8 mars 2010

Interview vérité du général Kayumba Nyamwasa

 Après sa fuite, le Lt général Faustin Kayumba Nyamwasa, s'est confié au journaliste de la Voix de l'Amérique, section Kinyarwanda-Kirundi, Etienne Karekezi. Son jugement sur le président rwandais est très sévère. 

Le compagnon de route de Paul Kagame parle de maltraitance de la famille du général Fred Rwigema, de la mise à l'écart des membres fondateurs du FPR. Il parle également des gens " humiliés par le président rwandais, qui se courbent, s'agénouillent, roulent par terre devant lui, qui se font tabasser avec des coups de pieds". Il précise qu'il a obtenu le droit d'asile en Afrique du Sud avec des papiers qui lui permettent de voyager, et qu'il est prêt à répondre à une vraie justice. Il a ajouté qu'il est en aucun cas derrière les attentats perpetrés à Kigali qui ont fait deux morts et plusieurs blessés. "J'étais à l'hôtel à Gisenyi quand j'ai appris ces attentats", a-t-il déclaré au journaliste de la VOA qui l'a appelé en Afrique du Sud.

Le divorce est bel et bien consommé entre les deux hommes. Ecouter son interview vérité qui fait froid dans le dos sur le lien suivant en Kinyarwanda.

http://www.voanews.com/mediaassets/centralafrica/2010_03/Audio/Mp3/Karekezi-Nyamwasa%2003-03-10.Mp3

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27 février 2010

Fuite du général Kayumba Nyamwasa

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Ambassadeur du Rwanda en Inde, le Lt général Faustin Kayumba Nyamwasa serait en fuite en Ouganda, selon le gouvernement rwandais. Activement recherché par les services de sécurité rwandais, son témoignage pourrait faire tomber le régime de Kigali.  Sympathisant d'un parti d'opposition, le Green Party (Parti des Verts rwandais), il est accusé de haute trahison. 

Ancien patron de la DMI (Directorate of military intelligency), le service de renseignement militaire, et chef d'état-major de l'Armé patriotique rwandaise (APR), le général Kayumba n'a jamais digéré la manière dont le Rwanda est gouverné par Paul Kagame. Ce dernier a essayé de se débarasser de lui en l'envoyant compléter ses études à Londres avant de le nommer Ambassadeur du Rwanda en Inde pour qu'il reste à l'étranger. Licencié en droit de l'université de Makerere, il est parmi les rares officiers supérieurs du FPR qui ont fait des études.

Il rejoint en exil l'ancien patron de la sécurité extérieure, le colonel Patrick Karegeya, réfugié en Afrique du Sud. Kayumba Nyamwasa est le deuxième Ambassadeur du Rwanda qui retrouve le chemin de l'exil après son limogeage. Jean Damascène Bizimana, Ambassadeur du Rwanda aux Pays Bas, a demandé récemment asile au Royaume Uni après son rappel à Kigali.

L'ancien patron de la DMI est sur la liste des 9 proches du présidant rwandais inculpés par le juge français Jean-Louis Bruguière et les 44 militaires de l'APR sous le coup du mandat d'arrêt lancé par le juge espagnol Fernando Merelles.

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25 février 2010

Six questions sur une enquête

Qui a tué le président Habyarimana ?

La nuit est tombée sur Kigali, ce 6 avril 1994, lorsque le Falcon 50 offert par la France au président Habyarimana amorce sa descente dans une ambiance tendue. "Nous ne sommes pas tranquilles", a confié, quelques semaines plus tôt, Jean-Pierre Minaberry, copilote, dans une lettre envoyée à son employeur où il évoque le risque de tirs de missiles du Front patriotique rwandais (FPR). Les accords d'Arusha (Tanzanie) signés huit mois plus tôt, qui organisent le partage du pouvoir, peinent à s'appliquer. L'ambiance est à la veillée d'armes.

Kigali est en principe sous le contrôle des casques bleus de la Minuar (Mission des Nations unies au Rwanda) et 600 soldats rebelles du FPR ont été autorisés à s'installer dans les locaux du Conseil national du développement (CND), le Parlement. Des assassinats politiques ont fait encore monter la tension. Mais lors du sommet régional de Dar es-Salam (Tanzanie) d'où il rentre en avion, le président Habyarimana a fait part de sa détermination à installer un gouvernement d'union dès le lendemain.

Deux missiles atteignent le flanc gauche du Falcon peu avant l'atterrissage. Les corps déchiquetés des 12 occupants tombent, éparpillés, dans le jardin de la résidence présidentielle. Les massacres de Tutsi et d'opposants hutu se généralisent quelques heures plus tard.

Deux scénarios de l'attentat sont avancés :

Pour les tenants de l'ancien régime et le juge Bruguière, le FPR de M. Kagamé a préparé l'assassinat du président Habyarimana, parce qu'"avec un événement aussi grave (...) se produirait une grande confusion (...) et que cette situation lui serait profitable pour prendre le pouvoir", a affirmé en 2003 au juge français Abdul Ruzibiza, un ex-lieutenant FPR qui s'est rétracté depuis sans en informer le juge. "Kagamé disait que, pour en finir avec le régime hutu, il fallait tuer Habyarimana", appuie en 2004 Aloys Ruyenzi, un ancien militaire chargé de la garde rapprochée du chef du FPR. La perspective d'élections que le FPR, représentant les Tutsi - minoritaires -, n'aurait pu remporter a aussi pesé, selon le juge français.

A l'inverse, pour le gouvernement rwandais actuel, des Hutu extrémistes préparant le génocide ont assassiné le président pour l'empêcher de partager le pouvoir avec le FPR. Des officiers "se sont estimés trahis et humiliés" par les accords d'Arusha qui prévoyaient la fusion des deux armées, a témoigné Jean Birara, ancien gouverneur de la Banque du Rwanda, dès mai 1994, devant des enquêteurs belges. L'un d'eux, le colonel Théoneste Bagosora, organisateur du génocide, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 2008, "a pris la décision d'abattre l'avion du président". De fait, c'est lui qui a pris le pouvoir et fait assassiner le premier ministre de transition, Hutu modérée, Agathe Uwilingiyimana.

