le 24 février 1994, les miliciens Abakombozi de son parti avaient décidé de venger leur leader car ils suspectaient le MRND d'avoir fait le coup. Ils devaient s'en prendre au petit frère du président Juvénal Habyarimana. Le Dr Bararengana fut exfiltré de Butare par les militaires en attendant l'apaisement. On sait maintenant que c'est un commando du FPR qui a assassiné l'ex-président du PSD.
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3 décembre 2009
MURI 2010 NZAJYE GUTORA PEREZIDA WA REPUBULIKA Y’ URWANDA CYANGWA NZABYIHORERE?
Njyewe ubwanjye nari indorerezi mbifitiye uruhushya rutangwa na Komisiyo y’igihugu y’amatora. Nari nshinzwe gukora mu cyahoze ari Intara ya Cyangugu. Icyo nashimye ku buryo budasubirwaho ni inyigisho zerekeye demokarasi zahawe abaturage . Agatabo k’uburere mboneragihugu kari gateguye neza, abakangurambaga bo mu nzego nyinshi barakifashishije basobanurira Abanyarwanda uko bagomba gukunda igihugu no kwitorera abayobozi mu bwisanzure. Itegeko rigenga amatora naryo ntaho ryari rimwaye, dore ko ryanemeraga ko buri mukandida ashobora kugena abamuhagarariye muri buri cyumba cy’itora ! Muri make twese twaribwiraga mu mitima yacu tuti "
dore rwose demokarasi ngiyi yadusesekayeho! Harakabaho FPR!"
Ku munsi w’itora imvugo ntiyabaye ingiro! Byatunguye benshi! Reka mbabwire ibyo nabonye byabaye ku Rusunyu hafi yo ku Nkanka, birahagije ngo twumve uko amatora yari ateguye mu gihugu cyose.
Aho ku Rusunyu uwari uhagarariye amatora yitwa Fabiyani...ni umukristu gatolika wa Paruwasi ya Nkanka, twari dusanzwe tuziranye rwose, ntacyo dupfa na we yabihamya! Ariko nkeka ko yahungabanye gato abonye mpingutse aho yayoboraga amatora. Impamvu irumvikana : jye na we twahuzwaga n’Ivanjili dufite intego imwe yo guharanira ukuri, ubutabera n’amahoro ! Icyo mugayaho ni uko yabuze ubutwari bwo kunshyira ku ruhande ngo ambwire ati "Padiri , ubu ibintu byahindutse, dufite andi mabwiriza turi kugenderaho ajyanye no kuniga ijwi ry’umutimanama maze tukumvira ibyo Umuryango FPR udusaba gukora kabone n’aho twagomba kugaragura abaturage mu kiziba "!
Ni ko byagenze: abaturage bahatiwe gutora umukandida Paul Kagame, ushatse gutora undi mukandida akahabonera ishyano! Ntawishwe ariko hari abasuzuguwe, bakozwa isoni, hari abakubiswe n’abafunzwe. Uwashaka urutonde rw’amazina yabo twarumugezaho . Sindibagirwa ba bakobwa bo ku Nkanka batashye barira ayo kwarika bitewe n’uko bari bamaze kubashwanyaguriraho impapuro z’itora ngo batoye nabi! Dore uko umwe muri bo yabinsobanuriye :" nahagurutse mu rugo numva nta wundi natora utari Paul Kagame. Gusa rero nabaye nkinjira mu bwiherero bw’icyumba cy’itora, abantu babiri bahita bansangamo ngo barebe ko ntora neza. Ubwo bahise bamfata akaboko bashaka kunteresha igikumwe ku izina ry’umukandida Paul Kagame. Numvise umujinya unyishe maze nanga agasuzuguro mpita ngitera kuri Faustin Twagiramungu. Ubwo bahise bafata urwo rupapuro bararucagagura nanjye nsohokana ikimwaro ndataha. Ariko ndumva byankomerekeje cyane mu mutima ". Ngayo nguko.
Jyewe, uko nakabaye indorerezi sinamenyaga ibiri kubera mu bindi byumba by’itora. Iyo nageraga mu cyumba, nabonaga abantu barwanira kwinjira ngo batore. Jye nkibwira ko ari uko bashishikariye icyo gikorwa cyabazinduye , sinkamenye ko ari uko abashinzwe amatora batinye kwereka padiri akari i Murori nuko bakareka abantu bagatora uko babyumva ! Koko rero hashize nk’isaha imwe mpageze(hari nka saa yine za mugitondo), nagiye kubona mbona Nyakubahwa Perefe wa Cyangugu, bwana Bisengimana Elisée arahasesekaye!
Yinjira mu cyumba narimo, anyicira ijisho ngo ninsohoke tuvugane. Namukundiye ko we yambwiye ibintu atabiciye ku ruhande ! Yagize ati" Padiri , barampuruje ngo uri kutwicira gahunda y’amatora. Ubu byadukomeranye ahantu hose bari kwitorera Twagiramungu Faustin gusa ! Ubwo rero turagira ngo wirinde kujya utinda mu cyumba cy’amatora, ujye winjira uhite wisohokera kugira ngo bafashe abaturage gutora neza!" Ubwo se umurimo wanjye sinari nywurangije?Nari nazinduwe no kureba uko amatora agenda, nari mbibonye
Ubwo kandi ibyabaye kuri wa mukobwa wo Nkanka ni ko byagendekeye n’abandi Banyarwanda benshi, mu gihugu cyose. Ugishidikanya azirebere raporo yakozwe n’indorerezi zihagarariye ibihugu by’Ubulayi".Iyo raporo yanditwe taliki ya 3 ukwakira 2003 bayishakiye izina rihuje n’uko babonye amatora yo muri 2003:" le calme et l’ordre règnent, la démocratie n’en est pas pour autant pleinement assurée "(Kuba amatora yarabaye mu mutuzo, ntibivuga ko yakurikije amahame ya demokarasi!).Iritavuga umwe !Siniriwe mvuga uko abahagarariye abandi bakandida baje gufungwa mbere y’amatora, bagahindurwa abanzi b’igihugu, n’uko byaje kugaragara ko abari bahagarariye umukandida Paul Kagame muri buri cyumba cy’itora ari bo bari bashinzwe wa murimo mutindi wo gufasha abaturage gutora neza !!. Simvuze uko naje gufungirwa i Kamembe ngo nimvuge uwo nzaha raporo y’ibyo nabonye! Abo twakoranaga nabo bahuye n’ingorane! Muri Cyangugu nari nshinzwe indorerezi zigera kuri 40. Barahamagawe, baratukwa, baterwa ubwoba, nuko mu mwanya wabo abasirikari aba aribo bakora raporo irata ukuntu amatora yabaye mu mucyo ! Nuko abanjye barasinya gusa ngo barokore amagara yabo! Abanyarwanda cyane cyane urubyiruko nibakomeza kumenyerezwa kubaho mu kinyoma nk’iki indi imyaka nka 20, hari uzaba agishoboye kubarogora?
!
2. Amatora yo mu 2010 azagenda ate?
Nta gushidikanya nayo azakorwa nk’ayo mu 2003. Imvugo nziza idafite aho ihuriye n’ingiro ! Igiti se ntikizahora kigaragazwa n’imbuto cyera ? Amakuru atugeraho aturutse mu turere twose tw’igihugu arahamya ko FPR igenda ikoresha inama za ninjoro hirya no hino mu gihugu ngo zigamije kwigira hamwe amayeri yo kugira ngo batazatungurwa nko muri 2003. Icyakora muri izo nama ho ngo baratobora bakavugisha ukuri : bemera ko ari Twagiramungu Faustin wari watsinze amatora yo muri 2003! Ayo mayeri nayo ubwo tuzayamenya igihe nikigera.Ariko icy’ingenzi ni ukumenya ko ubwo buriganya buriho butegurwa! Kandi ga na kera nta gihe amatora yo mu Rwanda atariganyijwe. Gusa ibya kera n’iby’ubu biratandukanye. Amatora yo mu gihe cya Habyarimana ntiyaburaga gufifikwa. Nyamara sinzi uko abategetsi babisobanuriraga abaturage ukabona muri rusange byakiriwe neza , abaturage bakayitabira bashishikaye,batagombye gushorezwa ikibuno cy’imbunda cyangwa ngo bahatirwe gutora amazina badashaka! Ibyo ndabona byarananiye FPR burundu pe! Bazivamo Christophe ntako atagira, nakomeze ashishikare yenda Abanyarwanda bazageraho bamwumve!
1. Itora rya Perezida wa Repubulika ryo mu 2003 ryagenze rite?
Iki kibazo ngo"muri 2010 nzajye gutora cyangwa nzabyihorere" kimaze iminsi kimbuza amahwemo ndetse rwose hakaba n’ubwo mbura ibitotsi , nkarara nigaragura bugacya! Mu by’ukuri ndifuza kujya gutora umukuru w’igihugu cy’Urwanda muri 2010: ni uburenganzira bwanjye , kubyibuza byaba ari ugupfusha ubusa impano ikomeye ibindi bihugu byinshi byagezeho hamenetse amaraso atagira ingano. Ntawe uyobewe ko uburenganzira bwo kwitorera abayobozi ari ikimenyetso gikomeye cy’uko abenegihugu batakiri ku ngoyi y’uburetwa n’igitugu , ahubwo bakaba bari mu nzira ya demokarasi ariyo ‘ubutegetsi bw’abenegihugu, bushyizweho n’abenegihugu kandi bugamije inyungu rusange z’abenegihugu". Gusa rero iyo ndebye uko amatora yagenze muri 2003, nkaba ndashidikanya ko ari nako azagenda umwaka utaha, ncika intege , nkabunza imitima, nkumva biranyobeye , noneho nkabura amahoro byimazeyo . Ni nayo mpamvu niyemeje gufata igihe, nkicara , ngatekereza kuri iki kibazo kitoroshye , nkagifataho umwanzuro.
