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16 avril 2010
Afflux des Militaires Rwandophones à Kirumba en RDC
La population de la cité de Kirumba située à 150 Km de la ville de Butembo au Sud du Territoire de Lubero dénonce un afflux massif des militaires rwandophones, appelés aussi « Fardc Nouvelle Formule » ou « Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo ». Ce qui inquiète la population de Kirumba et des environs c’est moins l’effectif croissant des "Fardc Nouvelle Formule" que les exactions qu’ils commettent à l’encontre des paisibles congolais et de leurs biens dans l’indifférence ou impuissance totale des autorités administratives locales.
Au lieu que ces militaires soient cantonnés dans un camp militaire, ils se dispersent dans la cité de Kirumba, occupent de force les habitations appartenant aux civils, notamment les maisons en voie de construction, les paillottes ou vérandas des vieux, toute maison non occupée, etc. Quand vient le soir, ces militaires armés prennent leurs femmes et leurs enfants et s’invitent au repas du soir dans les familles de la cité de Kirumba jusqu'à ce qu’ils soient satisfaits. Le coin le plus touché par cette agression vespérale des familles c’est le Quartier Makasi. Ce qui arrive dans les familles victimes de cette nouvelle forme d’agression, c’est que devant les armes, les menaces de ces intrus, les membres de la famille victime refusent de manger avec leurs agresseurs. Ces derniers vident les plats et s’en vont, laissant leurs victimes mourir de faim.
A part cette agression des domiciles aux heures vespérales, les habitants de Kirumba et de leurs environs dénoncent aussi le vol armé des récoltes dans les champs et du bétail dans les fermes par les mêmes militaires. La crainte est que, si cette pratique malveillante n’est pas arrêtée maintenant, les habitants de Kirumba et environs mourront de faim car ils n’auront plus de nourriture dans leurs maisons comme dans leurs champs. Les observateurs de la situation qui prévaut au Sud de Lubero redoutent ainsi l’usage de l’arme alimentaire par militaires rwandophones dont le déploiement incontrôlé fait problème.
Ailleurs dans la région de Beni-Lubero, on signale les pillages du bétail dans les fermes. C’est le cas du village de Mwenye où les militaires ont extorqué 66 vaches, abattant 7 de ces vaches pour la casserole du jour. Dans une ferme de Mwenye, une sentinelle qui a voulu mourir pour ses brebis ( ses vaches dans ce cas précis) en les défendant contre le loup rugissant et ravageur, a été abattu par militaires pillards.
Au même moment dans les localités de VUSEGHA, VUKOKA, MBUMBI, etc. les habitants sont réduits en esclaves par les militaires qui y exploitent les minerais, le bois et planches (LIBOYO) et les font transporter de force par les civils. Tout citoyen qui refuse ou essaie de se soustraire de cet esclavage est abattu.
Les populations congolaises de ces contrées lancent un SOS à l’administrateur du Territoire de Lubero ainsi qu'au Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, pour que ces derniers mettent fin à cette situation de guerre et d’occupation qui continue en dépit de la version officielle de la paix retrouvée.
Source: beni-lubero.online
21 mars 2010
Paul Kagame serait-il entrain de perdre la main?
Celui qui dirige le Rwanda d'une main de fer depuis juillet 1994 serait entrain de perdre le contrôle de l'armée et des services de renseignement. Selon certaines sources bien informées, la fuite bien préparée du très populaire général Kayumba Nyamwasa et la récente arrestation au Burundi de l'opposant Déo Mushayidi et son extradition au Rwanda, ont accentué les dissensions au sein du parti au pouvoir, le FPR.
A Kigali, la machine à broyer celui que la presse rwandaise proche du pouvoir appelle dorénavant le "renégat général" Nyamwasa, est entrée en action. Mais l'ex-Ambassadeur du Rwanda à New Delhi aurait une longueur d'avance. Personne ne sait où il est actuellement. Afrique du Sud, Ouganda, en partance pour l'Europe, les spéculations vont bon train sur l'endroit où il se trouve. Ses réseaux ainsi que ceux de son ami, le colonel Patrick Karegeya, ancien chef du service de renseignement extérieur, seraient déjà opérationnels tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Rwanda.
Au sein des partis politiques autorisés, les choses vont mal également. Le candidat déclaré à l'élection présidentielle, l'avocat Bernard Ntaganda, président-fondateur du parti PS Imberakuri, vient d'être limogé à la tête du parti par des infiltrés du FPR pour atteinte à la sécurité de l'état et collaboration avec les opposants à l'extérieur du pays.
Des attaques ont été encore signalées le week-end dernier faisant 17 blessés au Bugesera. Les assaillants n'ont pas été identifiés et on ne sait toujours pas ceux qui sont derrière ces attaques. Le général Kayumba Nyamwasa a réfuté les accusations lancées par Kigali qui le désigne responsable de l'insécurité dans le pays.
Les élections d'août prochain s'annoncent chaudes. L'Union européenne pourrait envoyer des observateurs.
www.irwanda1.com
3 février 2010
Les FDLR ont repris la plupart de leurs bastions
Par Colette Braeckman (Extrait de son article dans ALTERNATIVES)
Le bilan des opérations militaires est lui aussi sujet à controverse. Au Ministre belge des Affaires étrangères, les officiels ont tenu des propos optimistes : selon eux, les opérations menées contre les rebelles hutus ont réussi à démanteler les principales bases des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), à les faire reculer en forêt et à forcer près de 20.000 d’entre eux à regagner le Rwanda. Mais les échos venant du terrain sont bien différents. Buabua, dont l’ONG Helpage construit des routes dans l’intérieur du pays en recourant à la main d’œuvre locale, payée cash 3 dollars par jour de travail, a constaté que les FDLR avaient repris la plupart de leurs bastions, à Walikale entre autres, et reconstitué leurs circuits d’exportation de minerais… « Nous avons affaire à une véritable armée, bien structure, bien organisée et qui bénéficie de nombreuses complicités locales ; au sein de l’armée, de la société civile, des Hutus congolais… L’opération conjointe réunissant l’armée conglaise et la MONUC a été mise en échec.. »D’autres sources nous démontrent qu’ici aussi le circuit de la guerre s’autofinance : « dans les brousses où se trouvent les FDLR, des ONG médicales soulagent les populations civiles, mais aussi, elles soignent et transportent des combattants blessés, assurant même leur logistique. Pourquoi voudriez-vous que la guerre s’arrête ? »
De plus, c’est vers le Rwanda, toujours hostile à toute forme de négociation avec les FDLR, que se dirigent les filières d’exportation des minerais tandis que le makala (charbon de bois) qui contribue à déboiser le parc des Virunga se vend de l’autre côté de la frontière, depuis que le président Kagame a interdit de couper les arbres sur le territoire rwandais…
Source: http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/le-cycle-de-la-guerre-n-est-pas
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