La thèse est appuyée par le rapport confié par le gouvernement rwandais au juriste Jean Mutsinzi, versé au dossier français en janvier 2010. Le document affirme que l'attentat "n'est qu'une modalité d'exécution (d'un) coup d'Etat" programmé par les extrémistes hutu, "une occasion propice de parachever le génocide en rendant les Tutsi responsables de (la) mort" du président.

D'où ont été tirés les missiles ?

Pour le régime actuel, les tirs sont partis du camp militaire des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes) de Kanombe, qui jouxte l'aéroport. "J'ai aperçu un point lumineux partir du sol. La direction du départ de ce point était le camp de Kanombe", a témoigné le caporal belge Mathieu Gerlache, en mai 1994. Le fait que le camp ait été fermé aux casques bleus au moment de l'attentat, de même que le site du crash pendant un mois, renforce cette accusation. Des experts militaires britanniques, dépêchés sur place en 2009 par les autorités rwandaises, tendent à la confirmer. Mais les témoignages contraires à la thèse gouvernementale ne leur ont pas été communiqués. Après examen des débris du Falcon, ils notent que les preuves matérielles "ne sont plus disponibles".

L'enquête Bruguière, elle, désigne le lieu-dit "la ferme de Masaka". Le FPR s'y est infiltré, a témoigné Emmanuel Ruzigana, un ancien soldat, livrant un récit circonstancié de son équipée dans la clairière de Masaka, "le lieu du site de tir". En juillet 2003, M. Ruzibiza a décrit au juge l'arrivée sur les lieux des missiles, "dans un Toyota Stout 2200 de couleur blanche chargé de cartons de cannettes de bière vides". Il a détaillé sa propre mission de surveillance et désigné le nom des deux tireurs placés "à une vingtaine de mètres de (lui)". Mais le scénario d'un montage des militaires hutu, abandonnant des lance-missiles à Masaka afin d'accuser leurs adversaires est aussi envisageable.

Sur quelles bases le juge Bruguière a-t-il accusé le président Kagamé ?

Le magistrat a écarté l'hypothèse accusant les extrémistes hutu qui, d'après lui, "n'avaient aucune raison d'attenter à la vie" du président, car ils avaient obtenu d'entrer au gouvernement. Sur la foi de témoignages nombreux et précis, il a acquis la conviction de l'existence d'un "complot" ourdi par M. Kagamé pour éliminer Juvénal Habyarimana. Il a constaté que le "sommet" de Dar es-Salam, qui avait motivé le voyage fatal, avait été dirigé avec lenteur par le président ougandais Yoweri Museveni, allié du FPR, pour obliger le Falcon à voler de nuit et "faciliter la réalisation de l'attentat". Le président zaïrois Mobutu Sese Seko avait d'ailleurs décidé de ne pas s'y rendre. Il en aurait été dissuadé par le chef de ses services de renseignement, assure un article de Jeune Afrique versé au dossier. Selon l'ancien "gendarme de l'Elysée" Paul Barril, entendu dès 1999 par le juge Bruguière, Mobutu avait même déconseillé à Habyarimana, qu'il avait rencontré la veille de l'attentat, d'entreprendre ce voyage.

Philippe Bernard

22 février 2010

Rwanda: trois partis politiques créent une plate-forme de l'opposition

KIGALI (AFP) - Trois partis rwandais de l'opposition, dont un seul est agréé par le gouvernement, ont créé une plate-forme dans le but de mieux faire entendre leur voix "devant l'opinion publique nationale et internationale", ont-ils annoncé dans un communiqué transmis dimanche à l'AFP.

Appelée "Conseil de concertation permanente des partis d'opposition (CCP)", cette plate-forme comprend les Forces démocratiques unifiées (FDU), le Parti démocratique vert du Rwanda et le Parti social Imberakuri (le partisan de la vérité, en langue rwandaise).

Seul ce dernier est reconnu par les autorités rwandaises tandis que les deux autres tentent encore actuellement d'obtenir leur enregistrement dans la perspective de la présidentielle prévue en août prochain.

"L'objectif principal est de définir des positions communes et de conduire ensemble des actions de plaidoyer et de lobbying politique devant l'opinion publique nationale et internationale", indique le communiqué.

"Les domaines de collaboration communs sont pour le moment, le processus d'enregistrement des partis politiques, la diplomatie, l'information, la communication et l'accès équitable aux médias publics ainsi que la justice", poursuit le texte.

Les trois formations politiques affirment avoir décidé d'unir leurs efforts "devant les

nombreux obstacles administratifs et judiciaires dressés par le pouvoir en place afin d'empêcher les partis politiques de se faire enregistrer formellement".

Elles dénoncent "un nombre croissant de menaces, d'agressions et de harcèlements subis par l'opposition à l'approche de l'élection présidentielle".

"Le seul parti (d'opposition) agréé jusqu'à ce jour (le Parti social Imberakuri) est freiné dans son travail politique sur le terrain et ne peut accéder ni aux populations, ni aux médias publics", affirment les signataires.

Le communiqué est signé par Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des FDU, Bernard Ntaganda, président du Parti social, et Frank Habineza, président du Parti démocratique vert.

Depuis son retour au pays le mois dernier pour faire enregistrer son parti, Mme Ingabire, une Hutu, est accusée de véhiculer dans son discours l'idéologie génocidaire, une allégation gravissime dans ce pays encore traumatisé par le génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Elle a même déjà été interrogée par la police rwandaise, et l'un de ses collaborateurs a été arrêté. La même accusation est portée contre M. Ntaganda qui a déjà eu à s'en expliquer devant le Sénat.

Une élection présidentielle est prévue en août 2010 au Rwanda, à laquelle devrait participer le président sortant Paul Kagame, dont le Front patriotique rwandais (FPR) avait mis fin en 1994 au génocide.

Depuis lors au pouvoir, M. Kagame avait été élu président du pays en 2003 lors de la première élection présidentielle post-génocide.

 Source: AFP

16 février 2009

Rejet de la plainte des deux généraux rwandais contre la France

  Le tribunal de première instance de Bruxelles a rejeté la plainte déposée par les généraux rwandais, Charles Kayonga et Jack Nziza, contre la France dans le cadre des mandats d'arrêt lancés par le juge Jean-Louis Bruguière. Ils font partie des neuf hauts responsables de l'armée rwandaise accusés d'avoir commandité l'assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cet acte terroriste fut l'élément declencheur du génocide rwandais.