Muri iki kiganiro nyuma yo kwibutsa uko nabonye amatora yo mu 2003, ndagerageza gusesengura uko ayo muri 2010 azaba ateye, mfate umwanzuro kandi nywumenyeshe umukuru w’igihugu Paul Kagame.
3. Uko mbibona
Mu gihe nta we uraboneka ngo akurushe ingufu abukunyage, ni wowe muyobozi dufite. Uko mbibona, uracyakeneye gutegeka. Ndagirango nkwisabire ikintu kimwe gusa: irinde abo bagushuka bakagushora mu matora uzi neza ko utazayatsinda. Tinyuka ubwize Abanyarwanda ukuri, ko ugifite gahunda z’amajyambere wifuza kubagezaho, ko usanze bigisaba indi myaka 10 , 20 cyangwa se 30. Ushobora no kubamenyesha hakiri kare ko umwana wawe w’imfura yatangiye kwitoza kuzagusimbura kugira ngo azashobore kusa ikivi watangiye! Babwire ko aho kwirirwa bashyuha imitwe ngo barajya mu matora kandi bazi neza ikizayavamo bakwiye kwicara bagafata amasuka bakajya gutabira dore ko n’inzara ibamereye nabi.
Ikibazo gikwiye gushakirwa mu mubano wa FPR n’abaturage. Abayobozi bashinzwe gukorera abaturage aho ntibita ku nyungu zabo gusa n’iz’Umuryango FPR bakibagirwa rubanda ikomeje kuzahazwa n’ubukene, akarengane n’iterabwoba?
None se abaturage baba bapfa iki kindi na Leta nziza ya FPR idahwema kwivuga ibigwi ko yazanye amajyambere n’ubukungu bwinshi murwa Gasabo? Leta abaturage batibonamo igaragazwa n’amatora! FPR niyongere ijye ku munzani muri 2010, kandi ntizatungurwe n’uko agaciro yo ubwayo yiha gatandukanye n’ako ipima mu maso y’abaturage! Na none ariko iracyafite iturufu yo kwica umunzani, igihe bigishoboka.
Jyewe ndumva kujya gutora Umukuru w’igihugu ntacyo bimaze niba amatora azagenda nk’uko yagenze muri 2003. Umukino nk’uriya ni ugutesha abaturage igihe, kubakomeretsa ku mutima no gukomeza kongera urwango bafitiye abayobozi batitaye ku nyungu rusange. Nahitamo ko abo bamotsi ba FPR bansanga iwanjye tugatongana aho kugira ngo bajye kumvuna amaboko bantoresha uwo ndashaka !
Na none ariko bakomeje kumvuzaho induru ngo njye gutora, najyayo. Gusa rero ngeze mu biro by’itora ngasanga ba Fabiani abo barahicaye, bakitanguranwa kumfasha "gutora neza", nakora agashya. Nahebera urwaje nkikoza mu bicu, nkamanukira kuri Fabiyani nkamukubita urushyi rumwe rusobanutse, nkamwongera n’urundi rw’imperekeza; yazajya kuzanzamuka yamenye ko rubanda igira uburenganzira butavogerwa! Ngo bamfunga? Bashaka bakandasa! Ni hahandi kuba mu gihugu utemerewe kwitsamura no guhumeka ntaho bitaniye n’urupfu.
Umusizi yabivuze ukuri ati "nanze kubaho ntariho". Abanyarwanda dukwiye guhumuka tukabona neza ko ibyo gukorera kuri baranyica ari byo byoretse Urwanda. Tuzahora mu iterabwobwa tugereze he ?Tuzahora tubunza imitima kugera ryari? Nibyumvikane neza ko atari Abanyamerika badushyize ku ngoyi y’iterabwoba turiho. Nitumenye neza ko atari Abafaransa bazayidukuraho. Abayobozi b’ibi bihugu by’abazungu nabo bifitiye ibibazo byabo bakagira n’inyungu zabo bagomba gushyira imbere. Simbona ko hari n’umwe warara adasinziriye ngo ni uko Abanyarwanda bari ku ngoyi. Nta mwanzi bagira, nta nshuti bagira. Uwakwibwira ko ari umutoni wabo udasanzwe ntagatangazwe n’uko agera ahazamuka bakamurusha amaguru, bakamuta aho!
Nitwemere ko ari twe ubwacu twishyize ku ngoyi ndetse tugakomeza ubukana bwayo igihe cyose twemeye kujya mu mujishi tugaheka mu ngombyi abayobozi batagize ikindi batumariye uretse kutwica urubozo no kudutindahaza . Nitwe ubwacu tugomba kwibohoza . Mu by’ukuri ndahamya ko hagize Abanyarwanda nk’ 1000 gusa biyemeza kugira icyo bakora, mbese bakamfasha tukarebera akantu nka Fabiyani n’abandi bakora nka we ibintu byahinduka mu gihugu cyacu hatagombye imivu y’amaraso. Fabiyani abonye ko uje gutora wese ari bugende amunyafuye urushyi, yakwifata neza akubaha icyo rubanda igamije kugeraho mu gihe yahagurukiye gutora abayobozi ishaka kandi yibonamo.Uvuga ko gukubita Fabiyani urushyi ari icyaha azabanze asobanurire Abanyarwanda ukuntu kubuza umuturage gutora uko abyumva atari cyo cyaha gikomeye kurushaho. Mu gihe ibiro by’itora byahinduwe indiri y’uburiganya(zone de non-droit), n’uharwaniye yirenganura ntazaba acumuye ! Abwirwa benshi, akumva beneyo.
4. Inama ngira umukuru w’igihugu Paul KAGAME
Nyakubahwa Paul Kagame, umaze imyaka igera kuri 15 uri umuyobozi w’ikirenga. Ubutegetsi wabufashe ku ngufu, utsinze intambara y’amasasu mu 1994. Utabizi ni utaravuka, ababyumva neza ni imfubyi n’abapfakazi batagira ingano.
Naho ubundi ibyo gutoresha rubanda ku gahato ni ukwiyongerera abanzi n’abarakare. Umunsi umwe iyo rubanda yazabikuryoza sinkubeshya. Abo kandi bihaye akazi ko kukwibira amajwi utabatumye ujye ubagendera kure ; ni bo bazaguhinduka kandi uwo munsi nugera, ntibazabura kugushinja ko utigeze utorwa na rubanda, ko wahoraga wiba amajwi! Ba intwari dore ko usanzwe uri indatwa , iyo mikino mitindi uyice mu gihugu. Ngira ngo nawe urabibona neza ko ibintu ari bibiri bizira icya gatatu : reka amatora abe mu bwisanzure, bityo n’aho utatorwa uzavugwe ko wabaye umubyeyi wa demokarasi ; cyangwa se utwemeze ko amatora atari ngombwa , uyigizeyo tuzayagarukeho igihe uzaba wumva uhaze ubutegetsi. Hagati aho uzashaka gufata ubutegetsi ngo ahindure ibintu mu gihugu na we azanyure mu nzira wanyuzemo! Hitamo neza, igihe ni iki. Ndaruhutse, igitekerezo nifuzaga kukugezaho ni icyo. Imana ikurinde.
Ugushyingo 2009,
Padiri Thomas Nahimana
30 décembre 2009
Donald Kaberuka place ses lieutenants dans la diplomatie rwandaise
Deux lieutenants du président de la BAD, Donald Kaberuka, ont été nommés dans des ambassades clés de l'Union européenne. Eugène Rwamucyo (sans lien de parenté avec le Dr Eugène Rwamucyo récemment à la une des journaux), a été nommé ambassadeur du Rwanda au Royaume Uni en remplacement de Claver Gatete qui rejoint la Banque nationale du Rwanda comme vice gouverneur. La nomination de Rwamucyo a été approuvée par le Sénat. Ancien expert du Fond monétaire international (FMI), il fut directeur au ministère des finances et de la planification économique que le président de la BAD a dirigé. La nomination de Jacques Kabare, ancien chef du département des ressources humaines à la BAD et du ministère rwandais des finances et la planification économique, au poste d'ambassadeur du Rwanda à Paris a été également approuvée par le Sénat rwandais. Son nom était déjà connu. Il a reçu l'appui du franco-rwandais, José Kagabo, récemment nommé sénateur par Paul Kagame. Avec la nomination des ces deux lieutenants de Donald Kaberuka, à Paris et à Londres, la machine à faire réélire le président de la BAD est en marche. Il faut rappeler que la nouvelle ministre rwandaise des affaires étrangères, madame Louise Mushikiwabo, est une ancienne de la BAD.
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17 septembre 2009
Les élections présidentielles rwandaises auront lieu le 9 août 2010

Chrysologue Karangwa, président de la commission nationale électorale Photo: ORINFOR
Le gouvernement rwandais a annoncé la date des prochaines élections présidentielles. Elles auront lieu le 9 août 2010. La campagne officielle débutera le 20 juillet pour se terminer le 8 août 2010. Comme il y a 7 ans, la commission nationale électorale (CNE) sera dirigée par Chrysologue Karangwa qui s'est illustré par le sabotage de la campagne de Faustin Twagiramungu. Ces élections ne passionneront pas les foules si il n'y a pas de candidat de poids face au candidat naturel du FPR, Paul Kagame. Les regards sont tournés vers Faustin Twagiramungu qui n'a pas encore dit son dernier mot. Quant à la candidate des Forces démocratiques unifiées (FDU), madame Ingabire Umuhoza Victoire, elle fait du bluff. Si elle veut vraiment être candidate, elle n'a qu'à rentrer au pays? Pourquoi exige-t-elle un passeport rwandais? Elle peut voyager avec le passeport qu'elle a maintenant pour se rendre dans son pays. Elle fait du chantage car elle sait que sa coalition hétéroclite composée d'anciens collaborateurs du FPR ne sera pas acceptée par le ministère de l'intérieur et le Forum des partis.
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23 décembre 2009
L'ex-patron de Rwandatel recherché par Interpol
L'ancien patron de Rwandatel, Patrick Kaliningufu, est recherché par Interpol sur mandat délivré par le Rwanda. Il est soupçonné d'avoir détourné des millions de francs rwandais des caisses de son entreprise. Selon certaines sources, il serait aux Etats Unis d'Amérique après avoir transité par l'Afrique du Sud. L'information a été rendue publique hier par le quotidien rwandais anglophone, The New Times, très informé des coulisses du pouvoir. Rwandatel, issu de la privatisation de Rwanda Telecom, ex-PTT, est une propriété d'une entreprise libyenne, LAP Green Networks.
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17 février 2009
Un homme humilié qui prêche dans le désert
Le général Paul Rwarakabije.
Les rebelles l'avaient localisé en RDC. Il a été rapatrié d'urgence au Rwanda à Gisenyi pour ne pas être capturé par ses anciens compagnons. Dans son interview diffusé par la radio BBC Gahuzamiryango samedi 14 février, il semblait ne pas connaître le déroulement des opérations de la coalition rwando-congolaise en cours en RDC depuis le 20 janvier. L'ex-commandant du bataillon FOCA appelle sans conviction ses anciens compagnons à regagner le pays. Il est rentré au Rwanda en 2003 en compagnie du général Seraphin Bizimungu alias Mahoro Amani en prison à Nyagatare, du colonel André Bizimana également en prison et du colonel Ngendahimana Jérome manipulé pour salir l'armée française. Contrairement à ce qui a été véhiculé partout, Paul Rwarakabije n'a jamais été commandant en chef des FDLR. Ses trois enfants et son épouse ont été massacrés par le FPR à Kigali en 1994.
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23 novembre 2009
La patronne des tribunaux gacaca va faire la queue devant la prison de Kigali
Madame Domitilla Mukantaganzwa, patronne des tribunaux gacaca au Rwanda, a des soucis en ce moment. Son mari, Théoneste Mutsindashyaka, vient d'être condamné à un an d'emprisonnement pour corruption et détournement de fonds. Celle qui a envoyé des milliers de Rwandais dans les geôles rwandaises fera dorénavant la queue tous les jours à la prison centrale de Kigali pour apporter de la nourriture à son époux. Comme dit un dicton rwandais: "Si tu souhaites la mort de ta marâtre, tu perds ta propre mère".
Monsieur Mutsindashyaka a connu une ascension fulgurante. Maire de la ville de Kigali, gouverneur de la province de l'Est avant d'être nommé ministre dans le gouvernement Makuza 2, certains observateurs de la politique rwandaise voyait ce proche du président rwandais, un futur premier ministre. Formé à l'université nationale du Rwanda et titulaire d'une licence en Math-Physique, il s'était fait connaître dans le dossier des terres confisquées par de hauts dignitaires du FPR au Mutara dont certains auraient juré de lui faire la peau. En parlant de son arrestation, Paul Kagame a déclaré: "Je me suis trompé une fois et ça ne recommencera plus".
Monsieur Mutsindashyaka était défendu par Maître Béatrice Umubyeyi qui n'a pas fait d'appel du jugement.
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Mardi 13 janvier 2009
Suppression du juge d'instruction en France, Kigali était bien renseigné
En se faisant arrêter "volontairement" en Allemagne le 9 novembre 2008, Rose Kabuye-Kanyange était certainement au courant de la réforme concernant la suppression du juge d'instruction que le président français allait proposer. Après son incarcération dans une prison de Francfort en Allemagne, elle a exigé un transfert rapide en France pour y être jugée. Elle fut extradée puis inculpée pour complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Elle est soupçonnée d'avoir abrité le commando qui a abattu l'avion du président Habyarimana. Cet attentat terroriste a fait 11 morts dont 3 Français membres d'équipage.
Le gouvernement rwandais a fait pression sur la France pour que le procès ait lieu rapidement en espérant un acquittement par le juge "de l'instruction" dépendant du pouvoir exécutif et non du juge "d'instruction "indépendant du parquet en particulier dans les dossiers sensibles de terrorisme.
Les juges antiterroristes sont sortis de leur réserve pour protester contre la réforme annoncée par la président français, Nicolas Sarkozy, le 7 janvier 2009. Le juge d'instruction sera remplacé par un juge "de" l'instruction, l'enquête dépendant du procureur. Parmi les juges protestataires, Marc Trevidic, qui instruit le dossier du Rwanda et l'assassinat, en 1994, de son président Juvénal Habyarimana. Leurs décisions vont parfois à l'encontre des voeux des diplomates et des politiques qui évoluent selon le moment. "Un juge peut ne pas être indépendant, mais le système lui permet de l'être", souligne Marc Trevidic. "Statutairement, je peux dire merde", ajoute-t-il.
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16 février 2009
Rejet de la plainte des deux généraux rwandais contre la France
Le tribunal de première instance de Bruxelles a rejeté la plainte déposée par les généraux rwandais, Charles Kayonga et Jack Nziza, contre la France dans le cadre des mandats d'arrêt lancés par le juge Jean-Louis Bruguière. Ils font partie des neuf hauts responsables de l'armée rwandaise accusés d'avoir commandité l'assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cet acte terroriste fut l'élément declencheur du génocide rwandais.
"Nous ne pouvons pas annuler des mandats lancés par un autre pays", a déclaré le juge Belge chargé du dossier. L'avocat des deux généraux rwandais n'a pas dit si il fera appel de la décision du juge ou pas. Entretemps le feuilleton Rose Kabuye continue. Elle est rentrée de nouveau à Kigali en attendant son procès. Monsieur K veille!
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2 juin 2009
Aéroport de Bugesera, un vieux rêve américain au Rwanda
Le plan de construction de l'aéroport international de Bugesera vient d'être présenté aux autorités rwandaises par la société TPS consult. C'est un vieux rêve américain qui vient d'être réalisé.
 Photo: Imvaho nshya
Après l'indépendance du Rwanda en 1962, le gouvernement américain a voulu construire un aéroport au Bugesera sans préciser si il sera civil ou militaire. Le président Grégoire Kayibanda refusa d'octroyer le terrain. Il ne voyait pas l'intérêt d'un deuxième aéroport après celui de Kanombe construit par les Belges. Après l'accession au pouvoir du général Juvénal Habyarimana en 1973, les Américains auraient renouvelé leur demande mais sans succès. Le président Habyarimana était plus proche des Français qui ont d'ailleurs déjoué le coup d'état de 1980 fomenté par le major Théoneste Lizinde et le colonel Alexis Kanyarengwe. Le FPR armé et soutenu par les Américains vient de leur rendre l'ascenseur en acceptant la construction de l'aéroport international de Bugesera. Le plan a été présenté au ministère des infrastructures mercredi 27 mai 2009. Le gouvernement rwandais était représenté par le ministre de la défense, le général ex-FAR Marcel Gatsinzi, et la ministre des infrastructures, madame Linda Bihire.
Les travaux de construction débuteront l'année prochaine et le coût s'élève à 445 millions de dollars. Selon les prévisions du gouvernement rwandais, cet aéroport sera la plaque tournante du trafic aérien en Afrique centrale avec une capacité d'accueil de un million de voyageurs par an. L'aéroport de Bugesera sera relié au port de Dar-es-Salaam en Tanzanie par une ligne de chemin de fer via Isaka.
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26 Juillet 2009
Rwanda: Limogeage du secrétaire d'Etat à l'enseignement primaire et secondaire. Possible réglement de comptes au sein de la classe politique.
Le secrétaire d'Etat au ministère de l'éducation nationale chargé de l'enseignement primaire et secondaire, Théoneste MUTSINDASHYAKA, a été limogé. Officiellement son éviction entre dans le cadre de la lutte contre la corruption et le détournement des fonds publics menée par le gouvernement rwandais, mais selon certains observateurs cette campagne cache un réglement de comptes au sein de la classe politique rwandaise à la veille des elections présidentielles de l'année prochaine. Avant d'être nommé ministre au dernier remaniement, Monsieur Mutsindashyaka était gouverneur de la province du Mutara où il fut confronté aux problèmes de vastes propriétés appartenant aux hauts responsables du FPR qu'ils ont volées aux paysans de cette région. Le président rwandais Paul Kagame s'est déplacé pour procéder à la redistribution de ces terres, ce qui a provoqué des mécontentements dans son entourage. Ex-préfet de la ville de Kigali, Théoneste Mutsindashyaka est également l'époux de la responsable des tribunaux gacaca, Madame Domitilla Mukantaganzwa, dont les travaux prendront fin dans 5 mois avec un bilan très mitigé. Autre point faible de l'ancien ministre, il est francophone et a évolué au pays. Il est ancien de l'université nationale du Rwanda, faculté des sciences, option Math-Physique.