"Nous ne pouvons pas annuler des mandats lancés par un autre pays", a déclaré le juge Belge chargé du dossier. L'avocat des deux généraux rwandais n'a pas dit si il fera appel de la décision du juge ou pas. Entretemps le feuilleton Rose Kabuye continue. Elle est rentrée de nouveau à Kigali en attendant son procès. Monsieur K veille!

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Vendredi 9 janvier 2009

Une comédie franco-rwandaise sur le dos du contribuable rwandais                                                                           

Madame Rose Kabuye-Kanyange rentre des vacances au Rwanda ce Vendredi. Celle qui s'est fait arrêter en Allemagne le 9 novembre 2008 puis extradée vers la France où elle a été mise en examen le 18 novembre pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", a bénéficié d'une permission pour passer les fêtes de fin d'année en famille alors que deux  Français, Julien Coupat et son amie Yldune Lévy, les présumés saboteurs des lignes de TGV, n'ont pas bénéficié d'une telle faveur. Pourtant ils ne sont accusés que pour des faits mineurs sans victimes et d'ailleurs non encore formellement confirmés.

Le juge d'instruction chargé du dossier de Rose Kabuye-Kanyange, Marc Trévidic, lui avait accordé une permission de sortie pour les fêtes de fin d'année sous réserve qu'elle revienne en France le 10 janvier au plus tard. Elle a été acceuillie en grande pompe sur l'aéroport Grégoire Kayibanda de Kanombe. Aucune caution n'a été demandée. Ses avocats, son séjour en France, ses vacances au Rwanda, tout est payé par le contribuable rwandais.

Maintenant le gouvernement rwandais fait pression sur la France pour exiger un procès immédiat dont il a annoncé déjà le verdict, l'acquittement. Le but caché de cette tragi-comédie franco-rwandaise est l'accès au dossier d'instruction. Les personnes inculpées ignorent les éléments du dossier qui les mettent en cause. Pour y avoir accès, elles ont choisi celle qui est la moins chargée et qui ne figure pas sur la liste des inculpés du juge espagnol Fernando Andreu Merelles. Mais les dirigeants rwandais oublient que la France est un état de droit où il y a séparation des pouvoirs. Ce sont les magistrats chargés du dossier qui détermineront la date du procès et non l'état rwandais ni leur ami Bernard Kouchner qui n'est pas, comme tout le monde le sait, ministre de la justice. Et puis, dans un dossier de terrorisme, les magistrats sont-ils obligés de délivrer tous les documents en leur possession concernant l'accusée?

Combien cette comédie coûtera au contribuable rwandais? Alors qu'un kilo de sucre coûte 1000 francs rwandais, une bière 700 francs (1 euro), une bouteille de vin de banane (Urwagwa) 100 francs, et un prix d'essence qui a flambé. Sans oublier un conflit stupide au Kivu où des jeunes rwandais arrachés de leur famille sont envoyés au casse pipe. L'histoire jugera un jour cette affaire qui pourrait se retourner contre ceux qui l'ont fomentée. "Demain est un autre jour" dit un dicton rwandais.

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2 avril 2009 

Il ya 14 ans l'UNR réouvrait ses portes après un an de suspension des cours

                     

Le 2 avril 1995, après un an de fermeture à cause de la guerre, l'université nationale du Rwanda (UNR) a ouvert ses portes. Les cours ont débuté dans toutes les Facultés le 3 avril et étaient  dispensés en deux langues, l'anglais et le français. Des cours intensifs d'initiation aux nouvelles langues ont été donnés au début de l'année académique. Les professeurs enseignaient dans la langue de leur choix. T out Rwandais capable de suivre un enseignement supérieur fut invité à s'inscrire à l'Université. Les étudiants ont reçu une bourse du gouvernement remboursable. Actuellement tous les cours à l'UNR sont dispensés exclusivement en Anglais car l'usage du Français est interdit dans l'enseignement et dans la correspondance officielle au Rwanda. L'actuel recteur de l'UNR est un Tanzanien, Silas Lwakabamba.

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6 avril 2009

C'était il ya 15 ans le génocide rwandais

                           

Débris de l'avion du président Juvénal Habyarimana abattu le 6 avril 1994
   

Le 6 avril 1994 à 20 h 25, heure de Kigali, l'avion qui ramenait le président rwandais Juvénal Habyarimana du sommet de Dar-es-Salaam en Tanzanie est abattu par deux missiles sol-air. Il n'y eut aucun survivant. Cet acte terrorisme fut le détonateur du génocide rwandais.

Les noms des personnes tuées dans le Falcon 50  9 XR-NN de la République rwandaise:

Juvénal Habyarimana, Chef d’ Etat du Rwanda
Cyprien Ntaryamira, Chef d’ Etat du Burundi
Général Déogratias Nsabimana, Chef d’ Etat-Major des Forces Armées Rwandaises (FAR)
Colonel Elie Sagatwa, chef de cabinet militaire à la présidence rwandaise
Major Thaddée Bagaragaza, garde du corps du président rwandais
Juvénal Renzaho, conseiller du Président rwandais pour les affaires étrangères
Dr Emmanuel Akingeneye, médecin personnel du Président du Rwanda
Bernard Ciza, Ministre du Plan du Burundi
Cyriaque Simbizi, Ministre de la communication du Burundi

Les membres d’équipage français :
Jacky Héraud, pilote
Jean-Pierre Minaberry, co-pilote
Jean-Marc Perrine, mécanicien


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4 avril 2009

Le Rwanda allait-il devenir un paradis fiscal?

                    
                     Banque de commerce et de dévéloppement industriel (BCDI) à Kigali


Son modèle économique était les pays du Sud-Est asiatique, le président rwandais Paul Kagame doit revoir sa copie. Ces pays sont sur la liste des paradis fiscaux dans le collimateur des pays riches secoués par la crise financière. "Le temps du secret bancaire est révolu", annonce le communiqué final du G20 qui s'est achevé jeudi à Londres.
Quatre pays sont placés sur la liste noire de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE): Costa Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay. Deux listes grises regroupant 38 pays, dont la Suisse , qui ont annoncé une coopération sans avoir signé toutes les conventions nécessaires ont également été publiées.