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20 février 2010
Le Rwanda négocie l'extradition du Dr Pierre Mugabo et son épouse
Ancien professeur de Pharmacologie à la faculté de Médecine de l'Université nationale du Rwanda à Butare, le Dr Pierre Mugabo et son épouse Félicité Musanganire sont sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement rwandais. Le tribunal gacaca de Ngoma les a condamnés à 30 ans et 25 ans de prison respectivement.
Même si il n'y a pas d'accord d'extradition entre le Rwanda et l'Afrique du Sud, le gouvernement rwandais espère leur transfert. Jusqu'à présent aucun pays n'a transféré au Rwanda un ressortissant Rwandais recherché par la justice rwandaise ou internationale.
Brillant médecin spécialiste en Pharmacologie clinique de l'Université de Bruxelles, le Dr Pierre Mugabo est originaire de Ngarama dans l'ex-province de Byumba. Son épouse est originaire de Gitarama. Elle est la fille de Dominique Mbonyumutwa, président de la république rwandaise par interim de 1960 à 1961.
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30 avril 2009
Faustin Twagiramungu ne s'inclinera pas devant les Tutsi pour demander pardon
 Faustin Twagiramungu, premier ministre du Rwanda de juillet 1994 à août 1995
"En tant que Hutu, je ne pourrais jamais m'incliner devant les Tutsi pour demander pardon", a dit l'ancien premier ministre Faustin Twagiramungu à l'émission Imvo n'Imvano de la BBC Greatlakes Gahuzamiryango du 25 avril 2009. Il réagissait à des propos tenus par un Hutu dans l'émission précédente qui demandait à tous les Hutu de demander pardon aux Tutsi. . Les programmes de la BBC au Rwanda en FM ont été suspendues par le gouvernement rwandais après la diffusion de l'émission pour une durée indéterminée.
L'analyse faite par l'ancien premier ministre dans cette émission était pertinente. L'animal politique serait-il de retour après plusieurs années de silence après sa défaite aux dernières élections présidentielles au Rwanda (3 % selon la commission électorale présidée par le FPR et 40 % selon d'autres sources non officielles)? En politique une simple phrase peut remettre un politicien sur la scène de l'actualité. Rukokoma a dit tout haut ce que pensent tout bas les Hutu non impliqués dans le génocide rwandais. www.irwanda1.com
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Jeudi 18 décembre 2008
Communiqué de l'évêque du diocèse de Butare sur le livre de Jean Ndorimana
Après avoir lu le livre de l'abbé Jean Ndorimana dont le titre est << De la région des Grands Lacs au Vatican; intrigues, scandales et idéologie du Génocide au sein de la Hiérarchie Catholique >> et entendu ses déclarations lors de la promotion du livre et ce qui a été dit aux journalistes et repris sur les chaînes de radio et à la télévision rwandaise, je voudrais dire à tous que l'église catholique n'approuve pas ses propos et condamne les idées dévéloppées dans ce livre.
L'abbé Jean Ndorimana est un prêtre du diocèse de Butare. Il fut ordonné prêtre le 3 août 1980 dans le diocèse de Butare, puis fut mis à la disposition du diocèse de Cyangugu le 16 mai 1982 et devient prêtre de ce diocèse à part entière en mars 1986.
Il fut nommé auxiliaire de l'évêque Taddée Ntihinyurwa et de l'évêque Jean Damascène Bimenyimana à Cyangugu. Il a souhaité revenir dans le diocèse de Butare et a eu sa mutation le 10 mrs 2003. L'église catholique ne se reconnait pas dans son livre à cause de des propos incorrects, injurieux et diffamatoires pour certains.
Il ya un problème grave concernant l'idéologie du génocide que nous combattons dans le pays sur lequel il s'appuie pour salir et se venger contre des personnes avec qui il a des différends ou pour ses intérêts personnels.
En tant que évêque catholique de Butare, en collaboration avec les évêques de tous les diocèses catholiques du Rwanda, il est de mon devoir de m'adresser à tous pour dénoncer ce qu'il dit et de prendre des distances vis à vis de ce qu'il a écrit.
Fait à Butare, le 6 décembre 2008
Philippe Rukamba Evêque du diocèse de Butare
(Texte original en Kinyarwanda. Traduction en Français par www.irwanda1.com)
Lundi 15 décembre 2008
Rwanda: un évêque Tutsi défend l'église catholique et ses collègues Hutus
 La Cathédrale de Butare, diocèse de Butare dirigé par Mgr Philippe Rukamba Image de Jean-Marc Allet. www.panoramio.com
Après les réactions des prêtres Hutus dont les noms sont cités dans le livre de l'abbé Jean Ndorimana, "De la région des grands lacs au Vatican : intrigues, scandales et idéologie du génocide au sein de la hiérarchie catholique " , un évêque Tutsi réagit à son tour.
Selon l'auteur du livre, les évêques et les prêtres Hutus du Rwanda et du Burundi sont soit des génocidaires ou ont des idées génocidaires. Quant aux évêques Tutsis nommés après le génocide de 1994, l'abbé Ndorimana n'est pas tendre avec eux. "Ils ne méritaient pas leur désignation par le Vatican car ils sont contre le régime du FPR".
C'est peut-être cette dernière accusation qui a forcé Mgr Philippe Rukamba, évêque du diocèse de Butare, à réagir. Dans un communiqué, il dément les accusations portées contre l'église catholique, les évêques Hutus et Tutsis ainsi que les prêtres Hutus nommément attaqués dans le livre.
Le livre de l'abbé Ndorimana est traité par certains de "versets sataniques", version catholique. La presse rwandaise, pourtant proche du régime, traite cet homme d'église de "brebi égarée". Mais d'autres pensent qu'il s'agit d'un plan bien élaboré dont l'objectif est de mettre à genou l'église catholique rwandaise, religion ultra-majoritaire et proche du peuple.
Les responsables du FPR, plutôt de confession protestante, accusent l'église catholique d'avoir aidé les Hutus à chasser les Tutsis du pouvoir pendant la révolution sociale de novembre 1959. Quatre évêques Hutus ont été tués par le FPR, l'archevêque de Kigali, Mgr Vincent Nsengiyumva, l'évêque de Byumba, Mgr Augustin Ruzindana, l'évêque de Kabgayi, Mgr Thaddée Nsengiyumva, et l'évêque de Ruhengeri, Mgr Phocas Nikwigize.
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Mardi 11 novembre 2008
Agitation à Kigali après l'arrestation de Rose Kabuye en Allemagne
Alors que Kigali s'agite après l'arrestation de madame Rose Kabuye Kanyange à Francfort en Allemagne, la communauté rwandaise dans sa majorité se félicite de cet événement. La communauté internationale envoie un signal fort au gouvernement rwandais. La justice pour tous serait-elle en marche?
 De droite à gauche, Tharcisse Karugarama, ministre de la justice, Louise Mushikiwabo, ministre de l'information, Rosemary Museminali, ministre des affaires étrangères. Photo: J Mbanda/ The New Times
Malgré de nombreux témoignages largement diffusés sur la responsabilité de certaines personnes proches du chef de l'état rwandais dans la tragédie rwandaise, aucun membre du FPR n'avait jamais été interpelé. Mais la question qui brûle toutes les lèvres c'est pourquoi madame Kabuye est revenue en Allemagne alors qu'elle avait échappé de justesse à une interpellation antérieure pour des raisons diplomatiques lors de la dernière visite du président Paul Kagame à Berlin. Elle savait bien qu'elle était sur la liste des 9 criminels du FPR sous le coup d'un mandat d'arrêt européen lancé par le juge français Jean-Louis Bruguière. Les autorités rwandaises auraient-elles sous-estimé l'importance d'un mandat d'arrêt lancé par un juge d'un pays de droit?
Lors du dernier entretien entre le président français Nicolas Sarkozy et Paul Kagame en marge de l'assemblée générale des Nations Unies à New York, il a été question de la levée des mandats d'arrêt à l'encontre de hauts responsables militaires du FPR. Bernard Kouchner a déclaré: "Il nous demande ce que nous ne pouvons pas faire". Au retour dans son pays, le président rwandais a supprimé l'usage du français dans l'enseignement et dans la correspondance officielle. Il voulait montrer aux autorités françaises que lui peut faire ce qu'il veut dans son pays.
Kigali a toujours jugé de torchon de papier ces mandats d'arrêt et certaines personnes proches du président rwandais pensaient même qu'ils ne seraient jamais mis en application. La présence du chef du protocole présidentiel rwandais en Europe serait même un défi voire un bras d'honneur à la justice française qui n'aurait pas le courage de l'arrêter.
Le gouvernement rwandais s'agite pour dénoncer cette arrestation alors qu'il s'est félicité de celles d' Augustin Ngirabatware le 17 septembre 2007 et de Callixte Mbarushimana le 7 juillet 2008. Ils ont été également arrêtés à Francfort. Décidément cette ville allemande est devenue le cimetière des suspects criminels rwandais.
A propos de l'arrestation d’Augustin Ngirabatware, le ministre rwandais de la Justice Tharcisse Karugarama a déclaré: "Cette arrestation d'un homme longtemps recherché par le TPIR prouve la volonté de certains pays occidentaux d'appréhender les suspects criminels rwandais recherchés par la justice internationale". Quant à celle de Callixte Mbarushimana, il a ajouté: "Son arrestation est un signal pour les autres fugitifs, recherchés pour leur participation présumée au génocide rwandais".
L'arrestation de madame Rose Kabuye est une bonne chose pour la communauté rwandaise et un signal fort de la communauté internationale adressé aux dirigeants rwandais. Les 8 autres militaires du FPR inculpés par le juge Bruguière et les 40 inculpés par le juge espagnol Merelles ont des soucis à se faire. La justice internationale se réveille enfin.
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12 juin 2008
Rwanda: Chaise musicale au parlement
L'ex-députée du FPR Béatrice Nirere condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité a été remplacée à l"assemblée nationale rwandaise par Jean Damascène Marara originaire du district de Muhanga dans la province Sud. Madame Nirere, originaire de Byumba (district de Bicumbi, province Nord), a toujours nié les accusations de génocide dont elle fut condamnée. Monsieur Marara qui a été nommé à sa place est un membre éminent du FPR. Le siège vacant de Munyanganizi Bikoro, ancien ministre membre du FPR accusé de malversations financières, a été attribué à l'ancien ministre de la santé également membre du FPR, Dr Ezéchias Rwabuhihi. Le siège de Gérard Ntwali nommé récemment ambassadeur en Belgique a été confié à Jean Baptiste Zimulinda, membre du PSD. Ces nominations doivent être validées par Paul Kagame en visite en Afrique du Sud au Forum économique sur l'Afrique.
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1er juillet 2008
Kagame fait le ménage dans la police Le président rwandais Paul Kagame a suspendu de leurs fonctions trois hauts responsables de la police. Il s'agit du chef de la police nationale, commissaire général, Andrew Rwigamba (Photo), le chef du département d'investigation criminelle, Costa Habyara et le directeur du centre de formation de la police de Gishari dans la province Est, Peter Sano. Cette affaire a été révélée par le quotidien anglophone, le New Times, très proche du FPR.
Le ministre de la Sécurité intérieure, Musa Fazil Harerimana, a déclaré, selon le New Times, que ces trois policiers ont été suspendus jeudi 26 jeudi par le chef de l'état lui-même pour des raisons qui seront communiquées ultérieurement. Mais selon d'autres sources bien informées, la suspension pourrait être en rapport avec un conflit d'intérêt dans l'attribution de marchés d'approvisionnement de la police.
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9 juin 2008
Le Rwanda au Commonwealth, les Rwandais sont partagés
 Paul Kagame au sommet du Commonwealth à Kampala le 23 novembre 2007
Recalé au dernier sommet de Kampala le 23 novembre 2007, le dossier d'adhésion du Rwanda au Commonwealth est relancé. Des experts séjournent à Kigali pour donner leur avis. Les Rwandais sont divisés sur cette question. Ancienne colonie belge, le Rwanda est un pays francophone, mais le président de la république, Paul Kagame, est anglophone ayant grandi en Ouganda. La majorité des Rwandais est catholique, plutôt de culture latine. Les Rwandais considèrent les pays anglophones comme protestants ou musulmans. C'est le cas pour la communauté des pays de l’Afrique de l’Est que le Rwanda a déjà intégré et qui est composée de 3 pays anglophones à majorité protestante (Ouganda) ou musulmane (Kenya et Tanzanie). Face à la mondialisation dominée par les Anglo-saxons, certains Rwandais pensent que l'adhésion de leur pays au Commonwealth serait bénéfique, mais d'autres restent attachés à la francophonie. Au Rwanda, le français reste la deuxième langue du pays après le Kinyarwanda. L'anglais monte en puissance depuis la prise du pouvoir par le FPR dont les cadres ont été formés en Ouganda, mais n'a pas encore réussi à détrôner le français. La majorité des intellectuels et les hauts responsables du pays non issus du FPR sont francophones (premier ministre, président du sénat, président de l'assemblée nationale, la majorité des ministres). Même la première dame parle français. A l'université nationale du Rwanda, les cours sont dispensés dans les deux langues, français et anglais. Un atout majeur pour les Rwandais à l'heure de la mondialisation où les polyglottes ont un avenir presque assuré.
Le Royaume uni est très présent au Rwanda depuis l'accession au pouvoir des anglophones venus d'Ouganda. Le journal de la radio BBC en Kinyarwanda et en Kirundi est très écouté. Son émission phare Imvo n'imvano animé par un Rwandais, Ally Yussuf Mugenzi, au côté d'une équipe composée de Rwandais et de Burundais, est très populaire même dans la diaspora. La Voix de l'Amérique (VOA) émet également en Kinyarwanda mais ses émissions sont moins suivies. Radio France Internationale (RFI) aurait dû y penser.
Si le président rwandais veut faire entrer son pays au Commonwealth pour régler ses comptes avec la France ou pour avoir la protection des anglo-saxons afin d'échapper à la justice internationale qui menace son entourage, il aurait tort. Le Rwanda en payerait le prix. Mais si c'est une stratégie économique pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens, pourquoi pas. Le Rwanda est un pays enclavé situé à 1200 km de l'océan indien et à plus de 2000 km de l'océan atlantique. Il s'approvisionne via le port de Mombasa au Kenya et le port de Dar-es-salaam en Tanzanie, deux ex-colonies britaniques. Si à travers l'adhésion au Commonwealth, il y a possibilité de libre circulation des biens et des personnes dans cette communauté, cela donnerait une bouffée d'oxygène à l'économie rwandaise. Anglais et français oui, l'adhésion au Commonwealth, pourquoi pas.
Créé en 1931, le Commonwealth réunit 53 pays, pour la plupart issus de l’ex-Empire britannique, avec une population estimée à 1,7 milliard de personnes, près de 30% de la population mondiale. Les sommets des chefs d’Etat et de gouvernement de cette communauté sont organisés tous les deux ans.
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Rwanda, notre Mai 1968

 Général major Juvénal Habyarimana et le président Grégoire Kayibanda le 1er avril 1970
Libération des moeurs, année hippie, mai 1968 ne s'est pas arrêtée à Nanterre ni à la Sorbonne avec Cohn Bendit et ses camarades entrain de renverser les voitures, ni aux Etats Unis avec les anti-guerre au Vietnam ou la consommation des stupéfiants sous les rythmes endiablés de Bob Dylan. Au Rwanda le nord et le sud se déchiraient. Le congrés du MDR Parmehutu qui s'est tenu à Gitarama s'est transformé en guerre de tranchée provoquant le départ fracassant des ténors du nord. Retour sur ces événements dont l'onde de choc a pesé très lourd sur la politique du pays. Les séquelles se font sentir même aujourd'hui car ce fut le début du régionalisme au Rwanda. Malheureusement les mêmes erreurs provoquent les mêmes effets et les Rwandais semblent n'avoir rien compris.
Pourtant tout avait commencé dans un climat bon enfant. Les délégués venus des quatre coins du pays furent acceuillis par le secrétaire général du parti, Calliope Mulindahabi, dont le mandat touchait à sa fin. L'ordre du jour était l'adoption du programme du parti pour la future législature, l'élection du nouveau secrétaire général du parti, et dans la rubrique divers, la motion de censure du gouvernement après le rapport de la commission parlementaire sur le mécontentement du pays.
Pour le premier point, le programme du parti fut adopté à l'unanimité. Quant au deuxième point concernant l'élection du nouveau secrétaire du parti, la tension est montée d'un cran. Les leaders du nord (Byumba, Gisenyi et Ruhengeri) revendiquent le poste et présentent Lazare Mpakaniye de Ruhengeri comme candidat. En effet, un accord tacite prévoyait que tant que le président du parti sera du sud, le secrétaire général viendrait du nord. Cet accord n'avait pas été respecté car le président et le secrétaire général étaient tous les deux du sud et de la même préfecture Gitarama (Grégoire Kayibanda et Calliope Mulindahabi). Le sud opte pour la continuité et présente Calliope Mulindahabi, le secrétaire sortant et ministre de la défense, comme leur candidat.
Le nord gagne et Lazare Mpakaniye devient le nouveau secrétaire du parti. Mais cette élection laissa des traces et la discussion sur la motion de censure fut tendue. Des ministres du sud étaient particulièrement visés dans le rapport de la commission parlementaire qui demandait leur démission. Le plus visé était le ministre de l'éducation nationale, Gaspard Harerimana, de la commune de Taba, préfecture de Gitarama. Le parlement était divisé sur la question. Les députés du nord était pour la censure et le départ du gouvernement des ministres concernés, ceux du sud se sont prononcés contre. La motion de censure fut rejetée, ce qui provoqua la colère de Barthazar Bicamumpaka. Il fut limogé du gouvernement du poste de ministre de l'agriculture. Il fut remplacé par Damien Nkezabera de Kigali. Bicamumpaka fut nommé président de l'assemblée nationale mais ne fut pas calmé pour autant. Il céda finalement sa place à un autre nordiste mais fidèle du président Kayibanda, Thaddée Bagaragaza, marié à une femme du sud.