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30 mars 2009

Des hommes d'affaires de l'Inde reçus par le président Paul Kagame au Village Urugwiro

                          

                        Photo:  Imvaho Nshya no 1874 du 30 mars au 1er avril 2009

Le président rwandais Paul Kagame a reçu le 27 mars 2009 au Village Urugwiro, palais présidentiel, une délégation de 20 hommes d'affaires Indiens spécialisés dans l'industrie pharmaceutique, l'exploitation des ressources minières, le textile, l'agriculture, l'energie et les nouvelles technologies de la communication, dans le cadre de la coopération entre l'Inde et le Rwanda. Le grand absent sur cette photo prise devant la présidence de la République rwandaise est l'ambassadeur du Rwanda à New Delhi, le général Kayumba Nyamwasa, sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le juge espagnol Fernando Merelles pour génocide et crimes contre l'humanité. Une rumeur circule dans les milieux rwandais sur son arrestation au Qatar par la justice espagnole. Même si cette information n'a pas été confirmée par aucun grand média, l'ancien patron de la DMI (Directorate of military intelligency, direction du renseignement militaire) aurait du mal à se déplacer en dehors de son pays d'affectation par crainte d'être interpelé. 


                    
                     

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28 mars 2009

Tensions à la veille du 15è anniversaire du génocide rwandais

Selon le porte-parole des Forces rwandaises de défense (RDF/FRD), le major Jill Rutaremara, deux bombes auraient été lancées sur le territoire rwandais à partir de la RDC lundi mais sans faire de victimes. Interrogé par la revue anglophone pro-gouvernementale, The New Times, il a ajouté que des combattants FDLR se seraient infiltrés sur le sol rwandais. Mais ces informations n'ont pas été confirmées par le porte-parole des FADRC, le capitaine Olivier Hamuli, ni par celui de la MONUC, le LT Col Jean Paul Dietrich.

On se souvient que les infiltrations des combattants FDLR (Abacengezi) il y a quelques années avaient entraîné des représailles sanglantes de l'Armée patriotique rwandaise (APR) sur les populations civiles. Mais les choses ont changé depuis et des représailles sur des civils innocents ne passeraient pas inapperçus. En plus il y a un vent de désir de changement qui plane sur le Rwanda  et l'opération conjointe rwando-congolaise n'a pas été appréciée des deux côtés du lac Kivu contrairement à ce qui est véhiculé dans la presse partisane. Certains parlent même de souffle de fin de règne au Rwanda.

Le mois d'avril surnommé icyunamo (le deuil) est un moment de tension au Rwanda. Les Hutus semblent de plus en plus moins concernés par cette période de souvenir car le régime leur refuse de pleurer leurs morts. Un prêtre a été récemment condamné pour avoir enterré dignement les siens tués par les combattants du FPR en avril 1994. Beaucoup de Rwandais pensent qu'il faudrait instaurer une journée nationale pour toutes les victimes du génocide et des massacres perpétrés au Rwanda.

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Mardi 6 janvier 2008

Ingando, Kagame imite Habyarimana mais pour d'autres raisons


                        
La ministre rwandaise de l'éducation, Mme Daphrose Gahakwa, aux cérémonies de clôture de l'entraînement militaire des étudiants rwandais fréquentant des universités étrangères, à l'académie militaire de Gako le 4 janvier 2009. Photo: Rwanda New Times

Le 4 janvier 2009, la ministre rwandaise de l'éducation a clôturé la cérémonie de formation militaire des étudiants rwandais fréquentant des universités étrangères. Ces entraînements de 10 jours ont été dispensés  à l'académie militaire de Gako au Bugesera. Ils ont été organisés par l'agence de financement étudiant pour le Rwanda, la SFAR (Student Financing Agency for Rwanda), le ministère de l'éducation et la commission nationale de l'unité et la réconciliation. Les élèves formés viennent des universités, allemandes, américaines, sud-africaines, ougandaises et kenyanes.

Lors de ces formations appelées "Ingando", les étudiants sont officiellement formés à l'éducation civique pour être de futurs leaders du pays mais il s'agit plutôt d'un entraînement militaire. Faut-il une formation militaire pour être un vrai leader dans son pays? Ces soldats universitaires seront-ils considérés comme des réservistes de l'armée régulière? Pourquoi des étudiants rwandais des universités étrangères et non ceux de l'université nationale du Rwanda ou d'autres écoles et institutions d'enseignement supérieur à l'intérieur du pays  quand on sait que seuls les étudiants Tutsi sont envoyés dans les grandes universités étrangères?

Paul Kagame imite Habyarimana. On se souvient qu'au lendemain du coup d'état du général Juvénal Habyarimana le 5 juillet 1973 à la tête du Comité pour la paix et l'unité nationale, les membres du gouvernement civils ont été envoyés au centre d'entraînement de Gako pour apprendre à faire le salut en tenue militaire. Cette formation à laquelle ont participé, Bonaventure Habimana connu sous le surnom de Muvoma, Thaddée Bagaragaza, Fréderic Nzamurambaho, Martin Bucyana pour ne citer que ceux-là, portait justement le nom "d'Ingando". Les photos parues dans la presse rwandaise de l'époque frisaient le ridicule comme la jeune fille aux cheveux tressés débordant la casquette en tenue militaire recevant son certificat des mains de la ministre de l'éducation (Image ci-dessus).

Les soldats de Paul Kagame dans les universités étrangères c'est une première. La diaspora rwandaise est prévenue.

 
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5 mai 2009

Rwanda: Un premier ministre à la bouche cousue



                       
Le premier ministre rwandais, Bernad Makuza (au centre de la photo) en visite dans le district de Rubavu, province de l'Ouest, le 28 avril 2009. Photo: Imvaho Nshya


Francophone, juriste formé à l'université nationale du Rwanda, le premier ministre rwandais Bernard Makuza n'est pas connu à l'etranger. Même les Rwandais ne le connaissent qu'à travers son père, Anastase Makuza, un des pères de la République rwandaise. Sa parole est rare et il ne sort presque jamais du pays.  On aimerait bien l'entendre souvent sur les sujets d'actualité. 

Né d'un mariage intercommunautaire, père hutu et mère tutsi, son engagement en faveur du dialogue inter-rwandais et de la réconciliation nationale est souhaité par beaucoup de Rwandais même si on connait les limites de son champ d'action. Il pourrait au moins influer sur l'attitude de son cousin président, Paul Kagame, afin qu'il abandonne les discours belliqueux pour porter enfin le costume de président de tous les Rwandais.