Après échec au poste de secrétaire général du parti, Calliope Mulindahabi perd également son poste de ministre de la défense. Il restera simple député et mécontent. Il fut remplacé à la défense par Juvénal Habyarimana qui venait de passer du grade de lieutenant à celui de colonel. Des changements furent opérés au niveau des responsables du parti dans toutes les préfectures. Des fidèles du président furent nommés aux postes-clés, ce qui accentua les tensions au sein du parti. Les nominations de hauts responsables de l'état étaient systématiquement dénoncées par les nordistes alors que le nouveau ministre de la défense réorganisait son armée en nommant des militaires du nord aux postes de commandement. Quatre-vingt-dix pourcent des militaires venaient du nord, car le président Kayibanda voulait une armée des Bakiga qu'il considérait comme une" race hutu pure" pour garder la république. Son dérapage verbal " un chien rassasié ne garde pas la maison" en dit long. Paul Kagame a repris cette image de maison lors de son meeting au stade de Nyamirambo en ces termes: " Nous avons construit notre maison en commençant par la fondation, puis l'élevation des murs, le toit, la peinture et la décoration, et maintenant d'autres voudraient l'inaugurer à notre place. Nous ne pouvons pas l'accepter. Mais nous allons les héberger si ils nous le demandent." Ils parlaient de son challenger Faustin Twagiramungu.
Après le départ des leaders du nord menés par Balthazar Bicamumpaka et Otto Rusingizandekwe, les petites phrases assassines n'ont cessé d'être lancées de part et d'autre. Les nordistes juraient de revenir pour chasser les démagogues du sud. Quant aux sudistes, ils prétendaient que les nordistes étaient incapables de diriger le pays. La situation politique se dégrada progressivement dans le pays jusqu'au coup d'état 5 juillet 1973 et la mise en demeure du MDR. Les nordistes s'emparent du pouvoir et fondent le MRND le 5 juillet 1975 dont on connait la fin tragique. Des dignitaires du sud furent arrêtés et tués dans la prison de Ruhengeri pour la plupart dans une impunité totale. Kayibanda fut emprisonné à Rwerere puis jugé devant un tribunal militaire à Ruhengeri dirigé par le major Ntibitura, un des membres du comité pour la paix et l'unité nationale qui avait pris le pouvoir. Il mourut chez-lui à Kavumu en résidence surveillée le 16 décembre 1976. Il n'aura pas droit aux funérailles nationales ni à une annonce nécrologique sur les antennes de Radio Rwanda.
La tentative de relance du MDR en 1991 s'est heurtée aux vieux démons soixante-huitards qui rôdaient encore. MDR et/ou Parmehutu canal historique pour l'appellation, Gitarama et/ou Ruhengeri pour la direction, MDR ou MDR Power pour la propagande, l'équation est devenue insoluble. Le MDR nouvelle formule fut utilisé par le FPR pour anéantir le MRND avant d'être enterré à son tour pour de bon. L'acte de décès fut signé par le FPR, une victoire psychologique.
Par manque d'opposition, le MDR s'est auto-suicidé en trouvant des opposants dans son propre camp. Son successeur, le MRND ne voulait pas d'opposants et en a fabriqué involontairement pour son auto-destruction. Le FPR qui ne veut pas dialoguer avec ses opposants, subira-t-il le même sort que ses prédécesseurs? Décidément qu'on soit Hutu ou Tutsi, le mot opposition reste un sujet tabou.
(Article publié le 5 mai 2008)
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Samedi 27 décembre 2008
Rwanda: Affaire Rose Kabuye - Une comédie française
Interpellée le 9 novembre 2008 à Francfort (Allemagne) puis extradée en France en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par le dernier pays cité, Rose Kabuye a actuellement le sourire : après plus de six semaines de détention, elle a momentanément quitter l'Hexagone pour rentrer au Rwanda où elle va faire les fêtes de fin d'année avec sa famille.
 C'est une décision qui a été prise par la Justice française sur une demande acceptée par les juges, après avis favorable du parquet. Pour un de ses avocats, c'est une décision qui prend en considération la situation humaine dans laquelle se trouve sa cliente et qui montre que la justice peut fonctionner efficacement tout en étant modérée
Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, délivré en 2006 par la France, Rose Kabuye, 47 ans, avait été mise en examen par le juge antiterroriste Marc Trévidic pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.
Le juge la soupçonne d'avoir pris part à l'attentat, le 6 avril 1994, contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, signal déclencheur d'un génocide, qui a fait, selon l'ONU, environ 800 000 morts essentiellement parmi la minorité tutsie ; des charges qu'elle réfute naturellement, en criant au complot.
Celle qui a eu à dire au lendemain de son arrestation qu'elle n'a pas peur car elle est innocente reverra donc sa famille et ses proches. Elle fêtera, comme les autres, pour essayer d'oublier un moment cette maudite date du 9 novembre 2008. Mais Kabuye n'est pas pour autant sortie de l'auberge : après le nouvel an, elle doit retourner en France, puisque l'affaire n'a pas été classée.
Elle s'est engagée à revenir à Paris avant le 10 janvier 2009, et le ministère de la Justice rwandaise avait également exprimé dans une lettre la volonté du gouvernement de respecter l'engagement pris auprès du juge français.
En Afrique, la parole donnée est sacrée, mais la question qu'on se pose est de savoir si elle reviendra pour se constituer prisonnière. C'est d'un vrai privilège que Kabuye a bénéficié parce qu'il y a d'autres terroristes ou présumés tels qui gémissent dans les fers en France depuis longtemps.
N'ont-ils pas droit, eux aussi, aux fêtes de fin d'année dans leurs pays respectifs ? Ce dossier ayant envenimé les relations entre Paris et Kigali, veut-on aller vers un dégel des relations diplomatiques ?
Il y a du flou dans cette affaire à tel point qu'on ne peut s'empêcher de penser à une comédie française. Et si Kabuye changeait d'avis ? Après qu'elle a recouvré la liberté provisoire, Rose décidera de ce qu'elle doit faire. L'air de Kigali lui manquait, et maintenant tout est une question de responsabilité.
Source: http://www.lobservateur.bf/
Mercredi 9 juillet 2008
Arrestation d'un haut responsable des FDLR en Europe
Callixte Mbarushimana a été arrêté Lundi 8 juillet à Francfort en Allemagne. Cette arrestation a été confirmée à la BBC par le président des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), Ignace Murwanashyaka. Selon ce dernier, le secrétaire exécutif des FDLR se rendait à Saint-Petersbourg en Russie quand il a été arrêté en Allemagne. Ancien fonctionnaire des Nations Unies au Kosovo et au Rwanda, monsieur Mbarushimana était dans le collimateur de la justice internationale sur pression de Kigali et figurait sur la liste des présumés génocidaires vivant en France. Emprisonné au Kosovo puis relâché faute de preuve de sa culpabilité, il vivait légalement en France. Ses ennuis avec Kigali sont réapparus depuis qu'il est devenu secrétaire exécutif des FDLR. Il signait des communiqués depuis Paris. Pourquoi a-t-il été arrêté en Allemagne et non en France? Pourquoi Ignace Murwanashyaka s'est précipité sur les Radios pour annoncer qu'il partait pour la Russie? Qu'allait-il faire dans ce pays? Même si il est présumé innocent tant que sa culpabilité n'est pas encore démontrée, on peut se demander comment cet informaticien a été désigné comme haut responsable des FDLR alors que la justice internationale ne l'a pas lâché depuis son incarcération au Kosovo.
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Vendredi 8 Août 2008
Le Rwanda publie son réquisitoire contre la France
Non seulement la France de 1994 savait que le génocide des Tutsis se préparait au Rwanda, non seulement elle a aidé et armé ceux qui allaient le commettre, mais elle a "participé à la mise en exécution" d'un massacre qui a coûté la vie à 800 000 personnes. Les 331 pages du rapport rendu public mardi 5 août à Kigali assènent de graves accusations contre les responsables civils et militaires français de cette époque de cohabitation où François Mitterrand avait pour premier ministre Edouard Balladur.
Rédigé par sept juristes et historiens choisis par le pouvoir rwandais, présidé par l'ancien ministre de la justice Jean de Dieu Mucyo, le rapport est alourdi de 166 feuillets de témoignages dont la lecture suscite à la fois accablement et gêne.
Accablement, tant s'accumulent les récits de la collaboration des soldats français au tri ethnique de la population, de l'aide apportée aux tueurs, et de leurs exactions, allant des viols aux assassinats. Gêne, tant peuvent être sujets à manipulation des témoignages invérifiables de génocidaires repentis, recueillis par leurs vainqueurs dans un pays traumatisé et autoritaire. L'intitulé officiel de la commission, "chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide", montre la précision de l'objectif assigné et le peu de place laissé aux vérités complexes.
En présentant le rapport devant les caméras de la télévision nationale, le ministre rwandais de la justice, Tharcisse Karugarama, a évoqué la perspective de "poursuites judiciaires" contre "des personnalités pointées du doigt pour leur rôle dans le génocide". Une liste de 33 responsables français – 13 politiques et 20 militaires – a été diffusée. Outre M. Balladur, sont notamment visés Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, son directeur de cabinet, François Léotard (défense), Hubert Védrine, secrétaire général de l'Elysée, et Jean-Christophe Mitterrand, conseiller à l'Elysée.
Le document dresse un inventaire de toutes les charges que l'actuel régime rwandais du président Paul Kagamé, issu de la victoire militaire des Tutsis de l'extérieur contre les génocidaires, a accumulées contre le pays qui a soutenu militairement ses adversaires hutus et parfois ses bourreaux.
Etayé par de nombreuses notes, le document décrit l'engrenage du soutien français au régime "fondé sur une discrimination ethnique officielle" du président Habyarimana, menacé depuis 1990 par le Front patriotique rwandais (FPR) regroupant les Tutsis exilés en Ouganda. Le document évoque "une stratégie indirecte de confrontation entre l'armée française au Rwanda et le FPR".
Attribuant au président Mitterrand un "parti pris antitutsi", les auteurs expliquent son engagement croissant par sa volonté d'"endiguer l'influence du monde anglophone [les Tutsis du FPR sont anglophones]" et de montrer aux autres présidents africains amis de la France que Paris ne laisse pas tomber ses alliés.
Concrètement, le rapport Mucyo accuse la France "d'avoir formé les milices interahamwe qui ont été le fer de lance du génocide". Les Français "nous disaient que (…) l'ennemi était le Tutsi", affirme un ancien interahamwe (milice hutue), qui dit avoir été formé par des militaires français. "Les Français (…) ont formé des gens qui ont été utilisés pour tuer", martèle un ancien militaire rwandais auditionné par la commission. Omniprésents, les Français auraient engagé dès 1992 des programmes de "défense civile" alliant "l'apprentissage de différentes méthodes d'assassinat" et "un endoctrinement des miliciens à la haine ethnique". De facto maîtres du service de renseignement, des gendarmes français "ont contribué en toute connaissance de cause au fichage informatisé des suspects politiques et ethniques qui devaient être massacrés durant le génocide", ajoute le document, alléguant la connaissance par Paris du mécanisme d'élimination en préparation et accusant les Français d'avoir ainsi "contribué à la radicalisation ethnique du conflit".
Avant même la perpétration du génocide, les militaires français ont déployé "une importante activité dans le contrôle des cartes d'identité" permettant de trier Hutus et Tutsis aux barrages routiers, selon la commission. Des actes d'intimidation, des disparitions voire des viols consécutifs à ces contrôles sont amplement décrits par des témoins.
Après l'attentat contre le président Habyarimana et le déclenchement du génocide, le 6 avril 1994, ces mécanismes se seraient exacerbés. Le rapport décrit l'ambassade de France, où se sont alors réfugiés les hauts responsables du régime, comme le centre de la résistance des extrémistes hutus. Il dénonce "le soutien accordé par l'ambassadeur Marlaud" au colonel Théoneste Bagosora, considéré comme le cerveau du génocide. En plein massacre, les Français se seraient abstenus de sauver des civils. Un témoignage décrit "une femme enceinte que l'on éventre" devant "deux soldats français qui rigolaient". En outre, les militaires français auraient pratiqué des "évacuations sélectives", séparant des couples mixtes, abandonnant les personnels rwandais de leurs propres institutions.
Inédits, plusieurs témoignages font état de la poursuite de livraisons d'armes françaises – "des dizaines de tonnes" – avant et pendant le génocide et de leur utilisation. Présentée par les Français comme "humanitaire", l'opération "Turquoise" déclenchée fin juin 1994 est analysée sans nuance dans le rapport Mucyo comme la poursuite d'une "guerre de l'ombre" contre les Tutsis "en plein génocide".
Multipliant les témoignages sur des exactions et sur la passivité devant les massacres, le document les présente comme parties prenantes d'une "stratégie" française. A le croire, il en serait ainsi du drame de Bisesero, où les militaires français ont attendu trois jours avant de porter assistance à des victimes du génocide errant dans une forêt.
Contestée, cette vision mécanique d'une complicité française délibérée sur le terrain est appuyée par un déluge de dépositions faisant état de largages par hélicoptère de Tutsis. Certains auraient ainsi été assassinés, d'autres livrés vivants aux génocidaires. Des dizaines de récits de viols complètent ce tableau insupportable. "Les Français, assure un témoin, nous avaient chargés de leur chercher des filles ou des femmes tutsi (…) qui, disaient-ils, ne leur causeraient pas de problèmes".
Alors que l'opération "Turquoise", sous mandat des Nations unies, est censée permettre la protection des victimes, la commission Mucyo y "discerne" rien moins que "la prise en charge du projet génocidaire par les décideurs français".
Livrées quatorze ans après les faits, ces pesantes accusations synthétisent et amplifient des griefs souvent déjà connus. Depuis longtemps déjà, les accusations réciproques lancées devant les tribunaux de chaque pays ou devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda d'Arusha (Tanzanie) alimentent une vive tension diplomatique franco-rwandaise. Les mandats d'arrêt délivrés par le juge Bruguière contre de hauts responsables du régime actuel mis en cause dans l'attentat de 1994 contre l'avion présidentiel qui a déclenché le génocide ont abouti, en 2006, à la rupture des relations diplomatiques par Kigali. Le rapport Mucyo peut d'ailleurs apparaître comme une riposte à ces mises en cause qui entravent la liberté de circuler de plusieurs dignitaires rwandais.
Le document, remis au président Kagamé en novembre 2007, est finalement publié au moment où la justice espagnole met à son tour en cause des responsables rwandais. Kigali menace aujourd'hui explicitement de déclencher une procédure symétrique ciblant des personnalités françaises.
Officiellement, le rapport Mucyo n'avait pas été transmis, mercredi 6 août au matin, aux autorités françaises. Dans les milieux diplomatiques, on estimait ses conclusions "pas très nouvelles et peu convaincantes" et l'on voulait croire que l'initiative de Kigali n'était pas de nature à contrarier le réchauffement des relations bilatérales, net depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Et d'insister sur le fait que les personnalités françaises visées appartiennent toutes "au passé".
19 juin 2008

Le général Laurent Munyakazi s'expliquant devant un tribunal gacaca spécial tenu dans un stade de football (Photo ORINFOR). Il n'a pas eu le droit de comparaître devant un tribunal militaire ni devant une juridiction classique avec présence d'un avocat. Il a été traîné devant un tribunal populaire pour être humilié et lynché avant d'être condamné pour génocide. Il est actuellement incarcéré à la prison centrale de Kigali construit en 1930 par les Belges. Laurent Munyakazi avait rejoint le FPR en 1994 en compagnie des généraux Léonidas Rusatira, réfugié en Belgique, et Marcel Gatsinzi, actuel ministre de la défense, après la déclaration de Kigeme. Il est de la même promotion que le général Paul Rwarakabije qui a rallié l'APR après plusieurs années de maquis en RDC. Copyright © 2008 irwanda1.com
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L'ambassadeur du Rwanda à New Delhi devrait démissionner
 Ambassadeur Kayumba Nyamwasa et le ministre indien des petites et moyennes entreprises
Un ambassadeur inculpé pour génocide,crimes contre l'humanité,crimes de guerre et de terrorisme,ne devrait-il pas démissionner? Numéro 2 sur la liste du juge espagnol Fernando Andreu Merelles,figurant également sur la liste du juge français Jean-Louis Bruguière,les faits qu'on reproche au diplomate rwandais sont graves et incompatibles avec les fonctions qu'il occupe. Même le TPIR,le tribunal pénal international pour le Rwanda a un dossier sur lui concernant sa responsabilité dans les massacres perpétrés notamment dans la préfecture de Byumba d'où il est originaire. Licencié en droit de l'université de Makerere,Kayumba Nyamwasa était chef de la DMI (Directorate of military intelligency),la direction du renseignement militaire,dont une branche était chargée du nettoyage des zones conquises. Il est accusé de génocide,de terrorisme et de crimes contre l'humanité.
Copyright © 2008 irwanda1.com 12 février 2008
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Mardi 12 Août 2008
Rwanda : qui est vraiment Kagame ?
L'accusation de complicité du gouvernement français dans le génocide rwandais est absurde. Ce n'est qu'une habile opération de communication du président rwandais, pour faire oublier sa mise en cause dans l'attentat qui a coûté la vie à son prédécesseur.
Paul Kagame (Photo Wikipedia)
Tous les ingrédients d'une habile opération de communication sont réunis : une commission d'enquête (ça fait ONU ou Congrès des Etats-Unis, ça fleure la démocratie et la défense des droits de l'homme etc.), un rapport (bien plus fort qu'un communiqué ou une harangue !), le choix du moment de la publication pour donner à l'opération le maximum de retentissement : début août quand l'actualité est au point mort dans le pays occidentaux et que les grands quotidiens ne savent plus sur quoi titrer. Tout ce qu'il fallait faire pour accréditer l'accusation absurde de complicité du gouvernement français dans le génocide rwandais de 1994 est réuni. Tous ceux qui, sans doute par un reste de racisme inavoué, prennent les Africains pour des amateurs ne savent pas bien à qui ils ont affaire avec Paul Kagame et l'équipe qui dirige aujourd'hui le Rwanda d'une main de fer. Certes, ces gens ne sont pas près de développer leur pays qui est un des plus pauvres du monde : l'économie n'est pas leur fort. Mais pour ce qui est de la manipulation politique, nos dirigeants doivent se persuader qu'à côté des gens au pouvoir à Kigali, ils ne sont que des enfants de chœur. Il est possible dans un livre ou un article en France ou en Europe de dire du mal de n'importe quel chef d'Etat dans le monde sans que cela tire à conséquence ni même qu'il y ait des réactions.