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Triste anniversaire: Le massacre de Kibeho par les troupes du FPR (22-25 avril 1995)

                           
Huit mille personnes  ont été massacrées par les troupes du FPR commandées par le général Fred Ibingira du 22 au 25 avril 1995 dans le camp des déplacés de Kibeho dans la commune de Mubuga, préfecture de Gikongoro.

Voir toutes les photos sur le massacre de Kibeho sur le site
http://www.pbase.com/kleine/cuthbertbrown_kibeho&page=5  ou en tapant Kibeho tragedy puis cliquer sur images. Les images sont d'une atrocité sans précédent. 

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28 avril 2009

La BBC censurée au Rwanda

                                   

Les programmes de la BBC en Kinyarwanda et en Kirundi ont été suspendus par les autorités rwandaises à la suite d'une émission qu'elles jugent inacceptable. Le journaliste de la BBC Ally Yusuf Mugenzi ( à gauche sur la photo), animateur de l'émission Imvo n'Imvano (le fond du problème), aurait commis un crime de lèse-majesté en donnant la parole aux opposants au régime rwandais.

Créée après le génocide rwandais par le service extérieur de la chaîne publique britanique, BBC World service, BBC greatlakes Gahuzamiryango est la radio la plus écoutée dans la région des Grands Lacs et sur Internet dans la diaspora burundaise et rwandaise. Comme le nom l'indique, Gahuzamiryango voulant dire réconciliateur des familles, la BBC voulait justement que la parole soit donnée à tous, Rwandais et Burundais, partout où ils sont pour un dialogue franc et constructif, pour que les familles se réconcilient. Mais son émission phare très populaire inventée par le Burundais Laurent Ndayuhurume ne plaît pas aux autorités rwandaises.
Alors que le gouvernement burundais n'a jamais critiqué les émissions de cette station, le gouvernement rwandais en revanche n'a jamais digéré l'indépendance des journalistes de la BBC qui se permettent de donner la parole aux opposants politiques et aux défenseurs des droits de l'homme.
Kigali veut rester maître de l'information et de la désinformation. Les autorités rwandaises ont déjà refusé à RFI d'émettre en FM sur le sol rwandais bien avant l'interdiction de l'usage du Français au Rwanda et ont même expulsé un journaliste de cette chaîne française qui diffuse ses émissions dans le monde entier. La vérité est à Kigali et nulle part ailleurs. Dans quel monde on vit?

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19 mai 2009

Rwanda: Après la paille, l'ex-ministre de la santé s'attaque à la famille rwandaise

                    

Secrétaire député et porte-parole du parlement rwandais, le Dr  Jean Damascène Ntawukuliryayo, veut imposer deux enfants par famille au Rwanda pour contrôler la croissance démographique. "Ce n'est pas une loi mais une nécessité pour notre pays enfin d'atteindre les objectifs fixés dans le projet vision 2020", a-t-il déclaré. L'ancien ministre de la santé avait déjà interdit le partage des pailles dans les manifestations festives pour lutter contre la propagation de la tuberculose. Il s'attaquait au fondement même de l'hospitalité rwandaise, le partage.

Ce discours sur la famille serait-il approprié dans un pays où de nombreuses familles ont été décimées. Il ne propose même pas les voies et moyens pour parvenir à deux enfants par famille. Quel type de contraception préconise-t-il?

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9 mai 2009

Kigali renoue avec Berlin et Kinshasa mais Paris n'est toujours pas à l'ordre du jour 

Mercredi 6 mai, le conseil du gouvernement présidé par Paul Kagame au Village Urugwiro, a nommé de nouveaux ambassadeurs et diplomates  dans les missions diplomatiques rwandaises à l'étranger. Alors que Kigali renoue avec Berlin et Kinshasa, Paris n'est toujours pas à l'ordre du jour.

Ambassadeurs:

Kinshasa (RDC): Amandin Rugira, ancien secrétaire général permanent au ministère des affaires étrangères.

Berlin (Allemagne): Christine Nkulikiyinka nommée en attendant le rétablissement des relations diplomatiques rompues unilatéralement par le gouvernement rwandais en novembre 2008 après l'arrestation à Frankfort de Rose Kabuye.

Prétoria (Afrique du Sud): Ignace Kamali Karegesa, ancien ambassadeur à Kampala en Ouganda. Il remplace Eugène Munyakayanza nommé secrétaire général permanent au MINAFFET.

New York (Nations Unies): Eugène Gasana qui remplace Joseph Nsengimana

Addis Abeba: Joseph Nsengimana qui remplace Gaspard Nyilinkindi rappelé.

Bruxelles (Belgique): Gérard Ntwali

Autres diplomates:

Dar-es-Salaam (Tanzanie) : Shakira Umutoni nommée première Conseillère d'ambassade

Berne (Suisse): Edouard Bizumuremyi nommé Attaché commercial

New York (Nations Unies): Lt Col Vincent Nyakarundi nommé Attaché militaire

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10 mai 2009

Deux officiers rwandais suspendus et un 3è muté


                        
                   Col Camille Karege le 4 janvier 2009 à Gako. Photo: Rwanda New Times

Le haut commandement militaire des Forces rwandaises de défense (FRD/RDF) a annoncé jeudi 7 mai la suspension des colonels Camille Karege et Jean Bosco Mulisa de leur fonction avec effet immédiat. Le col Camille Karege était commandant de l'académie militaire de Gako et Jean Bosco Mulisa commandant de la 402è brigade.
Le porte-parole des FRD, le major Jill Rutaremara, a confirmé également la mutation du général Jean Bosco Kazura, conseiller à la présidence pour la défense et la sécurité. Il a été affecté à l'état-major de l'armée. Originaire du Burundi et francophone, Jean Bosco Kazura est dans l'oeil du cyclone. Certains parlent même d'un emprisonnement imminent. Il est le plus haut gradé du FPR non originaire de l'Ouganda. Les hauts gradés venus de l'Ouganda qui détiennent le pouvoir au Rwanda sont surnommés "les Nakivala" et certains seraient, parait-il, illétrés.

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11 juin 2009

Rwanda: Prison à vie pour le major-infirmière Anne Marie Nyirahakizimana

Le major-infirmière Anne Marie Nyirahakizimana, en détention depuis 1995, a été condamnée hier à la réclusion criminelle à perpétuité par le tribunal Gacaca de Muhanga dans la province Sud, la peine la plus lourde au Rwanda après l'abolition de la peine de mort en 2007.

Se défendant devant le jury Gacaca, elle "avait affirmé que ceux qui l'accusaient voulaient tout simplement sa tête", selon Radio Rwanda. Elle a écopé la même peine que son frère d'arme le général Laurent Munyakazi.

Plusieurs témoins affirment que madame Nyirahakizimana a sauvé beaucoup de Tutsi pendant les événements de 1994. Originaire de la commune Nyamugali dans la préfecture de Ruhengeri, elle a travaillé au centre de santé de la gendarmerie à Kacyiru. Son mari a été tué par le FPR.

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16 juin 2009

Bernard Makuza félicite la population du district de Gicumbi

 Lors de sa tournée dans les provinces du pays, le premier ministre rwandais, Bernard Makuza, s'est rendu au district de Gicumbi dans la province Nord, du 11 au 12 juin 2009 ( photo Primature). Il a félicité la population de cette région  pour son effort de dévéloppement exemplaire. Le numéro 2 rwandais a annoncé la création d'un barrage hydroéletrique sur la rivière Ngoma qui fournira 40 KW d'électricité pour alimenter le centre de Rushaki et l'école secondaire. Il a visité également de centre de santé de Miyove dont les travaux de rénovation ont coûté 129 millions de francs rwandais (180000 euros).

La province Nord est composée de 5 districts. Le district de Gicumbi s'étend du lac Muhazi à la frontière avec l'Ouganda sur une superficie de 829 km² et couvre une grande partie de l'ex-préfecture de Byumba. Le chef-lieu de ce district est la ville de Byumba  qui se trouve dans l'ex-commune de Kibali. Il est peuplé de 369925 habitants et comprend 21 secteurs correspondants aux ex-communes. Paul Kagame avait sévèrement critiqué les habitants du district voisin de Gatsibo dans la province Est en avril 2009.

Le premier ministre rwandais était accompagné du ministre de l'agriculture, Christophe Bazivamo, du ministre de l'intérieur, Protais Musoni et de l'ex-ministre des affaires étrangères, Charles Muligande.

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26 juin 2009

Et si c'était lui?

                

                 Général Marcel Gatsinzi devant le tribunal gacaca de Butare

Le général Marcel Gatsinzi, ministre rwandais de la défense, a témoigné il y a quelques années devant le tribunal gacaca de Butare. Il a été commandant de place et commandant de l'Ecole des sous- officiers (ESO) à Butare. Humilié mais toujours debout, l'ex-chef d'état-major des FAR (Forces armées rwandaises) a la confiance des Américains. Et si c'était lui le prochain président du Rwanda après Paul Kagame? L'entourage de l'actuel président traîne les casseroles de criminels et Marcel Gatsinzi est un Hutu qui n'a pas de sang des Tutsi sur les mains, ce qui rassurerait tous les Rwandais.
 
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6 juin 2009

Rwanda: Arrestation de trois hauts fonctionnaires de la présidence de la république

Alors que Paul Kagame est en visite aux USA en compagnie de son épouse pour recevoir un prix de l'UNICEF, le porte-parole de l'armée rwandaise, le major Jill Rutaremara, a annoncé l'arrestation de trois hauts fonctionnaires de la présidence pour corruption. Il s'agit de Kalisa Mupende, directeur général à la présidence, Murenzi Janvier, directeur de l'administration et des finances et le capitaine James Musekera chargé de la logistique.

L'information a été confirmée par le chef de cabinet du président rwandais, le major général Franck Mugambage. "Cette arrestation fait partie du programme tolérance zéro en matière de corruption et autres délits liés au Rwanda", a précisé le général Mugambage au journal rwandais anglophone New Times, proche du FPR. Les trois inculpés seront traduits la semaine prochaine devant la haute court militaire.

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28 juin 2009

Le Rwanda remplace le général  Karake Karenzi au Darfour

               

                             Le général Karake Karenzi


Le gouvernement rwandais a proposé la candidature du général major Patrick Nyamvumba à la tête de la MINUAD, la force hybride Union africaine/ONU  de maintien de la paix au Darfour. Un autre rwandais, le général Karake Karenzi, occupait le poste de commandant-adjoint de cette force mais s'est retiré au Rwanda depuis ses ennuis judiciaires. L'ONU a demandé au gouvernement rwandais de le remplacer car il est sous mandat d'arrêt international lancé par le juge espagnol Fernando Merelles. La justice espagnole l'accuse d'avoir assassiné des ressortissants espagnols au Rwanda. Il est également poursuivi par la justice française pour l'assassinat du président Juvénal Habyarimana. Trois ressortissants français sont morts dans l'attentat terroriste qui a coûté la vie aux présidents du Rwanda et du Burundi le 6 avril 1994, élément qui a déclenché le génocide rwandais.
Le général Karenzi ne sort plus du Rwanda de peur d'être interpelé par la justice espagnole ou française. Contrairement à la France qui traîne ses pieds sur le dossier rwandais, l'Espagne est déterminée à juger ceux qui ont massacré ses ressortissants.
Le gouvernement rwandais a pris soins de proposer quelqu'un dont le nom ne figure sur aucune liste des présumés criminels du FPR. 

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21 juin 2009

Affaire BBC: Kigali cède devant la pression de Londres

Le gouvernement rwandais a autorisé la reprise des émissions de la BBC Gahuzamiryango en FM au Rwanda. Dans un communiqué radiodiffusé, le gouvernement rwandais a annoncé que cette décision a été prise au conseil des ministres après des entretiens avec les dirigeants de la radio britanique qui se sont rendus à Kigali. Le gouvernement rwandais a fini par céder. La pression était très forte et la demande d'adhésion du Rwanda au Commonwealth était compromise.