Interdit de dire quoi que ce soit sur Kagame
A cette règle, une exception : si dans un livre ou un article quelqu'un s'avise de dire la vérité sur le régime de terreur instauré par Paul Kagame au Rwanda, il sera immanquablement assailli de pétitions indignées, il fera l'objet de harcèlement médiatique et internautique, ou encore de poursuites judiciaires ruineuses. Pierre Péan avait pu dans des ouvrages antérieurs mettre en cause impunément la « Françafrique » et particulièrement son homme clef, le président Bongo du Gabon, pourtant très introduit à Paris et disposant de la manne d'un pays pétrolier. Quand il s'est avisé en 2005 d'enquêter sans préjugés et en professionnel consciencieux qu'il est, sur l'affaire rwandaise et qu'il a conclu dans un livre bien documenté (1) que la France n'avait rien à se reprocher, il est devenu la cible d'un harcèlement sans précédent, pas en Afrique, non, en France et accessoirement en Belgique. On ne saurait dire que son livre soit passé inaperçu : une page entière lui a été consacrée par Le Monde et Le Figaro : rien que des articles critiques ! Profitant de la légèreté, de l'ignorance et du mépris ordinaire de nos dirigeants pour les Africains, le président Kagame a décidé de harceler la France jusqu'à ce qu'elle soit reconnue par l'opinion publique française (c'est à moitié fait) et internationale ( c'est fait aussi sauf en Afrique où les dirigeants savent ce qui s'est vraiment passé) complice du génocide de 1994.
Kagame est soupçonné d'avoir commandité l'attentat contre l'ancien chef d'Etat rwandais
Est-il nécessaire de rappeler que la vérité est à l'inverse ? - Paul Kagame est fortement soupçonné d'avoir été l'instigateur de l'attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie à deux chefs d'Etat, ceux du Rwanda et du Burundi, qui se trouvaient dans le même avion, attentat qui a joué un rôle décisif dans le déclenchement de la tuerie. - Si des centaines de milliers de Rwandais, d'ethnie tutsie mais pas seulement, ont péri du fait du pouvoir hutu aux abois, des centaines de milliers de hutus ont aussi péri du fait du nouveau pouvoir tutsi (2) ; - S'il est vrai que la France a eu une coopération militaire avec l'armée et la gendarmerie rwandaises, dominées par les Hutus, avant 1994, nos instructeurs ne leur ont sûrement pas enseigné le maniement de la machette, principal instrument des massacres ; - L'opération Turquoise montée en 1994 avait pour but de sauver des vies et singulièrement celles des victimes tutsies. Que cette opération n'ait eu rien de déshonorant pour la France, la preuve : CNN–Afrique laissa entendre alors qu'il s'agissait d'une opération américaine ! Voilà la vérité. Mais pourquoi le régime Kagame s'acharne t-il à faire admettre le contraire à l'opinion internationale ? Il y a bien entendu la volonté de se disculper : l'équipage de l'avion abattu étant français, l'entourage de Kagame a fait l'objet, à la demande des familles, de poursuites de la part du juge Bruguière ; il est bien connu que la meilleur défense, c'est l'attaque : quand vous êtes légitimement accusé, accuser mensongèrement votre accusateur en criant plus fort que lui est une vieille tactique, connue dans les cours de récréation. La pseudo-rapport de Kagame intervient en outre au moment où les juristes chargés de punir les coupables de génocides devant le tribunal international d'Arusha ont ouvert au fil des séances les yeux sur le véritable rôle de Kagame dans les massacres de 1994 et sur la nature du régime qu'il a mis en place : ils se montrent aujourd'hui de plus en plus réticents à s'appuyer sur la justice rwandaise. Mais il faut aussi compter avec l'immense orgueil de cet homme qui a décidé d'humilier la France. Il connait parfaitement les ressorts de la communication internationale, ceux de la mauvaise conscience européenne, du goût de l'autodénigrement (même quand il n'y a pas matière) d'une partie de nos médias, il dispose d'un réseau impressionnant soigneusement tissé ( et dont les articulations restent à élucider (3)) en Europe. Il joue admirablement de tout cela.
Un dirigeant sans aucun scrupule
Surtout Kagame n'a aucun scrupule. Les procès totalitaires ont montré comment un procureur parfaitement cynique arrivait au moyen d'accusations véhémentes à éveiller le sentiment de culpabilité même chez les innocents, aisément déstabilisés par une rhétorique dont ils n'avaient même pas l'idée. Le Quai d'Orsay , face à cette opération, ne trouve rien d'autre à faire que de rappeler notre volonté de réconciliation avec le régime de Kigali . Alors que c'est précisément cette volonté , exprimée par une visite incongrue de Bernard Kouchner auprès de son « ami » Kagame qui est sans doute à l'origine de cette escalade dans l'audace. « Oignez vilain, il vous poindra ! ». Le seul moyen de clouer le bec à ces accusations invraisemblables n'est pas non plus de s'en tenir à un silence méprisant, qui n'aura d'autre effet que d'exaspérer l'adversaire et surtout de laisser accréditer la rumeur qu'il s'efforce de propager, selon le vieux ressort énoncé par Voltaire : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! ». Sans doute, faut-il cesser de vouloir amadouer un adversaire de toutes les façons irréconciliable, mais on aurait tort pour autant de le négliger : seul un démenti cinglant – que notre gouvernement doit d'ailleurs aux principaux acteurs politiques et militaires concernés, M.Balladur alors premier ministre en tête - est à même de calmer un adversaire de ce genre et de couper court aux soupçons déjà largement répandus dans la presse et l'opinion françaises. M. Kagame a beau connaître, mieux que la plupart des Africains, les ressorts de la société politique occidentale, il en est un qu'il faut lui rappeler, c'est que dans une société ouverte, on ne plaisante pas avec la vérité.
1.Pierre Péan , Noires fureurs, blancs menteurs, Fayard 2005 2.Il faudrait aussi prendre en compte, pour avoir une vision complète de la question, les massacres de Hutus par les Tutsis intervenus à plusieurs reprises au Burundi. 3.Le lobby rwandais a pour noyau la diaspora tutsi chassée de son pays par la révolution de 1962 et dont seule une petite partie est revenue au pays en 1994, mais il s'est acquis dans les medias ou l'université en France, en Belgique, en Suisse, des complicités que rien n'explique sinon la naïveté ou des préjugés anticolonialistes habilement exploités.
Source: http://www.marianne2.fr/Rwanda-qui-est-vraiment-Kagame-_a90085.html
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Du sang hutu coulerait dans les veines d'un leader du RCD Goma
 Bizima Karaha
Brillant ministre des affaires etrangères de Laurent Désiré Kabila après la chute de Mobutu, ambassadeur de la RDC au Royaume Uni, membre fondateur du Rassemblement congolais pour la démocratie après repli des rwandophones à Goma chassés de Kinshasa, polyglotte et de formation médicale, Bizima Karaha aurait du sang mêlé.
Bizimana Karahamuheto de son vrai nom est né dans la commune Bwakira dans la préfecture de Kibuye.Son père Philippe Karahamuheto était sous-chef de Samurende.Il était marié à Musheshambugu qui lui a donné deux filles dont l'une serait l'épouse de l'ancien président du Rwanda Pasteur Bizimungu.Bizima Karaha est né d'une liaison extra-conjugale entre le sous-chef Philippe Karahamuheto et la femme du voisin qui s'appelait Sanduka, un couple hutu.Philippe qui était content d'avoir un fils, reconnut l'enfant et l'éleva au côté des ses deux filles. Rongé par son sang rwandais, Bizima Karaha alors chef de la diplomatie de la RDC, convia la communauté congolaise de Belgique lors de son passage à Bruxelles non pas à l'ambassade du pays qu'il représentait mais bel et bien à l'ambassade du Rwanda.
Soixante pourcent des Rwandais auraient du sang mixte suite à des mariages inter-communautaires entre Hutu et Tutsi.
Correspondance particulière d'un ressortissant de Bwakira-Kibuye, 12/01/2008
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28 Février 2008
Ballet diplomatique à Kigali. Y a-t-il du feu à la maison?
 Tony Blair in Rwanda to Advise Kagame Government Kagame`s critics say his authoritarian style is hampering democracy (REUTERS)
Depuis un mois on assiste à un ballet diplomatique au Rwanda. Le ministre belge de la coopération fils de Louis Michel,le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner,le président allemand dont le titre est honorifique,le président américain George Bush et l'ex-premier ministre britannique Tony Blair,ont fait le déplacement en un temps record. Mais qu'est ce qui fait courir ces personnalités dont le point commun est le soutien aveugle au régime rwandais mais dont les propos ont été surprenants? Y aurait-il du feu à la maison? Le ministre belge de la coopération et le président de l'Allemagne sont passés presque inapperçus. Les déclarations de Bernard Kouchner devant son "grand ami" Paul Kagame ont provoqué un tollé dans la classe politique française et risquent de lui faire perdre son porte-feuille lors du prochain remaniement ministériel. George Bush fut prudent et n'a parlé que du Darfour oubliant qu'il était au Rwanda. Il n'a pas prononcé le mot pardon comme son prédécesseur Bill Clinton dont la responsabilité dans la tragédie rwandaise est bien connue. Son ambassadrice à l'ONU de 1993 à 1996 et future sécrétaire d'Etat de 1997 à 2001,Madeleine Albright,avait même refusé de reconnaître les événements qui se déroulaient au Rwanda en 1994 comme un génocide pour ne pas intervenir selon les conventions internationales. Mais la déclaration la plus surprenante est celle de l'ex-premier ministre britannique Tony Blair qui a demandé un job de conseiller spécial du président Paul Kagame. Ce dernier serait-il tellement menacé qu'il a besoin d'un avocat aussi talentueux que Tony Blair actuellement en chômage? Il est vrai qu'après lancement des mandats d'arrêt internationaux contre 40 proches du président rwandais par un juge espagnol,parmi lesquels figurent ceux déjà inculpés par le juge français Jean-Louis Bruguière,le régime rwandais a besoin d'un bon avocat et non d'un cirque médiatico-diplomatique car la situation est grave.
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