C'est le 25 avril 2009 que le gouvernement de Kigali avait décidé de suspendre temporairement les émissions de la BBC en Kinyarwanda. Cette mesure a été prise au lendemain de la diffusion de la très populaire émission hebdomadaire "Imvo n'Imvano" (Le fond du problème), au cours de laquelle l'ancien premier ministre Faustin Twagiramungu a déclaré que, en tant que Hutu, il ne pourrait "jamais s'incliner devant les Tutsi pour demander pardon". Dans la même émission, un autre intervenant affirmait que les corps de Rwandais échoués sur les rives du lac Victoria pendant le génocide étaient ceux de Hutu tués par le FPR. Les autorités rwandaises qui ne veulent pas entendre d'autres vérités que la leur sur le génocide rwandais ont estimé que ces déclarations étaient susceptibles d'entraver les efforts d'unité et de réconciliation nationale et qu'elles n'avaient d'autre objectif que "l'incitation à la haine parmi les Rwandais".
 
Avant de se rendre à Kigali les dirigeants de la BBC avaient demandé aux journalistes de BBC Gahuzamiryango de traduire en Anglais l'intégralité de l'émission dans laquelle l'ancien premier ministre rwandais est intervenu. Aucun élément contraire au cahier des charges de l'émission n'a été observé. La BBC ne pouvait donc pas arrêter ou changer la grille d'une émission très populaire. Le Royaume Uni étant un des parrains du régime de Kigali, les autorités rwandaises n'avait pas beaucoup de choix. La suspension de la BBC avait fait beaucoup de bruit au Rwanda et dans la diaspora. La radio britanique est la plus écoutée et la plus aimée dans la région des Grands Lacs. La suspension de l'émetteur de la chaîne française RFI et l'expulsion de la journaliste, Sonia Rolley, en 2006 est passée presque inapperçue. Paul Kagame aura du mal à tenir le coup devant Stephen Sackur au Hard Talk, une autre émission fétiche de la BBC en Anglais à la télévision.

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15 juillet 2009

Rwanda: Arrestation du directeur général de l'Institut national des statistiques



Le directeur général de l'Institut national des statistiques (INS), Louis Munyakazi, a été arrêté  mardi à Kicukiro par le département d'investigation criminelle (CID) sur ordre du procureur de la République Martin Ngoga. Il est accusé de corruption et de détournement de fonds. M. Munyakazi est le 4è haut fonctionnaire de l'Etat arrêté en quelques mois. Le gouvernement rwandais prétend mener une lutte contre la corruption mais pour certains observateurs, ces arrestations auraient plutôt une connotation politico-ethnique.
 
Justin Nsengiyumva, secrétaire  permanent au ministère de l'éducation nationale, a fui le pays après son arrestation pour corruption dans une affaire d'ordinateurs avec un homme d'affaire rwandais Moses Byaruhanga. Il est actuellement  recherché par Interpol  à la demne du gouvernement rwandais. Vincent Gatwabuyenge, secrétaire permanent au ministère de l'infrastructure et ancien conseiller d'ambassade du Rwanda en Afrique du Sud, et George Katurebe, directeur de l'office d'investissement public et de financement extérieur (CEPEX), sont incarcérés à la prison centrale de Kigali, surnommée 1930, avec leurs co-accusés Eliab Munyemana, Ingénieur en chef au ministère de l'infrastructure, et Gacinya Faustin, directeur des finances. Deux ex-employés de Studi International, Jean Baptiste Habyarimana et Jean Ngarambe sont également en prison dans ce dossier concernant la construction de la route Kicukiro-Bugesera-Nemba. Vincent Gatwabuyenge, ancien de l'université nationale du Rwanda, aurait livré des informations confidentielles à l'entreprise allemande STRAB pour lui permettre de gagner le marché de construction de cette route stratégique. La compagnie Studi International a été mandatée par le gouvernement rwandais pour superviser les travaux de cette route qui va relier la capitale rwandaise à l'aéroport international de Bugesera et au chemin de fer reliant Isaka en Tanzanie et la grande gare de train de Bugesera. Le chemin de fer sera également construit par une société allemande.

Les églises sont également dans le collimateur du régime en particulier l'église catholique sous couvert de la lutte contre la corruption. Gérard  Ndamage, Faustin Ngendahayo et le Père Innocent Consolateur sont accusés d'avoir détourné  4 millions de francs rwandais provenant d'une ONG italienne, Italia Solidare. Ils réfutent tous cette accusation qu'ils jugent de grotesque.

Le médiateur de la République, Tito Rutaremara, a déclaré que son service va procéder à des investigations sur la corruption et la gestion du patrimoine dans les communautés religieuses et les établissements bancaires. C'est une curieuse attitude de quelqu'un qui devrait plutôt servir d'intermédiaire entre la justice et le peuple.

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28 juillet 2009

Rwanda. Le nouveau ministre de l'enseignement primaire et secondaire est un ancien de l'université de Bordeaux.


                                               

Mathias Harebamungu, nouveau secrétaire d'état chargé de l'enseignement primaire et secondaire au ministère de l'éducation. Ancien de l'université nationale du Rwanda, il est docteur en Géographie de l'université de Bordeaux en France. Il est originaire de l'ex-commune de Giti dans la préfecture de Byumba, actuel district de Gicumbi, province Nord. Il était secrétaire permanent au ministère de l'éducation secoué par les affaires de corruption et de détournement de fonds publics ayant entraîné le limogeage récent de Théoneste Mutsindashyaka. 

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26 Juillet 2009

Rwanda: Limogeage du secrétaire d'Etat à l'enseignement primaire et secondaire. Possible réglement de comptes au sein de la classe politique.


Le secrétaire d'Etat au ministère de l'éducation nationale chargé de l'enseignement primaire et secondaire, Théoneste MUTSINDASHYAKA, a été limogé. Officiellement son éviction entre dans le cadre de  la  lutte contre la corruption et le détournement des fonds publics menée par le gouvernement rwandais, mais selon certains observateurs cette campagne cache un réglement de comptes au sein de la classe politique rwandaise à la veille des elections présidentielles de l'année prochaine.
Avant d'être nommé ministre au dernier remaniement, Monsieur Mutsindashyaka était gouverneur de la province du Mutara où il fut confronté aux problèmes de vastes propriétés appartenant aux  hauts responsables du FPR qu'ils ont volées aux paysans de cette région. Le président rwandais Paul Kagame s'est déplacé pour procéder à la redistribution de ces terres, ce qui a provoqué des mécontentements dans son entourage. 
Ex-préfet de la ville de Kigali, Théoneste Mutsindashyaka est également l'époux de la responsable des tribunaux gacaca, Madame Domitilla Mukantaganzwa, dont les travaux prendront fin dans 5 mois avec un bilan très mitigé. Autre point faible de l'ancien ministre, il est francophone et a évolué au pays. Il est ancien de l'université nationale du Rwanda, faculté des sciences, option Math-Physique.


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28 juillet 2009

Remaniement ministériel au Rwanda

                                                
Le gouvernement rwandais a annoncé dimanche soir un remaniement ministériel marqué par  une seule  entrée au gouvernement, Mathias Harebamungu  (et non Habamungu dans le communiqué) au poste de secrétaire d'état chargé de l'enseignement primaire et secondaire au ministère de l'éducation, et des changements de porte-feuille dont les plus importants sont: Madame Agnes Kalibata nommée ministre de l'Agriculture et des ressources animales en remplacement de Christophe Bazivamo, nommé ministre du Gouvernement local à la place de Musoni Protais devenu ministre des Affaires du cabinet en remplacement de Charles Murigande. Ce dernier a été nommé ministre de l'Education.

 


Le nouveau gouvernement rwandais au complet (Source site de la primature):

Premier ministre

MAKUZA Bernard

MINISTRES
 
Ministre du gouvernement local(MINALOC)
BAZIVAMO Christophe

Ministre des ressources naturelles(MINIRENA)
KAMANZI Stanislas
 
Ministre de la jeunesse (MINIYOUTH)
MITALI KABANDA Protais
 
Ministre des affaires du cabinet  (MINICAAF)
MUSONI Protais

Ministre des finances et de la planification économique (MINECOFIN)
MUSONI James
 
Ministre de l'agriculture et des ressources animales (MINAGRI)
Dr. KALIBATA Agnes

Ministre de l'éducation (MINEDUC)
Dr. MURIGANDE Charles 

 Ministre de la santé (MINISANTE)
Dr. SEZIBERA Richard
 
Ministre de la défense (MINADEF)
Général GATSINZI Marcel
 
Ministre de la justice (MINIJUST)
KARUGARAMA Tharcisse
 
Ministre des sports et de la culture (MINISPOC)
HABINEZA Joseph
 
Ministre de la fonction publique et du travail (MIFOTRA)
MUREKEZI Anastase
 
Ministre de la sécurité intérieure (MININTER)
Sheikh HARERIMANA Mussa Fazil
 
Ministre des affaires étrangères et de la coopération  (MINAFFET)
MUSEMINARI Rosemary
 
Ministre du commerce et de l'industrie (MINICOM)
NSANZABAGANWA Monique
 
Ministre à la présidence (MINIPRESIREP)
NYIRAHABIMANA Soline

Ministre de l'infrastructure (MININFRA)
Eng. BIHIRE Linda

Ministre de l'onformation auprès du premier ministre (MININFOR)
MUSHIKIWABO Louise

Ministre de la famille et de la promotion du genre aupès du premier ministre  (MIGEPROF)
Dr. MUJAWAMARIYA Jeanne d' Arc

Ministre pour la communauté est-africaine 
MUKARULIZA Monique

SECRETAIRES D'ETAT
 
Secrétaire d'Etat chargé du dévéloppement communautaire et des affaires sociales au MINALOC
NYATANYI Christine
 
Secrétaire d'Etat chargé de l'énergie au MININFRA
Dr. BUTARE Albert
 
Secrétaire d'Etat chargé de l'environnement, de l'eau et des mines au minstère des ressources naturelles
KAREGA Vincent

Secrétaire d'Etat chargé de l'enseignement primaire et secondaire au MINEDUC
Dr. Mathias Habamungu ( plutôt Harebamungu son vrai nom, notre correction)

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5 juillet 2009

Les anciens mercenaires ougandais lancent un ultimatum à Paul Kagame

Les anciens combattants de nationalité ougandaise dans l'armée du FPR qui a pris le pouvoir au Rwanda le 4 juillet 1994 réclament une somme de 4 milliards et 700 millions de francs rwandais. Appelés les "non citizens" dans l'armée patriotique rwandaise (APR), branche armée du FPR, ils s'adressent directement au président rwandais à qui ils donnent un mois pour honorer sa promesse. Paul Kagame,  qui était président du FPR et ministre de la défense au moment où ils ont quitté le Rwanda en 1996, leur aurait promis cette somme pour l'avoir aidé à prendre le pouvoir.  Les  mercenaires ougandais n'ont pas donné de détail sur les représailles éventuelles si le gouvernement rwandais ne paye pas cette somme. Ils ont déclaré qu'ils ont combattu dans les rangs du FPR avec d'autres mercenaires  congolais, kenyans, burundais, soudanais et d'autres nationalités.
Cette information a été révélée par la BBC.

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2 juin 2009

Aéroport  de Bugesera, un vieux rêve américain au Rwanda

Le plan de construction de l'aéroport international de Bugesera vient d'être présenté aux autorités rwandaises par la société TPS consult. C'est un vieux rêve américain qui vient d'être réalisé.


       Photo: Imvaho nshya

Après l'indépendance du Rwanda en 1962, le gouvernement américain a voulu construire un aéroport au Bugesera sans préciser si il sera civil ou militaire. Le président Grégoire Kayibanda refusa d'octroyer le terrain. Il ne voyait pas l'intérêt d'un deuxième aéroport après celui de Kanombe construit par les Belges. Après l'accession au pouvoir du général Juvénal Habyarimana en 1973, les Américains auraient renouvelé leur demande mais sans succès. Le président Habyarimana était plus proche des Français qui ont d'ailleurs déjoué le coup d'état de 1980 fomenté par le major Théoneste Lizinde et le colonel Alexis Kanyarengwe. Le FPR  armé et soutenu par les Américains vient de leur rendre l'ascenseur en acceptant la construction de l'aéroport international de Bugesera. Le plan a été présenté au ministère des infrastructures mercredi 27 mai 2009. Le gouvernement rwandais était représenté par le ministre de la défense, le général ex-FAR Marcel Gatsinzi, et la ministre des infrastructures, madame Linda Bihire.

Les travaux de construction débuteront l'année prochaine  et le coût s'élève à 445 millions de dollars. Selon les prévisions du gouvernement rwandais, cet aéroport sera la plaque tournante du trafic aérien en Afrique centrale avec une capacité d'accueil de un million de voyageurs par an. L'aéroport de Bugesera sera relié au port de Dar-es-Salaam en Tanzanie par une ligne de chemin de fer via Isaka.

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